Petit écran

Revues ciné et séries TV

Dreamgirls

Vu le 6/3/2007 à l’UGC George V salle 2 en VO

Soigné et clinquant, cette comédie musicale en impose dans ses effets. Peinture de la musique sixties et des seventies, Dreamgirls évoque l’explosion de la musique afro-américaine dans le monde « blanc » avec des groupes s’inspirant des Supremes et des Jackson Five et de la maison de production qui les a lancés. Le scénario de Bill Condon, après celui du flamboyant Chicago et du sympa Dr Kinsey, nous dévoile le business, un peu édulcoré, de la musique et ses coups fourrés (le vol de musique) et de l’évolution des moeurs. Toute l’efficacité hollywoodienne est là ainsi ces deux scènes de concert qui se font échos à une décennie d’intervalle où le chanteur James Early, noir, chante devant un public composé principalement de blancs. La première fois, il fait de l’oeil à un couple de blancs et celui-ci part choqué, la seconde fois, la femme glousse.

Dreamgirls ne convainc cependant pas tout à fait, faute d’une véritable émotion. Certaines scènes sont comme transparentes, sans saveur particulière, la faute notamment à une caractérisation des personnages très inégale. Ce sont alors deux seconds rôles, Jennifer Hudson et Eddie Murphy, qui volent la vedette au couple formé par Beyonce Knowles, son rôle est certes assez ingrat mais elle demeure fade de bout en bout, et Jamie Foxx, élégant mais trop souvent inexpressif. Et la musique, qui au début a du punch, devient trop vite une musique de spectacle musical, ce qu’est à l’origine Dreamgirls, un peu trop sirupeuse.

Dernier souci de taille, Dreamgirls est sorti en France presque en même temps que la Môme et le film ne supporte pas longtemps la comparaison si ce n’est sur le savoir faire où les budgets hollywoodiens sont encore plus confortables et sur une mise en valeur forte des seconds rôles, trop forte d’ailleurs. Finalement, Dreamgirls intéresse sans captiver et n’est pas vraiment mémorable.

eddie murphy

Fiche IMBD



Commenter