Archives de février 2010

La Route (2009) de John Hillcoat

La Route est l’adaptation d’un best seller que je n’ai pas lu. Ma principale motivation est mon intérêt pour les films tournant autour d’une apocalypse, d’un monde en perdition. Et on peut dire que nous sommes plutôt bien servis en ce moment. Ca doit être le côté réchauffement climatique / fin du monde qui rend les gens fort pessimistes. La Route se déroule dix ans après cette apocalypse, dont on ne saura rien, dans un monde où plus rien ne peut pousser, où toute vie a disparu si ce n’est quelques humains hagard. Nous suivons le parcours d’un homme et son fils en route vers le sud.

Si on peut encore rire quelques mois après la fin du monde et se servir à bouffer au moindre drug-store comme dans l’excellent Zombieland, au bout de dix ans il ne reste rien et le metteur en scène John Hillcoat ne nous épargne pas grand chose sur la survie des humains. La dévastation me fait rarement rire (2012 est à ce titre profondément cynique, limite nauséabond sous couvert d’effets spéciaux « réussis » ce que je ne trouve d’ailleurs pas) et La Route est sans doute une des évocations les plus noires que j’ai vues sur ce thème. Les visions sombres se succèdent et la découverte abominable dans la cave d’une maison par l’enfant et son père devrait me hanter un bon moment. La Route raconte la perte de l’humanité (pas de nom, un passé de plus en plus diffus) et de tout véritable instinct de survie de celle-ci (symbolisée, lourdement ai-je entendu, notamment par cette meute d’hommes poursuivant une femme et son enfant pour, sans doute, les manger) au profit d’une mêlée générale pour ramasser les miettes. Dans cette lutte constante (vaine ?) pour s’élever, les acteurs Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee sont formidables, le père toujours prêt au pire, le fils s’accrochant à tout prix à son âme enfantine et généreuse.

Il n’est pas adapté selon moi de terminer ce genre de film par un final totalement positif (par exemple, celle de Postman, excellent film au demeurant, me paraît assez faible) ou totalement désespérant. John Hillcoat trouve un juste milieu très touchant et un beau visage d’enfant. Ma femme a détesté ce film. Sure que ce n’est jamais drôle. La Route mérite pourtant un visionnage, le cœur certes bien accroché.

Par Pascal
Commenter27 février 2010
Catégories : Apocalypse, Cinéma

Fantastic Mr. Fox (2009) de Wes Anderson

Comme je l’ai déjà dit, j’ai beaucoup de mal à écrire sur Wes Anderson pourtant un des metteurs en scène qui m’a le plus émerveillé ces dernières années. J’ai vu le jour de sa sortie son Fantastic Mr. Fox, l’adaptation d’un roman de Roald Dahl dont l’affiche promo ne cesse de rappeler qu’il est l’auteur de Charlie et la Chocolaterie ce qui renvoie non au pas au livre mais au film de Tim Burton bien sur qui a fait des millions d’entrées. Les as du marketing ont encore frappé.

Wes Anderson a choisi l’animation en image par image un peu comme James et La Pêche Géante tiré lui aussi d’un livre de Roald Dahl. Ce n’est pas pour autant véritablement un film pour enfants. Ces derniers peuvent le voir mais je ne suis pas certain que son esprit les passionne. L’approche sur la forme est bien nouvelle pour Wes Anderson mais il ne renonce pas à son cinéma avec des travelling géniaux et des gros plans frontaux sans profondeur plutôt rares dans l’animation (me semble t’il). Il fait également appel à sa troupe. Si en tête d’affiche (aux voix), George Clooney et Meryl Streep sont des nouveaux venus, Anderson retrouve Owen Wilson, Bill Murray, Michael Gambon, William Dafoe, Jason Schwartzman…
Le metteur en scène, et scénariste, ne renonce pas non plus à ses thèmes de prédilection avec un personnage central qui est un père atypique comme le furent Royal Tanembaum ou Steve Zissou. La filiation tient à nouveau une place prépondérante avec le style de l’auteur tout en « déviances élégantes ». Ainsi Mr Fox préfère ouvertement son neveu à son fils jusqu’au bout. Fantastic Mr Fox introduit cependant une réflexion sur la différence et l’amour. Le fils délaissé est dit « différent » et se sent rejeté ce qui le rapproche de son père, lui-même différent, et fait de lui un être à part entière. C’est à la femme/mère Mrs Fox que revient ce rôle de ciment entre les différents protagonistes. L’angle de vue de Wes Anderson est aussi original que poignant loin du gnangnan ou de l’émotion facile.

J’ose quand même dire que tout génial qu’il soit, Fantastic Mr. Fox est peut-être le moins bon film de son auteur. Il manque peut-être un peu de rythme dans la première partie, il faut sans doute du temps pour s’imprégner de cette animation saccadée, mais superbe, après plusieurs films au style bien reconnaissable, s’imprégner de cet univers où les animaux sont élégants mais mangent comme des animaux et rêvent d’un certain retour à la vie sauvage. Et il y a déjà beaucoup d’amour, de personnages étranges (l’opossum maître de maison qui renvoie au fidèle serviteur de Royal Tenenbaum).
Les éléments mis en place, la seconde partie devient parfaite. Elle enchaîne les morceaux de bravoure enlevés dont un combat rat/renard, monté littéralement comme une bande dessinée, vraiment étonnant, l’humour dans les dialogues et les situations, et les (nombreuses) séquences typiquement andersonniennes dont la rencontre « autre » avec le loup est l’élément le plus magnifiquement représentatif. Une nouvelle fois, Wes Anderson m’offre un moment de bonheur. Fantastique Fantastic Mr Fox.

Par Pascal
Commenter23 février 2010
Catégories : Articles, Cinéma, Comédie

Sherlock Holmes (2009) de Guy Ritchie

La mode est au « reboot » soit le redémarrage d’une franchise. C’est parfois récurrent, comme pour James Bond avec Casino Royale, ou pour redémarrer une série sur des nouvelles bases comme par exemple l’Incroyable Hulk bourrin mais sympa, de Louis Leterrier seulement quelques cinq ans après le Hulk statique mais sympa, d’Ang Lee. C’est au tour de Sherlock Holmes de faire un retour (fracassant au vu du succès) sur grand écran.

Bien que le style pouvait s’y prêter, cette lecture ne succombe pas aux sirènes du sérieux et de la sombritude sauf au niveau des éclairages puisqu’on ne voit pas grand chose notamment au début. On n’est pas non plus dans la gaudriole mais dans le rock’n roll. Faire appel à Guy Snatch Ritchie et à Robert Iron Man Downey Jr pour donner le concert est évidemment lumineux bien que le film ne le soit pas trop mais je me répète.

Pour être honnête, j’ai passé un bon moment en salle. Surtout au début comme souvent dans ces films où la mise en place des personnages, des décors et de l’ambiance sont plus passionnants que l’intrigue elle-même. La grandiloquence de cette dernière, ni plus ni moins que la domination du monde, me plaît beaucoup même si elle dissimule en fait une grande vacuité et des méchants plutôt insipides. Mark Strong, qui joue Lord Blackwood, était beaucoup plus impressionnant dans Mensonges d’Etat qu’ici. On pourrait même frôler l’ennui au vu des multiples répétitions qui n’apportent rien au film : nous avons donc droit à deux combats avec le même colosse, le second étant beaucoup moins rigolo que le premier. On voit aussi Holmes imaginer par deux fois l’issue de ses faces à faces puis les exécuter à l’identique sans toutefois que cela serve à quelque chose par la suite. Quant à Moriarty (ouais ça spoile mais à vrai dire vous allez voir, on s’en fout pas mal) apparaît plusieurs fois mais ne sert strictement à rien si ce n’est à terrifier une Rachel McAdams dans un rôle difficile à faire exister. Ce sera donc pour la suite. Enfin, le gros problème sont les déductions à l’emporte-pièce nous donnant aucune véritable chance d’être impressionné par le talent d’observation du célèbre détective alors qu’en filigrane se dressait une tentative d’opposition entre science et magie (noire) que Holmes rejette en toute logique.

Pour ainsi dire, on frôlerait le hors-sujet. Mais pourquoi ai-je passé un bon moment ? Peut-être parce que Guy Ritchie semble presque s’amuser de la gratuité des choses qu’il nous montre. Tout se réduit à des gags et des poses mais au fond ça fonctionne bien. Avec une excellente musique, on s’amuse avec un certain enthousiasme de voir Holmes et Watson expédier leurs ennemis à coup de tatanes, se moquer de Scotland Yard (« Ils ne manquent pas une occasion de manquer une occasion »), raconter des blagues dans une prison ou tout simplement s’invectiver avec l’ardeur que leur confère leur profonde amitié. Les hésitations de Watson, souhaitant se fiancer et arrêter les enquêtes tout en étant exalté par celles-ci, sont le meilleur du film. Robert Downey Jr et Jude Law sont parfaitement à l’aise, Guy Ritchie filme bien les explosions au ralenti et fait donc rire lors du premier combat avec un colosse (français !). A défaut d’être bonnes, les bases sont sympathiques et, espérons-le, c’est le côté ludique qui ressortira dans les prochaines visions sur petit écran. Souhaitons donc aussi tout le meilleur pour la suite annoncée.

Par Pascal
Commenter20 février 2010
Catégories : Articles, Cinéma, Thriller

Avatar (2009) de James Cameron

La révolution annoncée a donc lieu. Avatar a remporté toutes les gloires et beaucoup de dollars, galopant après le succès de Titanic. Le marketing était énorme quand même tout comme le buzz beaucoup moins négatif que Titanic dont on prédisait le plus souvent le naufrage alors que c’est finalement Postman qui but la tasse. Le succès était ici probable. Un succès colossal, « historique », est toujours imprévisible par contre. Je suis donc fasciné par ce retour fracassant de James Cameron au cinéma après douze ans et des documentaires, remportant prix et suffrages quasi-unanimes. « Quasi », Indeed, parce qu’il y aura toujours les anti-succès, les anti- »américains », les anti-schtroumpfs (car bleu= schtroumpf, n’est-ce pas. Quelque soit la couleur des extra-terrestres, on se serait de toute façon moqué) etc… Ce qui m’a étonné le plus finalement sont ces pro-Avatar au point de décrypter/dénoncer la moindre réserve énoncée sur le film du critique parisien et parvenu au pauvre bougre dans un commentaire d’allociné. C’est de bonne guerre.

J’ai vu deux fois Avatar en 3D. Pas en Imax, car Avatar ne se jouait finalement que dans une salle, ce qui un peu fort de café, mais dans un MK2, car UGC ne croit pas en la 3D. MK2 en a d’ailleurs profité pour passer la location des lunettes de deux à trois euros à la sortie du film de James Cameron. Comme MK2 est la chaîne de la « diversité », qu’elle ne cherche certainement pas à gagner des euros sur le dos des spectateurs et que tous les films en 3D sortis sont hollywoodiens, je suppose qu’on ne doit voir dans cette augmentation qu’une taxe contre les impérialistes américains et leurs horribles supporters. « Z’aviez ka aller voir RTT ké achement bien aussi ».

Rappelons qu’Avatar raconte le pillage des ressources de la planète Pandora, où vit le peuple Na’vi dans une nature foisonnante, par les terriens (une grosse compagnie employant des mercenaires). Soucieux entre autres de virer proprement les « sauvages » d’un immense arbre abritant un gisement précieux, ils engagèrent le programme Avatar où un Na’vi cloné à partir de gènes d’un humain est relié à l’humain en question et contrôlé à distance par lui. A leur contact, un marine, Jake Sully, va épouser la cause des Na’vis et se soulever contre les humains.

Avatar ne m’a pas fait l’effet que j’ai eu au cinéma pendant Abyss, Terminator 2 ou même Titanic. Au vu des réactions presque fusionnelles avec le film, au vu de la révolution, et surtout des révolutionnaires qui nous assènent que le film est un chef d’oeuvre, j’ai cette douloureuse impression de perdre mon libre arbitre. Je me sens un peu obligé d’aimer Avatar, comme si mon amour pour le cinéma, qui je crois m’échappe de plus en plus en vieillissant et en devenant de plus en plus con, était remis en question par le manque d’engouement pour le film.

Cette pression idiote, mais réelle, et ma grille de lecture m’ont gêné quelque peu dans la première partie du film où je me suis surpris à plus prendre du recul par rapport à ce que je voyais plutôt que m’immerger. Ce recul est d’autant plus rageant que la technologie, la 3D sont tellement au point qu’on n’a pas besoin de chercher ce qui vrai ou faux. Tout est parfaitement intégré, et le spectateur devrait donc surtout s’intéresser au film. C’est tellement évident que je me suis demandé si je ne devais pas voir Avatar également en 2D d’autant que l’image serait plus nette. Les effets, souvent vertigineux, le sont peut-être tout autant en 2D.

J’ai eu du mal avec la première partie du film. Par le côté binaire sans doute, et surtout par le fait que le Mal est représenté tout simplement par moi-même, l’occidental qui en a un peu rien à foutre de la nature sauvage. La trame du film est classique : de l’apprentissage, du choix, de l’amour. Ce n’est absolument jamais niais. Tout juste faut-il se farcir l’éternelle scène imposée du « au fait, je t’avais menti » – « ohmondieu, je te déteste …. (15 minutes plus tard)… mais en fait je t’aime, pardonne moi de ne pas t’avoir pardonné ». Et encore, Neytiri / Zoe Saldana a une telle hargne, une telle sincérité qu’elle parvient à faire passer la pilule.

On a rapproché, à juste titre, le film de la légende de Pocahontas (Version le Nouveau Monde de Malick, hein, quoique j’ai rien contre le Pocahontas de Disney. J’adore la chanson l’air du vent). James Cameron a souvent affiché ses goûts et rend hommage a des films comme 2001 (le vaisseau début) ou le Solaris (la notion de planète vivante) de Tarkovsky jusqu’aux images extraordinaires de Mamoru Oshii. Les influences et similarités avec les auteurs japonais m’ont assez frappé. Je pensais à Avalon pour toute la partie technologique, et morose, et bien sur à l’exceptionnel Princesse Mononoke de Hayao Miyazaki brassant des thèmes fort similaires autour de l’écologie et de l’humanité.

L’humaniste James Cameron partage aussi avec eux un pessimisme pour la race humaine. Avatar raconte bel et bien une histoire très mauvaise pour les hommes avec happy end en trompe l’oeil puisque l’Homme, et sa technologie est bien le perdant. La défaite est d’autant plus amère qu’elle est causée par Jake Sully (le héros, joué par Sam Worthington que je n’ai pas trouvé spécialement inoubliable), l’humain converti à la cause des Na’vis. Ces derniers sont sublimés dans le film : leur civilisation est présentée comme riche, parfaite. Pour accentuer l’effet, le passé n’est que rarement évoqué pas plus qu’il n’y aura de traîtres parmi le peuple Pandorien. Au contraire donc des humains avec la résistance de Jake. La réplique de l’excellent bad guy (Stephen Lang) devient aussi simple que significative : « ça fait quoi d’avoir trahi sa propre race ? ». Excellente question, elle explique un peu ma gêne à propos de la portée écologique du film et surtout que l’identification au héros, ou au moins à sa cause, était peu aisée. Pour parler crûment : plutôt crever à 82 ans en regardant Cosby Show à la télé qu’en étant bouffé à 25 par un oiseau que je suis entrain de dresser. Cela donne d’ailleurs lieu à une excellente réplique à propos du compagnon de vol que doit choisir le héros Jack Sully : « Comment vais-je le reconnaître ? – Il va essayer de te tuer. ». Noble mais aussi curieuse façon de procéder pour l’Occidental nanti que je suis que de devoir se soumettre à un tel ordre des choses. Parce que c’est la Nature, imbécile. Ah. On ne se pose pourtant pas trop souvent cette question sur la Nature parfaite : comment a t’elle pu, dans sa perfection, engendrer son pire ennemi, l’Homme ?

Ce n’est donc pas vraiment une surprise si mon personnage préféré est Parker (Giovanni Ribisi, dans son meilleur rôle depuis des lustres), le gérant de toute la société avec un discours pro-humain, pro-pognon sans fioriture, hermétique (ou peut-être qui ne veut pas entendre ce discours) à tout cet esprit écolo new age et d’ouverture aux autres mais avec une culpabilité et un poids de responsabilités qui se dessinent peu à peu. Son « Let’s pull the trigger » est profondément déchirant, le pessimisme rare de celui qui a conscience du prix à payer pour que son monde survive. J’adore toutes ses scènes, de son entraînement au putt à son ultime regard plein d’amertume et de défaite, notre défaite.

Toutes ces considérations de comptoir, qui entravait parfois mon enthousiasme devant ce spectacle, sont balayées par la seconde partie d’Avatar qui est sidérante, surtout à la deuxième vision. J’ai retrouvé le cinéma (ouf). La coupe a lieu à l’apparition du Taurus Macto après une des plus belles ellipses que j’ai vues de ma vie (le saut vers l’oiseau rouge), sublimation d’une ellipse-gag de Waterworld où l’on voyait Costner se faire happer par un énorme poisson puis le manger le plan d’après. Une fois les pièces, discutables, de l’échiquier mises en place et le conflit inévitable, la mise en scène de James Cameron trouve un souffle qu’on n’avait pas vu depuis… Titanic. La mobilisation des Na’vis et des humains sur base de discours guerriers, d’union sacrée donne le frisson. J’ai toujours adoré les relations de confiance aveugle entre les hommes (ou équivalent Pandoriens) et Cameron sublime ces séquences. Ainsi, Jake et son « ennemi » Tsu’tey se retrouvent dans un combat commun avec déférence et respect réciproque : le discours en deux langues cimente ce lien « à la vie, à la mort ». Les rencontres avec les autres clans sont aussi rapides qu’inoubliables particulièrement celle chez les dompteurs d’Ikran avec une guerrière tout en rouge, iconique à souhait.

La grande bataille, dans la jungle et dans les airs, est grandiose. La stratégie est d’une limpidité qui a du nécessiter une préparation et un travail dantesques tant au niveau de l’exploitation des lieux que sur le montage et les différents rebondissements. La charge de Jake Sully sur les hélicoptères est tout en héroïsme, celle du leader conduisant ses troupes dans un combat qui se révèle désespéré. En trente minutes, les émotions sont multiples : appréhension, horreur, peur, souffle des discours guerriers (venant des deux camps), soulagement, surprise… Cameron agit sur nous en virtuose, totalement maître de son art, enchainant avec lyrisme les visions les plus folles.

Et comme il se doit, alors que le sort (ou la Nature) a scellé l’issue de la bataille, tout s’achève en huit clos entre les trois personnages principaux et cette phrase qui lance le duel : »I kinda hope you say that » (faut voir le film). Un duel où Jake joue sa double vie (le moment où il passe plusieurs fois d’humain puis Na’vi puis humain est une trouvaille géniale) jusqu’à son issue brutale et surtout ces retrouvailles bouleversantes entre Neytiri et Jake en « vrai ».

Je peux donc conclure que j’ai bien aimé Avatar mais sans trop d’excès. Cela se jouera sur plusieurs visions, de celles qui font devenir les films des classiques. Cameron, comme une sorte de thérapeute, m’a sorti de mes grilles de lecture foireuses. Je suis peut-être un mouton, va savoir. Mais un mouton qui a passé un excellent moment.

Par Pascal
Commenter18 février 2010
Catégories : Articles, Cinéma, Science-Fiction


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