Commando (Le mal du siècle)
Commando est le chef-d’oeuvre de Schwarznegger. Bon, ok, les Terminator le sont aussi. Mais pas dans le même genre. Avec Commando, on a affaire à un vrai nanar, pas à un film d’auteur. Et Schwarznegger a le premier rôle, là .
Notre ami Arnold a une fille, une carrière de j’ai-pas-trop-compris-quoi au sein des forces spéciales, un nom ridicule (Donny Matrix), et un méchant dictateur qui veut l’utiliser pour renverser le président d’un pays sud-américain. Il enlève la fille de Schwarzy et commet donc sa première erreur dans un dispositif jusqu’alors machiavélique. Et nous on commence beaucoup à rire, parce que la machine à tuer se met en route et les vannes fusent. Matrix suit des tueurs en Porsche jaune, kidnappe une hôtesse de l’air, fait régulièrement des queues de poisson à une pauvre Renault 5, tue, beaucoup, avec constance et une certaine élégance dans sa brutalité. Il pille une armurerie et on le sent comme dans un magasin de jouet, surtout que c’est une armurerie qui vend (ou du moins stocke) des lance-roquettes. Il y a une sorte de progression dans la visibilité et le kitsch du véhicule, et cette escalade se termine en hydravion, grâce auquel le gouverneur de Californie envahit la base secrète du méchant dictateur, élimine froidement sa garde rapprochée, en particulier grâce à un fusil à pompe en caoutchouc mou, et finit par tuer le dictateur puis son second à l’aide d’une canalisation.

Entretemps, la phrase culte aura été lâchée (il faudrait que je le revois en anglais, je me demande à quel point les doubleurs français sont partis en vrille) « C’est pas entre les yeux ! que je vais te tuer ! c’est entre les couilles ! ». Finalement, après avoir tué tout le monde, Schwarzy récupère sa fillette (vous en doutiez ?) et repart avec l’hôtesse de l’air sous le bras, et le film finit sur une ambiance kitsch et un grand éclat de rire familial comme une sitcom californienne de 1982.
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