Au Service Secret de Sa Majesté

L’unique James Bond avec George Lazenby débute sous un étrange crépuscule, magnifiquement éclairé, où Bond se fait plus ou moins éconduire par une femme : « Ca n’était jamais arrivé à l’autre » nous dit-il (enfin pas dans tous les montages du film notamment celui proposé par France 3 le 2 novembre 2006). Auto-dérision face au passé laissant place à un beau générique regorgeant d’images des précédents films avec ce qui est tout simplement le meilleur thème musical (composé par John Barry) de toute la série.

Le deuxième atout majeur du film est Diana Rigg, James Bond Girl ultime puisqu’elle est l’élue de son coeur et presque son alter ego. Leur romance, mêlée au machisme assumé du film, provoque un cocktail étonnant, parmi les plus beaux moments bondiens. Aussitôt qu’elle disparaît de l’écran pour laisser place à l’intrigue Bond Vs Blofeld/Bleuchamp, le film se traîne un peu malgré des Bond Girls à profusion et des décors superbes. Ce McGuffin autour d’une domination du monde à base de virus de stérilité et d’hypnose n’a rien de passionnant et le talent de Telly Savalas ne suffit pas à nous intriguer. Reste pas mal d’humour, quelques bonnes scènes entre Bond, parfois appelé dans le film «l’Anglais », et sa hiérarchie.

Mais dès lors que l’action reprend ses droits dès une haletante poursuite à ski (il suffit de voir le plutôt mauvais Taxi 3 pour se rendre compte que filmer des séquences à ski nécessite beaucoup de savoir faire), et que la belle Diana Rigg réapparaît comme un miracle, Au Service Secret de Sa Majesté redevient un excellent Bond. Bien sur George Lazenby n’est pas aussi flamboyant que Sean Connery mais il a de la présence et pas mal de punch. Poursuites à ski (assez gore), en voiture, en bobsleigh, assaut à l’hélicoptère, le final du film de Peter Hunt (un habitué sur les plateaux de la série) est très spectaculaire. C’est pourtant sur une touche profondément mélancolique que s’achèvera ce Bond original et indispensable entre les larmes de Moneypenny et les murmures de Bond : « Nous avons toute la vie devant nous »/ « We have all the time in the world ». Bouleversant.

Diana Rigg

Une petite note amusante en passant. Dans l’épisode, nous découvrons un blason de la famille Bond avec la devise « Orbis Non Sufficit » soit « Le Monde ne suffit pas » qui sera le titre d’un des Bond avec Pierce Brosnan (le moins bon de ses quatre films d’ailleurs).

Fiche IMDB

Le Commentaire de Laurent dont ce Bond est le préféré. Pour ma part, c’est Bons baisers de Russie mon Bond préféré. Et un de mes films fétiches.

 Par Pascal     2 commentaires4 novembre 2006    Catégories: Cinéma

2 Commentaires Add your own

  • 1. Petit écran » Wall&hellip  |  décembre 16th, 2007 at 9:14

    [...] teaser du film Les Indestructibles (ici) avec la merveilleuse musique du générique d’Au service secret de sa Majesté, la présentation du nouveau Pixar sonne véritablement comme une belle promesse, celle d’un [...]

  • 2. Jb  |  octobre 23rd, 2008 at 6:20

    Je suis en train de le regarder, ce film est génial.
    Le harem tout en haut de la montagne, le rêve absolu!

    Un des meilleurs Bond, même si je préfère Thunderball avec la magnifique Domino.

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