Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan
Vu le 28/11/2006 à l’UGC Odéon Salle 1 en VO
Il n’y a pas de post générique mais le générique lui-même est très bon.
L’appellation « film culte » est arrivée bien avant la sortie du film. Il faut reconnaitre que les premières images, la plupart tirées du début du film, étaient hilarantes tout comme le personnage Borat lui-même. Et même après ces mois de buzz, de scandales et de procès, le film ne déçoit aucunement.
Ce n’est pas original de brocarder les travers d’une société à partir d’un personnage totalement étranger à ses traditions et mode de vie. Ce n’est pas la première fois qu’on réalise un vrai faux documentaire, il suffit de se rappeler de C’est arrivé près de chez vous, autre film culte. Ce n’est pas novateur de voir un acteur, ici Sacha Baron Cohen, jouer le même rôle à la scène et dans la vie (publique). Le très beau Man on the Moon traite d’ailleurs de ce sujet à travers la vie du comique Andy Kaufman.
Mais il est clair que Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan, apporte une liberté de ton rarement vue dans les politiquement correctes années 2000. Et surtout, il fait rire. Beaucoup. Le rythme est plutôt soutenu tout au long du périple de Borat à travers l’Amérique. L’humour va du plus trash au grand n’importe quoi sans oublier des répliques idiotes ((aux américains)« Nous soutenons votre guerre de terreur » ou « Nous aurions du rentrer à New York, au-moins il n’y a pas de juifs là -bas »).
Accompagné par son producteur (l’acteur Ken Davitian, qu’on aurait tort d’oublier, est vraiment très bon) et d’un ours, Borat passera d’un bord à l’autre, de la communauté gay exubérante aux féministes, des business men impassibles aux évangélistes, d’une prostituée d’Atlanta à Pamela Anderson. Une photo rapide de l’Amérique d’où ressortent des moments de pure comédie, de vrais fausses interviews incroyables et de lancer de billets de banque sur des cafards (!).
Aux USA, on se marre et le film est un succès. Les Américains rient peut-être d’eux-mêmes ou plus vraisemblablement des Américains rient d’autres Américains. Difficile d’imaginer pareil équivalent en France (même si OSS 117 était vraiment bon cette année et assez audacieux) mais peut-être que cela viendra de l’étranger. Après tout, Sacha Baron Cohen est anglais.

Par Pascal 1 commentaire2 décembre 2006 Catégories: Cinéma
1 Commentaire Add your own
1. Le Blog Cinébourse &raqu&hellip | décembre 9th, 2006 at 11:05
[...] Borat, leçons culturelles sur l’Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan +++ [...]
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