BloodRayne (2005) de Uwe Boll
Mon deuxième film d’Uwe Boll ici dans le genre qui le rendit plus ou moins célèbre : l’action. Ici, nous sommes dans l’heroic fantasy avec une héroïne, Rayne (Kristanna Loken), une femme mi-vampire, mi-humaine (un damphire, dont j’apprends le terme), cherche à vengeance et part en quête pour tuer son géniteur (Ben Kingsley). Il se trouve être le super vilain souhaitant soumettre le monde. Mais c’est sans compter sur Rayne donc et une poignée de combattants emmenés par Vladimir (Michael Madsen).
Et pour le coup, il faut bien convenir que le « spectacle » est vraiment gratiné alignant les grosses ficelles, les ellipses douteuses, les fautes de montages, la caractérisation étrange des personnages (on ne sait jamais trop ce qui les motive) et les retournements de situation les plus navrants avec un soucis du non spectacle qui fait presque plaisir à voir. Oui, BloodRayne fait bien partie de ces nanars « si mauvais qu’ils font rire ». Dans le genre, on retiendra les combats à l’épée qui semblent improvisés, je veux dire que je pense être meilleur que Rayne au sabre, mais aussi l’aspect bien gore crade du film avec nombre importants de décapitations et d’effets sanguinolents notamment lors de l’attaque du couvent. Il y a aussi la surprise de voir un casting prestigieux : Kristinna Loken (la terminatrix de Terminator 3), Michael Madsen, Udo Kier, Meat Loaf, Billy Zane, Michelle Rodriguez, Geraldine Chaplin, Ben Kingsley… ouf ! La plupart sont en roue libre et certains se contentent tout simplement de marmonner leurs répliques comme une simple récitation (véridique : Michael Madsen fait vraiment ça). C’est assez stupéfiant à voir. Ajoutons à ce cocktail un peu de fesse, avec un léchage de téton que je trouve plutôt anthologique (surtout quand on regarde le film dans un train bondé), pour conclure que, ma foi, voir BloodRayne ne fera sans doute certainement pas plus perdre de temps au spectateur que la vision d’un film français standard sorti la même année (reconnaissons que BloodRayne bénéficiait quand même d’un budget confortable de 25 millions de dollars).
Petit détail : j’ai vu la version « Unrated ». Je ne sais pas trop ce qu’elle comporte mais je me demande si toutes les scènes encore plus gores ont été ajoutées à la fin. A l’issue du métrage, nous voyons Rayne se poser en vainqueur sur le trône puis fixer un point derrière la caméra. Et le montage fait resurgir plusieurs scènes du film avec des plans très gores (vraiment dégueu) pour revenir au visage de Rayne et au générique. C’est un peu comme si nous avions eu droits aux scènes coupées pendant la fin du film. Incroyable !
Mieux vaut lire nanarland pour en savoir plus (et mieux).



Poster un commentaire
Trackback this post | Subscribe to the comments via RSS Feed