Petit écran

Revues ciné et séries TV

Blood Diamond

Vu le 13/2/2007 à l’UGC George V salle 4 en VO

L’Afrique est devenu presque un terrain de prédilection pour conter les histoires les plus sordides. Après les armes de Lord Of War et les médicaments de The Constant Gardener, Hollywood s’attaque au trafic de diamants. Edward Zwick ne nous épargne pas grand chose filmant les massacres dans les villages et la fureur de la guérilla urbaine. Nous voyons alors en action les enfants soldats, littéralement et épouvantablement dressés dans des camps d’entraînement. Et au loin, on distingue des paysages magnifiques et sauvages. TIA, nous dit-on. This Is Africa.

Au centre de ce chaos, la recherche d’un gros diamant mais plus qu’un gros diamant, c’est la promesse d’un échappatoire qui fait courir les protagonistes. Le réalisateur du Dernier samouraï n’oublie en effet pas ses personnages et dresse au plus près le portrait des trois principaux dont le trait commun est la lutte perpétuelle. Dans un rôle assez fonctionnel, Jennifer Connelly parvient à donner une vision crédible de la chieuse indépendante ramasseuse de mauvaise conscience, journaliste idéaliste et fouille-merde antipathique mais sans doute indispensable. Yeux plissés, peau brûlée, blond comme les blés, accent du cru, DiCaprio offre une prestation une nouvelle fois épatante et donne toute sa force à cette figure connue du personnage mauvais mais plongé malgré lui dans la rédemption. Enfin, complètement à nue, plus obstiné que désespéré, Djimoun Hounsou joue un père prêt à tout pour récupérer les siens. Il hérite des meilleures scènes comme son inoubliable confrontation avec son fils.

Ces caractères forts sont donc un des atouts de Blood Diamond. Dommage que l’histoire s’enlise un peu sur la fin, à Londres notamment, malgré quelques fulgurances comme le déchirant et ironique « It crossed my mind » de DiCaprio. Mené tambour battant, très éprouvant, Blood Diamond demeure très recommandable et ne laisse pas indemne.

blood diamond

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