Archives de mars 2009

Les sorties du 1er avril

14 films cette semaine se bousculent dont un certain nombre qui pourraient avoir des prĂ©tentions en termes d’entrĂ©es au vu des diffĂ©rentes des affiches dans la ville de Paris.

monstrescontrealiens safari predictions chatbotte

Les deux gros morceaux niveau marketing sont Safari et Monstres contre Aliens. Ce dernier m’a enthousiasmĂ© dès le premier teaser dĂ©lirant et hilarant et risque de faire beaucoup d’ombre Ă  son rival de synthèse La VĂ©ritable histoire du Chat bottĂ© qui sort bĂŞtement le mĂŞme jour avec une bande-annonce assez peu drĂ´le. Pour Safari, les nombreuses images m’ont fait sourire. Kad (acteur) et Olivier (rĂ©alisateur) semblent s’Ă©carter du nonsense qui fit mon bonheur pour Mais, qui a tuĂ© Pamela Rose ? et Un ticket pour l’espace mais, hĂ©las, pas le bonheur du box-office. Safari semble plus traditionnel dans son approche et sans doute moins barrĂ©. Le matraquage et la sincĂ©ritĂ© bonhomme de Kad Merad et de son « L’Afrique est un cri qui vient de l’intĂ©rieur » pourraient me faire me dĂ©placer.
Autre film bien reprĂ©sentĂ© : PrĂ©dictions, le nouveau film d’Alex Proyas qui prend son temps pour rĂ©aliser ses films. Onze ans ont passĂ© depuis son chef d’Ĺ“uvre Dark City, cinq depuis le sympa I, Robot. On reste dans le mainstream avec ce thriller apocalyptique menĂ© par Nicolas Cage que je n’ai pas vu dans un bon film depuis Lord Of War.

frost-nixon cavaliersdelapocalypse dragonball

Après ces quatre films, il reste encore de la place chez JCDecaux pour Les cavaliers de l’Apocalypse, un de ces thrillers post Seven avec serial killer, torture, rĂ©fĂ©rences bibliques Ă  la pelle, enquĂŞteur veuf et triste (Dennis Quaid) et la sublime Zhang Ziyi en folle furieuse. Ce sera pour la tĂ©lĂ©, peut-ĂŞtre. L’Ĺ“il exercĂ© apercevra sur les colonnes Morris quelques affiches de Frost / Nixon, l’heure de vĂ©ritĂ©. Sobrement intitulĂ© Frost / Nixon aux USA, le nouveau film de Ron Howard, l’ajout français de « l’heure de vĂ©ritĂ© » ne donne que peu d’indications. Il s’agit d’une Ă©mission de tĂ©lĂ©vision entre le prĂ©sentateur David Frost et de Richard Nixon peu après sa dĂ©mission de la prĂ©sidence qui fut un record d’audience aux USA. La bande-annonce promet un haletant face-face.

Dans le mĂ©tro, on aura certainement le regard attirĂ© par le regard vide de Justin Chatwin et les couleurs horribles de l’adaptation live de Dragonball par James Wong. Je ne connais pas vraiment le dessin animĂ© mais j’ai lu une vingtaine de tomes du manga lycĂ©en. Autant dire que la bande-annonce la joue beaucoup plus sĂ©rieux que le manga avec plein de kung-fu et d’explosions. Bon ça a l’air quand mĂŞme assez naze. Je suis sur que j’y trouverais mon compte mais ma femme…

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Enfin, il ne reste plus du tout de place, et aucune visibilitĂ©, pour Synecdoche, New York, première rĂ©alisation de Charlie Kaufman après quelques scĂ©narios brillants et atypiques. Quand mĂŞme : Dans la peau de John Malkovich, Human Nature, Adaptation, Confessions d’un homme dangereux, Eternal sunshine of the spotless mind. La bande-annonce prĂ©sente un film Ă©trange et bourrĂ©e d’idĂ©es portĂ©e par l’excellent Philip Seymour Hoffman jouant un dramaturge au bout du rouleau entourĂ© des femmes de sa vie, mais visuellement terne Ă  l’image de ces femmes (Samantha Morton, Catherine Keener, Emily Watson et bien d’autres…) peu joliment mises en valeur dans les quelques images qu’on peut voir.
Plus de place non plus pour Katyn, la paraĂ®t-il grande fresque d’Andrzej Wajda sur une page mĂ©connue de l’histoire polonaise pendant la seconde guerre mondiale. Enfin, pour les très courageux qui auront dĂ©jĂ  vu tous ces films, il restera notamment A l’aventure, une aventure Ă©rotique de Jean-Claude Brisseau. Beaucoup de fesses et de dialogues cons dans cette bande-annonce que j’aurais bien du mal Ă  diffĂ©rencier avec les tĂ©lĂ©films de deuxième partie de soirĂ©e de RTL9. C’est bien la bande-annonce nulle de la semaine.

 Par Pascal     Commenter31 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Duplicity

Vu le 25/3/2009 Ă  l’UGC George V salle 2 en VO

Deux agents secrets, Ray et Claire, dĂ©cident de dĂ©missionner de leur travail pour trouver leur place au soleil en montant un gros coup dans le privĂ©. Ils se lancent donc dans l’espionnage industriel profitant du combat entre deux entreprises de cosmĂ©tiques oĂą tous les coups sont permis.

Au vu de cet imbroglio apparemment comique, je pouvais avoir du mal Ă  retrouver l’auteur de la trilogie Jason Bourne et le rĂ©alisateur de Michael Clayton. Les liens avec ce film sont pourtant Ă©vidents puisque la toile de fonds est la mĂŞme : les grandes corporations. Ici, elles prennent la forme de deux entreprises se tirant dans les pattes. Tony Gilroy dĂ©crit l’espionnage industriel avec fĂ©rocitĂ© : les consignes de sĂ©curitĂ© Ă©normes, la parano ambiante (micro et filatures), la rĂ©union oĂą on passe en revue les actions suspectes des employĂ©es… ou encore le patron achetant une dĂ©charge pour fouiller les ordures de ses concurrents ! Rien que par cette approche, Duplicity est presque un prolongement de Michael Clayton, en un peu plus ludique.

La mise en scène expose les enjeux avec concision : un gĂ©nĂ©rique au ralenti très amusant pour exprimer la haine entre les deux corporations et un discours pour mettre en place toute l’intrigue. Quelques flash-back et un dialogue de retrouvailles brillant plusieurs fois rĂ©pĂ©tĂ©s suffisent pour captiver. La rĂ©alisation de Tony Gilroy est fluide et dĂ©veloppe une intrigue riche sans nous perdre en chemin. La force du film est Ă©galement ce grand sens du dĂ©tail. D’abord dans la description de l’espionnage industrielle mais aussi dans la manière de poser une ambiance Ă  travers des dĂ©cors ou des costumes. La villa de rĂŞve Ă  Miami ou la suite princière Ă  Rome illustrent l’envie de luxe (et de luxure) du couple d’ex agents secrets. Un bureau minimaliste très design avec un bonsai est indissociable de son propriĂ©taire amĂ©ricain (Tom Wilkinson) tandis qu’une poignĂ©e d’hommes d’affaires avec une hĂ´tesse d’un certain âge au maintien impeccable impose tout un style europĂ©en. Ces scènes, ces plans, peuvent durer que quelques secondes secondes mais j’y ai Ă©tĂ© particulièrement sensible. On pardonnera alors aisĂ©ment le tassement de l’intrigue et du suspense dans la deuxième partie (dont une scène de photocopie un peu laborieuse).

Pour les amateurs d’Hitchcock et de McGuffin, le Saint Graal de toute cette histoire est joyeusement anodin mais il n’empĂŞche que la rĂ©solution ne l’est pas tant les derniers instants Ă©chappe Ă  la mĂ©canique hollywoodienne (avec cependant le mĂŞme artifice que pour Michael Clayton) nous abandonnant sans bonheur factice mais avec le coeur mĂŞme de toute cette histoire pas si Ă©loignĂ©es des enchainĂ©es du maĂ®tre du suspense : un couple.

Duplicity raconte surtout une histoire d’amour entre deux amants obligĂ©s de cacher leur relation. Leur attirance est Ă©vidente mais comment ĂŞtre sur d’avoir confiance en l’autre ? Claire dit que l’avantage de leur relation est leur luciditĂ© que leur a confĂ©rĂ© leur mĂ©tier d’agents secrets mais il n’est qu’un rien face Ă  leur incapacitĂ© Ă  rendre sincère cette relation d’autant que celle-ci commence par une arnaque de Claire. Derrière l’attirance mutuelle et l’amour, le couple doit faire face Ă  une suspicion permanente et un instinct de domination traitĂ© plutĂ´t justement. Le couple est en dĂ©sĂ©quilibre, Claire prenant l’ascendant sur Ray, viril et confiant mais plus souvent sur la dĂ©fensive et obligĂ© de jouer ses meilleures mais peu reluisants atouts : maitre queue !
Au cours de ce jeux de dupes, Claire doit interroger une employĂ©e qui a couchĂ© avec Ray, pensant qu’il Ă©tait medecin en Afrique. Claire Ă©coute, mutique, la femme, heureuse, qui l’a rend cocue. Le travail et les dĂ©boires de la vie conjuguale sont joliment mĂ©langĂ©es dans un Ă©trange cocktail drĂ´le mais amer. C’est la meilleure scène du film. Dans les films de ce style, les seconds rĂ´les sont souvent très justement choisie. En femme cĂ©libataire buvant son martini dans un bar, Carrie Preston (que j’ai vu sans l’avoir vue dans Lost et Vicky Cristina Barcelona. Elle a un rĂ´le principal dans la sĂ©rie True Blood) est fabuleuse.

Les autres seconds rĂ´les sont tous très bons. Paul Giamatti est dĂ©cidĂ©ment gĂ©nial en grand patron, surtout lors de sa prĂ©sentation aux actionnaires. Enfin, il y a le beau couple Julia Roberts/Clive Owen, un couple dĂ©jĂ  sexy dans Closer. Dans Duplicity, la domination est inversĂ©e (Julia Roberts Ă  le dessus) et encore plus agressive. Clive Owen est une fois de plus parfaitement dans son Ă©lĂ©ment en agent sublime mais orgueilleux dans ses attitudes. Quant Ă  la vedette, bientĂ´t vingt ans nous sĂ©parent de Pretty Woman. Mais Julia Roberts assure toujours une prĂ©sence incroyable Ă  l’Ă©cran. Et en une seule bĂŞte scène, elle nous rappelle qu’elle a le plus beau sourire sincère du cinĂ©ma.

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 Par Pascal     Commenter30 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

L’EnquĂŞte, The International

Vu le 23/3/2009 Ă  l’UGC George V salle 4 en VO

L’enquĂŞte, The International a bien fait de conserver son titre amĂ©ricain car cette enquĂŞte est très internationale : Angleterre, Usa, France, Turquie, Italie… nous voyageons beaucoup dans le film du rĂ©alisateur Tom Tykwner dans des dĂ©cors souvent excellents (mention au bâtiment au pied d’une falaise et au bord de la mer). BasĂ© sur des faits rĂ©els, nous suivons donc Louis Salinger (Clive Owen) aux quatre coins du monde, partir Ă  la chasse d’une banque soupçonnĂ©e de blanchiment d’argent et de trafics d’armes. En cette pĂ©riode de crise, ce sujet tombe presque Ă  pic pour nous rappeler une nouvelle fois du danger et du pouvoir des banques et des banquiers sans scrupule. Et la barque est vraiment chargĂ©e, la banque IBBC est quasi-assimilĂ©e Ă  une bande organisĂ©e oĂą les cadavres qu’elle laisse derrière elle se comptent par dizaines.

L’optique du rĂ©alisateur est, comme souvent actuellement, de revenir Ă  une thĂ©matique politique/magouille typiquement seventies, très sĂ©rieuse (mais non exempte de quelques scènes humoristiques) et touffue. L’ensemble se tient mais tout juste puisque toute cette histoire de trafic d’arme et de real politik n’est pas toujours traitĂ©e de manière passionnante. La rĂ©alisation peine aussi Ă  imposer vraiment un style personnel alors que le metteur en scène a par le passĂ© montrĂ© qu’il en avait un. C’est une bonne chose de se mettre au service de l’histoire mais on aurait pu espĂ©rer qu’il se l’approprie complètement. L’amateur de thriller ne doit pas bouder son plaisir surtout que Clive Owen porte le film jouant avec conviction l’Ă©puisement et l’accablement jusqu’aux toits d’Istanbul, revolver Ă  la main (avec une excellente chute).

Le clou annoncĂ© du film est bien la fusillade dans le musĂ©e Guggenheim qui sort le film du thriller tout venant. Elle n’est pas survendue : la sĂ©quence, longue et tendue, est vraiment très spectaculaire jouant avec bonheur sur l’architecture de ce lieu unique tout en s’amusant avec l’exposition oĂą l’oeuvre centrale devient le dĂ©clencheur de toute la sĂ©quence mais Ă©galement une arme ! Qu’importe toutes les invraisemblances « classiques » (la police arrive au bout de 10 vraies minutes), le professionnalisme et l’inventivitĂ© de cette fusillade n’a d’Ă©gal que le plaisir qu’elle semble avoir donnĂ© Ă  rĂ©aliser.

Au final, mĂŞme en Ă©tant laborieux, pas vraiment inoubliable (sauf la fusillade), L’enquĂŞte, par son savoir-faire et ses acteurs, vaut plus qu’un Secret DĂ©fense.

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 Par Pascal     Commenter29 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Les thrillers en affiche (2)

OĂą on Ă©voque ici un genre un peu moins gĂ©nĂ©ral que le thriller puisqu’il s’agit de thrillers autour de grandes corporations soit une banque pour Duplicity et deux grandes entreprises de cosmĂ©tique pour Duplicity. Deux plutĂ´t bons films qui seront l’objet des deux prochains articles de ce blog.

Leurs affiches respectives ont la mĂŞme forme soit un fond uni dans lesquels sont insĂ©rĂ©s quelques images du film. Fond noir pour L’enquĂŞte : film sĂ©rieux ; Fond blanc pour Duplicity : film plus lĂ©ger mais les teintes bleus Ă©cartent clairement Duplicity de la comĂ©die pure.

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La taille des images a de l’importance : d’un cĂ´tĂ© nous mettons clairement en vedette le couple Clive Owen / Julia Roberts avec deux photos de chaque star d’Ă©gale importance et, comme une jonction, une photo avec un tĂŞte Ă  tĂŞte passionnĂ©.
Pour L’enquĂŞte, l’affiche semble nous faire comprendre que Clive Owen est la vedette, qu’il est menacĂ© (le flingue sur sa nuque) mais aussi menaçant et protecteur (image du bas qui n’est d’ailleurs pas dans le film si je me souviens bien). Bien que son nom sur l’affiche soit aussi grand que celui d’Owen, nous comprenons aisĂ©ment que le rĂ´le de Naomi Watts est moins important plus proche de l’alliĂ©e fidèle.

Notons aussi que les noms Owen/Watts sont beaucoup moins grands que le titre du film ce qui met en valeur une histoire plutĂ´t que des stars. Ce n’est pas le cas de Duplicity oĂą les noms Julia Roberts et Clive Owen sont plus grands et dĂ©tachĂ©s.
Fait remarquable : les noms des rĂ©alisateurs, Tom Tykwer et Tony Gilroy, ne sont pas mis en valeur alors qu’ils sont relativement connus pour leur style ou leur prĂ©cĂ©dents faits d’arme.

Autre petit thème dĂ©veloppĂ© par l’affiche : les multiples dĂ©cors. D’un cĂ´tĂ© New York et un aĂ©roport, de l’autre Istanbul et un immeuble ultra-moderne. Nous allons beaucoup voyagĂ© dans ces films.

On a vu enfin que Duplicity mettait en valeur un couple. Mais les regards peu glamour, voir cachĂ© derrière des lunettes noires, et le tagline « Qui manipule qui ? » indiquent aussi un face Ă  face. On retrouve cette approche dans le prochain film de Ron Howard qui sort la semaine prochaine : Frost-Nixon. On pourrait aussi s’amuser Ă  remarquer les similitudes et diffĂ©rences avec les deux autres affiches : face Ă  face avec des profils qui s’opposent, fonds blanc mais images en noir et blanc donc peu comique, deux couleurs pour les gros titres comme Duplicity, prĂ©sence cette fois du nom du rĂ©alisateur (très connu il faut dire) ainsi que des seconds rĂ´les puisque le « couple » vedette n’est quant Ă  lui pas très renommĂ©…


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 Par Pascal     Commenter28 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Les sorties du 25 mars

Toujours plus fort avec 15 films Ă  l’affiche cette semaine. Peut-ĂŞtre est-ce liĂ© Ă  l’approche des vacances. Chaque semaine je suis toujours surpris du nombre impressionnant de sorties. Certes cela fait une offre variĂ©e mais qui peut vraiment suivre Ă  part quelques professionnels/critiques du monde du cinĂ©ma ? En ce qui me concerne, je peine Ă  voir la moitiĂ© des films que j’ai envie de voir. Je devrais suivre un jour le destin au box-office de tous ces films vite pas vus et vite oubliĂ©s.

troisroyaumes duplicity journeedelajupe


Le film de la semaine est le retour de John Woo dans sa terre natale pour les Trois Royaumes narrant une guerre lĂ©gendaire qui se dĂ©roula en Chine oĂą le nombre de protagonistes prĂŞt Ă  en dĂ©coudre se compte en centaine de milliers ! Si le film est en Asie en deux parties pour un total de quatre heures, c’est une version de 2h25 auquel nous avons droit en Europe. Mais mĂŞme coupĂ©, le film semble avoir bouleversĂ© beaucoup de monde par son ampleur.

Seulement deux semaines après L’enquĂŞte, Clive Owen retourne sur les Ă©crans pour un thriller d’espionnage : Duplicity. Le film marque le retour dans un premier rĂ´le de Julia Roberts. Après le très bon Michael Clayton et les scĂ©narios de la trilogie Jason Bourne (et celui d’Armageddon aussi), je suis Ă©tonnĂ© de voir Tony Gilroy dans un registre plus lĂ©ger d’embrouilles entre ex agents secrets. Le film ne cartonne pas vraiment au Box-Office US mais c’est un peu la marque de fabrique de Clive Owen. Ca ne devrait donc pas l’empĂŞcher d’ĂŞtre un bon film.

Je vais rĂ©gulièrement au cinĂ©ma depuis 1995 mais il aura fallu attendre 2009 pour que je sois intriguĂ© par un film avec Isabelle Adjani. La journĂ©e de la jupe, qui passe en mĂŞme temps Ă  la tĂ©lĂ©vision et au cinĂ©ma, est un film de Jean-Paul Lilienfeld que je n’attendais pas du tout dans ce genre de film, rĂ©alisateur du « culte » quatre garçons plein d’avenir (pas le film par contre). Adjani a jouĂ© dans un film fondamental de mon cinĂ©ma (Mortelle RandonnĂ©e) mais entre 1995 et maintenant, on ne peut pas dire sa carrière a Ă©tĂ© brillante : femme fragile dans un remake Ă  oublier (Diabolique, que j’ai vu dans la grande salle du Gaumont de Nantes avec la dĂ©testable Sharon Stone), elle Ă©tait horripilante, tant son jeu que son rĂ´le, dans le pourtant excellent Bon Voyage. Et voilĂ  qu’elle joue une prof pĂ©tant un câble en plein cours avec un revolver Ă  la main. Ca rappelle presque le Chute Libre de Joel Schumacher. La bande-annonce vaut le coup d’oeil :

Parlons quand mĂŞme de trois comĂ©dies parce qu’elles ont toutes les chances mieux marcher que les trois films prĂ©cĂ©dents (Ă  part peut-ĂŞtre le film de Sophie Fillières).

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C’est fou mais en faisant cette chronique depuis seulement quelques semaines (et pour combien de temps ?), je constate qu’il sort rĂ©gulièrement des films animaliers. Je pense que Le Chihuaha de Beverly Hills risque d’ĂŞtre le pire d’entre tous. Le titre abominable et l’affiche (« Chiots Bouillants » –> Attention film pour enfant) devraient suffire Ă  faire fuir qui que ce soit, Ă©galement les parents quelque peu attentif Ă  leur progĂ©niture. Je n’invite pas mes trois lecteurs Ă  regarder la bande-annonce qui rĂ©vèle sans doute le plus consternant de toute cette entreprise : les chiens parlent.

Quoiqu’on puisse dire de sa genèse et de sa sincĂ©ritĂ©, La première Ă©toile fleure bon la comĂ©die-idĂ©e (Un famille de noirs vont Ă  la neige) jouant la carte de l’opposition noir/blanc. Et si le rĂ©alisateur/acteur/doubleur Lucien Jean-Baptiste a peut-ĂŞtre tentĂ© de raconter quelque chose de plus universel, la bande-annonce nous fait systĂ©matiquement croire le contraire. Quelques jeux de mots font rire tandis que les rĂ©actions des spectateurs laissent entrevoir un film « coup de coeur ». La question de la couleur de peau semble cependant dĂ©licate dans le cinĂ©ma français et l’anti-racisme ambiant peut engendrer un enthousiasme exacerbĂ©. MalgrĂ© le sujet un peu naze, La première Ă©toile sera t’il sur ce sujet un film aussi dĂ©complexĂ© que les films du cinĂ©ma amĂ©ricain et sans message de tolĂ©rance très engagĂ© dans le politiquement correct ?

Et donc il y a Un chat, un chat sur le thème de l’Ă©crivain en manque d’inspiration (comme l’affiche du film). La bande-annonce n’est pas drĂ´le donc je n’irai pas plus loin.

Et il y a d’autres films, comme Tokyo Sonata de Kyoshi Kurosawa qui semble très bien (la bande-annonce est très belle) mais je ne peux en parler, je suis passĂ© complètement Ă  cĂ´tĂ© de ce film. C’est assez triste.

 Par Pascal     Commenter25 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Watchmen – les gardiens

Vu le 15/3/2009 Ă  l’UGC Danton Salle 3 en VO

De Terry Gilliam Ă  Paul Greengrass, qui fit mĂŞme construire des dĂ©cors (!), l’adaptation de Watchmen, a Ă©puisĂ© bien du monde et dĂ©chaĂ®nĂ© les passions. Il faut dire qu’il s’agit d’un « roman graphique » nom fort pompeux qui dĂ©prĂ©cie l’image qu’on a de la BD ou du comic book sans pour autant amĂ©liorer celle de cette Ĺ“uvre qu’on pourrait tout aussi bien qualifier de livre avec des images. Soit. AurĂ©olĂ© d’un succès sans prĂ©cĂ©dent, Watchmen a Ă©tĂ© qualifiĂ© d’inadaptable par son auteur, Alan Moore (avec Dave Gibbons), dĂ©jĂ  sur des comics adaptĂ©s comme La Ligue des gentlemen extraordinaires ou From Hell. Dans ce dĂ©bat de l’impossibilitĂ© de l’adaptation, l’auteur fait plutĂ´t figure d’extrĂ©miste allant jusqu’Ă  demander le retrait de son nom de l’adaptation de Watchmen. Un homme de principe.

Après le premier succès, et premier bon film, que fut l’ArmĂ©e des morts, le rĂ©alisateur Zack Snyder se lança dans une adaptation « trait pour trait » de 300, autre Ĺ“uvre colossale (me dit-on, je ne lis jamais de comic books ni de romans graphiques) ici signĂ©e Frank Miller, une adaptation dans la lignĂ©e de Sin City (=sur fond vert/bleu). J’ai bien aimĂ© 300, je l’ai aimĂ© par avance, je l’ai aimĂ© au cinĂ©ma et je l’ai aimĂ© quand je l’ai revu en DVD. Je ne fus pas le seul puisque cette adaptation, assez audacieuse il faut le dire, connu un succès tout aussi colossal que le comics.

Il ne fut alors pas surprenant de retrouver le metteur en scène sur l’adaptation de Watchmen. Et c’est donc avec lui que Watchmen au cinĂ©ma fut greenlightĂ© avec 130 millions de dollars pour mettre en images animĂ©s le roman graphique. Mais si l’oeuvre d’Alan Moore a gĂ©nĂ©rĂ© une grosse communautĂ© de fans chez les geeks en tout genre, elle ne l’a pas fĂ©dĂ©rĂ© sur les perspectives d’une adaptation au point de gĂ©nĂ©rer des dĂ©bats un peu partout sur le web, rĂ©cemment sur le blog de Rafik Djoumi (qui n’aime pas trop).

Et moi dans tout ça ? Eh bien je ne suis pas un geek (j’avais dans les 20-25 dans le test de Rafik) et je n’ai pas vraiment compris tout le tapage autour du film. J’aime cependant les films de super hĂ©ros et il en faut beaucoup pour ne pas me faire me dĂ©placer. J’aime moins le gros marketing qui anticipe les super chefs d’oeuvre Ă  venir avec un applomb sidĂ©ral. Je n’Ă©tais donc pas forcĂ©ment dans les meilleures dispositions dans la salle pour suivre cette histoire de super hĂ©ros dĂ©chus enquĂŞtant sur le meurtre de l’un d’entre eux dans un monde uchronique oĂą Nixon en est Ă  son troisième mandat prĂ©sidentiel. Nous sommes dans les annĂ©es 80.

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sur son visage… comme un livre (roman graphique ?) ouvert

PassĂ© la première scène vu et revu dans les bande-annonces et qui Ă©voque le meurtre du ComĂ©dien (Jeffrey Dean Morgan), mon impression est passĂ© de l’intĂ©rĂŞt poli Ă  l’extatique avec un gĂ©nĂ©rique sensationnel articulant l’histoire rĂ©cente de l’AmĂ©rique avec la naissance des premiers super hĂ©ros soit des reprĂ©sentant de la loi ayant choisi de se dĂ©guiser pour affronter les truands qui se dĂ©guisaient eux-mĂŞmes. Sur fond d’une belle ballade de Bob Dylan, nous assistons Ă  une succession de tableaux mouvants avec des images très contrastĂ©es donnant comme une impression de relief. En prime, nous savons qui a assassinĂ© Kennedy. Dès lors, je n’avais plus qu’envie d’ĂŞtre transportĂ© par le rĂ©cit. On m’avait promis quelque chose de dense, peut-ĂŞtre difficile Ă  apprivoiser au vu de la complexitĂ© du matĂ©riau original. Qu’importe, pourvu qu’on est l’ivresse, comme dans The Dark Knight.

La chute fut assez rude. Comme une impression de rien Ă  commencer justement par l’usage de la musique. Bob Dylan passait très bien au gĂ©nĂ©rique et cet usage inattendu mais très fort d’une chanson rappelle la bouleversante sĂ©quence de chaos dans Metropolis (le film japonais) sur fond de Ray Charles. Mais par la suite, elle sort de l’atypique pour finalement dĂ©contenancer. L’emploi de la chevauchĂ©e des Walkyries pour les flash-back au Vietnam est trop inappropriĂ©e pour ĂŞtre un hommage Ă  Apocalypse Now. Et 99 luftballons quand mĂŞme (parce que nous sommes en bord de la guerre sans doute)… Ecoutez cette excellente chanson en lisant la suite :

Plusieurs indices auraient du rappeler rapidement Ă  l’ordre Ă  commencer par cette semptiternelle grosse voix en guise de narration. La grosse voix, c’est Rorschach, le super hĂ©ros le plus impliquĂ© par la mort du ComĂ©dien. Ce n’est qu’au bout d’1h45 et une allusion explicite du film que j’ai fait le lien avec les tests du mĂŞme nom. Oui je ne suis pas très futĂ© mais je ne dois pas, du moins j’ose le croire, ĂŞtre le seul. J’ai Ă©galement lu que son masque fait office de rĂ©vĂ©lateurs d’Ă©motion sous la forme donc des fameuses tâches du docteur. La non lecture du comics original pose sans doute problème. Autre exemple difficile Ă  apprĂ©hender : cette horloge de l’apocalypse placĂ©e Ă  minuit moins cinq, objet fort symbolique dont on ne nous dit finalement pas grand chose. Et rien en fait. Une très belle idĂ©e qui tourne Ă  vide.

Le rĂ©alisateur avait clairement indiquĂ© une volontĂ© d’une adaptation sans adoucir le propos. Et il le fait : on voit le ComĂ©dien tuer une femme qu’il a engrossĂ©, deux chiens se disputer le pied d’une petite fille victime d’un pĂ©dophile et FantĂ´mas se balader la bite Ă  l’air. Est-ce vraiment choquant pour autant ? Non. Pourquoi ? Tout simplement parce que ceci arrive comme un cheveux sur la soupe : la femme aurait pu ne pas ĂŞtre enceinte sans strictement rien changer au propos, intĂ©ressant au demeurant puisqu’il souligne la perte d’humanitĂ© du docteur Manhattan ; la gamine, dont on ne voit mĂŞme pas une photo me semble t’il, aurait pu ĂŞtre vivante mais amochĂ©e, ça aurait d’ailleurs fait plus d’effet qu’un os avec une basket au bout ; Le docteur Manhattan aurait pu porter un slip. C’est de la fausse provocation puisque nous n’avons aucune empathie pour ces personnages. Zack Snyder se targue d’avoir convaincu les producteurs de la nĂ©cessitĂ© de ces quelques instants. Leur caractère inoffensif minimise cet exploit (notons que le film est interdit au moins de 12 ans en France).


Et oui c’est bien moi, Manhattan

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On arrive sans doute au gros problème du film, surtout si son esthĂ©tique ne suscite qu’un intĂ©rĂŞt poli : l’Ă©motion. Watchmen ne suscite strictement aucune empathie envers ses (super) hĂ©ros. Incroyablement peu sexy, le triangle amoureux est sans enjeu. La progression est très ennuyeuse et le suspense inexistant. Zach Snyder prouve sans doute involontaire qu’un rebondissement de BD ne se construit pas comme dans un film. Notons que 300 n’Ă©tait d’ailleurs justement pas un film Ă  rebondissements. Cette volontĂ© de rester fidèle a peut-ĂŞtre abouti Ă  une forme de neutralitĂ© qui nuit Ă  Watchmen Ă  tous les niveaux : l’humour n’est pas drĂ´le, le ComĂ©dien Ă©ructant avec son fusil ou les mimiques prĂ©cieuses du Hibou face au spectre joyeux ne font pas rire. Et l’ironie tombe absolument Ă  l’eau quand Snyder met en scène un Nixon au gros nez dans un dĂ©cor de QG identique Ă  celui du Docteur Folamour. Il n’est pas Kubrick et Peter Sellers et George C. Scott ne sont pas dans la salle. Cette neutralitĂ© imprègne aussi le jeu sans relief des acteurs. Tous sont assez peu connus, du moins ce ne sont pas des stars, et aucun ne devrait ressortir de Watchmen comme une rĂ©vĂ©lation. Billy Crudup Ă©tait meilleur dans Presque CĂ©lèbre et Jeffrey Dean Morgan meilleur dans Un mari de trop. Seul Jacky Earle Haley en Rorschach Ă©merge quelque peu quand il tombe le masque. Le constat est amer : on se fiche de leur introspection de super hĂ©ros. Et qu’on ne me dise pas que c’est original, c’est un thème repris dans Ă  peu près tous les films de genre de la dĂ©cennie). Et on se fiche de leur sort tout comme le sort du monde.

Il est en effet beaucoup question du sort de l’humanitĂ© dans un contexte de Guerre Froide USA/URSS. Les bombes peuvent tomber Ă  tout moment et tout le talent du docteur Manhattan ne sauvera pas de l’holocauste nuclĂ©aire. Mais tout au long du film, la politique dans Watchmen semble complètement dĂ©tachĂ©e des tracas des super hĂ©ros. A de très rares occasion dans les deux premiers tiers du mĂ©trages, grande et petite(s) histoires se mĂŞlent en dehors de bavardages. Cela n’arrange en rien notre dĂ©tachement (volontaire peut-ĂŞtre) envers le sort de ce petit monde jusqu’Ă  la fin livrĂ©e sans vĂ©ritable prĂ©paration ni rĂ©flexion. Les actes pourtant graves sont alors peu discutĂ©es, bien que discutables. A chacun de se faire son opinion sans doute, c’est plus facile. On pourra cependant apprĂ©cier le fait que la paix dans le monde façon « We are the World » en prend pour son grade. L’absence rĂ©elle d’humour/ironie, ou mĂŞme de recul, limite hĂ©las cette apprĂ©ciation. Ainsi que l’Ă©poque : alors que le monde actuel est aussi mondialisĂ© qu’Ă©clatĂ©, Snyder s’en remet au comics et demeure dans un monde bipolaire (Paul Greengrass voulait rendre l’uchronie plus contemporaine). Le rĂ©alisateur fait comme si notre monde n’avait mĂŞme pas changĂ© depuis l’Ă©poque de Marty McFly. Quand une bombe très puissante explose au coeur de Manhattan, les Twin towers restent donc debout. Ce n’est plus de l’uchronie mais de l’anachronisme.

Et malgrĂ© toute cette histoire/adaptation rĂ©putĂ©e « complexe », « profonde » et « sombre », nous n’Ă©chappons pas aux artifices scĂ©naristiques les plus triviaux tels le triangle amoureux insipide et les rebondissements au rabais (la rĂ©vĂ©lation du « mĂ©chant », la fausse destruction du Docteur Manhattan) quand ils ne sont pas agaçants. A ce titre, je commence Ă  en avoir assez de ces hĂ©ros se retrouvant face Ă  l’ordinateur Ă  trouver un mot de passe par dĂ©duction profonde (aussi dans Espion(s) d’ailleurs, les bons films n’Ă©chappent pas Ă  cette saloperie d’artifice) façon je mets le nom de ma femme ou de ce que je veux ĂŞtre. Moi, mon mot de passe au boulot c’est quelque chose comme C*Bob123+, la complexitĂ© Ă©tant obligatoire dans les environnements un tant soit peu sĂ©curisĂ©s. Evidemment c’est moins sexy. Je prĂ©fèrerais encore une rĂ©solution Ă©vidente/sous forme de gag (pas de mot de passe du tout ou celui-ci est marquĂ© sur un post-it – oui c’est souvent comme ça dans les bureaux cf la complexitĂ© demandĂ©e).

Au final, la sĂ©ance ne fut peut-ĂŞtre pas une chute comme annoncĂ©e mais une descente inexorable entrecoupĂ©e d’une poignĂ©es de bonnes choses ainsi les scènes dans la prison qui rappellent, en moins bien, l’anarchie carcĂ©rale de Tueurs-nĂ©s. L’explosion de Manhattan est Ă©galement très spectaculaire et belle. Je n’ai pas Ă©tĂ© très sensible Ă  l’aspect « annĂ©es 80″ : en gros je garde l’impression que la « reconstitution » Ă©tait Ă  base de tĂ©lĂ©s et des lunettes. Mais quelques dĂ©cors sont bons, je pense Ă  ceux de l’Artique (le repaire du mĂ©chant en fait). Il y aussi un poncif qui est Ă©vitĂ© : le mĂ©chant annonce son plan machiavĂ©lique alors que celui-ci est enclenchĂ© ! Assez drĂ´le, d’ailleurs le rĂ©alisateur en a tellement conscience qu’il le fait explicitement dire au mĂ©chant. Enfin, le questionnement sur l’humanitĂ© pouvait parfois ĂŞtre intĂ©ressant Ă  l’image du ComĂ©dien et du Docteur Manhattan devenus des super hĂ©ros et quittant donc peu Ă  peu le monde des humains, regardant peu Ă  peu les hommes avec plus de dĂ©tachement.

Sur 2h45 de film, ce n’est quand mĂŞme pas si enthousiasmant. PassĂ© le gĂ©nĂ©rique prometteur (c’est vrai quand mĂŞme, quel gĂ©nĂ©rique), la grande adaptation sans concession n’aboutit qu’Ă  un film-somme froid comme le pĂ´le nord. Tout ce dĂ©sintĂ©rĂŞt pour une histoire qui n’en manquait certainement pas, c’est un (pas si) beau gâchis. Par ses aspects politiques un peu uchroniques et son refus du spectaculaire, on pourrait rapprocher Watchmen d’une autre adaptation : V For Vendetta. Outre un casting bien plus inspirĂ© et une implication Ă©motionnelle forte, V for Vendatta avait quelque chose dont le film Watchmen est dĂ©pourvu : une âme. Et pourtant ça marche. Le film a 8.1 sur imdb. C’est certes moins que V For Vendetta mais je me dis bĂŞtement que je suis encore passĂ© Ă  cĂ´tĂ© de quelque chose de grandiose.

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 Par Pascal     Commenter21 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Les sorties du 18 mars

12 films encore cette semaine qui partent vaillamment (?) au casse-pipe. On va faire très court. Je ne retiendrai que 4 films.

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Le film de la semaine est Une nuit Ă  New York. Ma femme a en ce moment deux acteurs prĂ©fĂ©rĂ©s : Guillaume Canet et Michael Cera. Ce dernier joue dans cette comĂ©die romantique et il fut entre autres père biologique dans Juno et amoureux transi dans Superbad. Michael Cera est aussi connu pour la sĂ©rie Arrested Developpment dont je n’ai vu qu’un demi Ă©pisode en vf. Ma femme adore Michael Cera (enfin elle est dans son fanclub sur facebook). Elle trouve que je lui ressemble. En plus vieux. Bon ce weekend, on m’a dit que je ressemblais Ă  StĂ©phane Guillon. En plus jeune. Quoiqu’il en soit Une nuit Ă  New York raconte les pĂ©rĂ©grinations de deux jeunes qui se rencontrent et se dĂ©couvrent des goĂ»ts musicaux communs. Ca me semble très bien.

The Chaser fait aussi figure de film de la semaine. Nous aimons beaucoup les films corĂ©ens enfin la poignĂ©e qui parvient dans notre fort belle nation. Nous ne manquons que rarement un de ces rendez-vous asiatique. The Chaser est un thriller avec kidnapping, chasse Ă  l’homme et embrouilles. Vu l’origine, et les critiques très bonnes, on devine le mĂ©trage complexe et tordu. A ne pas manquer.

La fille du RER. Il y a quelque chose de curieux je trouve Ă  retrouver AndrĂ© TĂ©chinĂ© Ă  nous narrer un fait divers qui avait eu son petit succès il y a quelques annĂ©es soit une jeune femme (Emilie Dequenne, plutĂ´t Ă©tonnante sur l’affiche) qui simule une agression antisĂ©mite dans un RER pour des raisons qui me sont restĂ©es assez obscures. La bande-annonce est pas mal et nous parle d’une grosse baudruche politico-mĂ©diatico-boboique. Je remarque que je n’ai jamais vu un film d’AndrĂ© TĂ©chinĂ© alors que j’ai l’impression de suivre sa carrière depuis Ma saison prĂ©fĂ©rĂ©e. Le film me tente assez mais je ne dois pas oublier que je n’aime pas vraiment Catherine Deneuve, qui joue la mère, et voir un troisième choix alors que je peine Ă  voir deux films dans la semaine est une sacrĂ©e gageure.

Je conclue par la grosse comĂ©die de la semaine, voire du mois, c’est surtout Coco de et avec Gad Elmaleh. Plus on se rapproche de l’Ă©chĂ©ance, plus le film m’inspire peu. Je n’Ă©tais pas spectaculairement enthousiaste en janvier mais tout ce battage mĂ©diatique pour un film qu’on ne dit pas spĂ©cialement mĂ©morable et je ne parle pas seulement des critiques mais aussi des rĂ©actions aux avant-premières avec un public gĂ©nĂ©ralement acquis Ă  la cause. Sur le jeu du Box Office de Cinefriends, on se demande si le film dĂ©passera le million d’entrĂ©es en première semaine. J’ai du mal Ă  y croire au vu de ces Ă©chos mais le marketing omniprĂ©sent, la cĂ´tĂ© d’amour d’Elmaleh, excellent client des plateaux de tĂ©lĂ©, et une bande-annonce efficace devraient suffire Ă  garantir le succès. Bon disons que je vais miser dans les 1.1 million. Pas facile ce jeu.

 Par Pascal     Commenter18 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Marley & Moi

Vu le 4/3/2009 Ă  l’UGC George V salle 2 en VO

Un jeune couple dĂ©mĂ©nage en Floride. Afin d’attĂ©nuer le dĂ©sir d’enfant de sa femme, Jennifer, le mari, John, lui offre un chien. Ils ne sont pas au bout de leurs peines.

Ma femme l’a donc emportĂ© (comme toujours) et nous nous sommes dĂ©placĂ©s pour ce film avec un chien. On aime ou on n’aime pas le chien. Moi je n’aime pas. Le marketing du film se fondait presque exclusivement sur le chien : Marley fout le bordel dans le garage, Marley sort de la voiture en marche, Marley mange tout et mĂŞme le collier qu’on est obligĂ© de retrouver dans le caca, Marley gambade dans le jardin des voisins, Marley regarde ses maĂ®tres faire l’amour… etc. On revoit les mĂŞmes scènes Ă  l’Ă©cran avec pour ainsi dire aucune autre surprise. Kathleen Turner n’apparaĂ®t ainsi qu’une seule fois et guère plus que les images de la bande-annonce qui Ă©taient Ă©videmment les plus drĂ´les. Autant dire qu’un bon tiers du film n’a pas Ă©tĂ© drĂ´le du tout, sans ĂŞtre irritant toutefois vu que j’Ă©tais prĂ©venu.

Heureusement pour moi, et pour tout le monde je pense, Marley & moi est surtout une chronique familiale oĂą Marley opère en tĂ©moin privilĂ©giĂ© des vivissitudes du couple jusqu’Ă  sa mort (du chien, oh mon dieu, j’ai dit la fin) soit douze ans et des enfants. Marley & moi est particulièrement centrĂ© sur le mari, le moi en fait, qui tente de trouver sa voie entre vie privĂ©e et vie professionnelle oĂą il devient chroniqueur alors qu’il souhaitait devenir grand reporter comme son ami Sebastian. Marley & moi fait alors plutĂ´t bonne figure dans le genre mĂŞme s’il faut se farcir des horreurs (pour moi) du type « on a supportĂ© un chien, on supportera un bĂ©bĂ© » (je n’ai ni bĂ©bĂ© ni chien mais non ce n’est pas pareil) et des enfants acteurs pas terribles (les garçons surtout). Le film se rĂ©vèle mĂŞme assez inventif le temps d’une sĂ©quence/montage assez vertigineuse oĂą John Ă©grène les titres de ses chroniques.

J’irai mĂŞme jusqu’Ă  dire que, passĂ© les gaffes du dĂ©but et quelques moments Ă©pars, le chien Marley n’est pas si dĂ©sagrĂ©able. Il suit les peines, voire les crises, et puis le bonheur de ses maĂ®tres qui sont intĂ©rprĂ©tĂ©s par des acteurs aussi sympathiques que sexy. Je ne louerai jamais assez Owen Wilson. Il nous rappelle ici qu’il n’est pas qu’un acteur andersonnien, ce qui serait suffisamment exceptionnel, mais aussi un comĂ©dien Ă  succès, sobre et très touchant. J’ai aimĂ© Marley & moi. Il ne faut jamais dire fontaine comme on dit.

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 Par Pascal     Commenter15 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Des nouvelles de Jericho

A vrai dire, je ne m’attendais plus Ă  aucune nouvelle de cette sĂ©rie dont nous avons longuement parlĂ© il y a quelques temps dĂ©jĂ . Qu’on se souvienne bien, la sĂ©rie n’Ă©tait pas toujours gĂ©niale mais elle a su prendre par un excellent bout un monde post apocalyptique, un de mes thèmes prĂ©fĂ©rĂ©s (ce qui explique en partie mon adoration de Battlestar Galactica).

La saison 1 n’ayant pas obtenu le succès escomptĂ©, la sĂ©rie fut annulĂ©e puis repĂŞchĂ© grâce Ă  un Ă©tonnant soutien des fans de la sĂ©rie. Une saison 2 de 7 Ă©pisodes vit le jour et elle Ă©tait excellente. Normale, elle devait sans doute condenser une intrigue gĂ©nĂ©rale qui aurait pu durer 20 ou 22 Ă©pisodes. Et le succès ne vint pas, et malgrĂ© quelques annonces ça et lĂ  sur une possible reprise sur des chaĂ®nes câblĂ©es (et fauchĂ©es) et mĂŞme un film (!), Jericho tomba dĂ©finitivement.

Et donc j’apprends que Jericho va revenir sous forme d’un comic book et reprendra lĂ  oĂą la sĂ©rie s’est arrĂŞtĂ©e. Pour les super fans, c’est certainement mieux que rien. Je ne pense pas que j’irai jusque lĂ . Mais je suis heureux d’avoir pu parler, sans doute pour la dernière fois, de Jericho.

Source

jericho

 Par Pascal     1 commentaire14 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Gran Torino

Vu le 2/3/2009 Ă  l’UGC Normandie Salle 1 en VO

Un vĂ©tĂ©ran de la guerre de CorĂ©e, Walt Kowalski se retrouve seul après la mort de sa femme, ses enfants n’ayant que peu en commun avec lui. Vivant dans un quartier peu Ă  peu peuplĂ© par des asiatiques, il finit par se lier avec ses voisins alors que l’un d’eux, un adolescent, tentait de voler sa voiture, une Ford Gran Torino 1972.

Commençons par dire que le film de Clint Eastwood, un de ses plus grands succès en salle, n’est pas nĂ©cessairement son meilleur (remember Un Monde Parfait ou Impitoyable) ni mĂŞme son film le plus Ă©mouvant (remember Un Monde Parfait ou Sur la route de Madison). Gran Torino est cependant un excellent film, un film (très) drĂ´le et sĂ©rieux, attachant et Ă©mouvant, remplis de bonnes ou belles scènes. Quant Ă  Clint Eastwood l’acteur, il continue son exploration de sa propre lĂ©gende. Il est une sorte de personnage rĂ©current avec quelques variations mais surtout une telle simplicitĂ© qu’elle en devient audacieuse. Ainsi pour jouer un vieillard grogon, Eastwood grogne. A peu près une phrase sur trois se rĂ©sume Ă  un « Grrr » renfrognĂ©. On peut faire difficilement plus con, et plus casse-gueule, surtout dans un film quand mĂŞme sĂ©rieux. Et pourtant, on marche.

Gran Torino est peut-ĂŞtre mĂŞme un grand film : prenant place de nos jours et dans un quartier du Middle West, le rĂ©alisateur illustre sa vision de ses valeurs, presque un manifeste. Il y a pour moi quelque chose de douloureux dans cette description de ce monde. Au-delĂ  du danger qu’il disparaisse, il Ă©voque presque trait pour trait un fantasme de l’american way of life que j’admire et dont mon mode de vie demeure largement Ă©loignĂ©.

Le premier aspect de cette vision dĂ©bute tout bĂŞtement par le mĂ©pris qu’Ă©prouve Walt vis Ă  vis de l’Ă©tranger, ou plus prĂ©cisĂ©ment ses voisins, (les chinois dans son quartier) et de la jeune gĂ©nĂ©ration (ses petits enfants, le prĂŞtre) car jugĂ©e irrespectueux : les jardins sont mal entretenus, on porte des piercings, on demande un hĂ©ritage sans contrepartie. Walt a donc des a priori, une mĂ©fiance naturelle envers autrui.

Il juge et mĂ©prise mais il n’empĂŞche pas de vivre, n’impose rien mais sans ĂŞtre relativiste. Il ne provoque personne tant qu’on le laisse tranquille lui et sa propriĂ©tĂ©. C’est par les actes, voire les attitudes, qu’il jauge les gens et bâtit son respect. Cela peut prendre une tournure anodine (et comique) autour d’un concours de crachat avec la vieille voisine asiatique, tout aussi taciturne que lui, ou plus sĂ©rieuse quand il voit en Sue Lor une femme dĂ©terminĂ©e face au danger (quand elle tient tĂŞte Ă  une bande de garçons vanneurs). Le scĂ©nario fait la part belle Ă  cette quĂŞte de respect Ă  travers le jeune prĂŞtre Janovich qui part son contact obstinĂ© avec Walt finit par remettre en question ses certitudes. Et il y a surtout le frère de Sue, Thao. Parti de très bas, il a tentĂ© de voler sa voiture, Gran Torino raconte cette amitiĂ© naissante teintĂ©e de parternalisme. Ces deux personnages, Thao et le prĂŞtre, ont changĂ©, voire ont Ă©tĂ© transformĂ©s, au contact de leur ainĂ©. C’est une transmission que raconte ici Clint Eastwood.

PrĂ©sentĂ©e comme telle dès le dĂ©but du film, la Ford Gran Torino de Walt reprĂ©sente l’hĂ©ritage d’Eastwood et de toutes ses valeurs, aux siens. Mieux encore, il a contribuĂ© Ă  sa construction puisqu’il a travaillĂ© chez Ford (notons aussi son rejet des voitures Ă©trangères). Attention au « siens », le sien ici correspond Ă  ses semblables et non ses hĂ©ritiers juridiquement lĂ©gitimes. Walt rejette l’appropriation de force (le vol) mais aussi de fait (l’hĂ©ritage familial). Cette idĂ©e de transmission non acquise nous rappelle aussi une vĂ©ritĂ© encore existante en AmĂ©rique oĂą les grosses fortunes telles Bill Gates ou Warren Buffet prĂ©fèrent transmettre leurs biens Ă  des fondations plutĂ´t qu’Ă  leur progĂ©niture. La bonne fortune et le respect se mĂ©ritent, se gagnent.

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L’autre aspect, plus complexe, est le sacrifice. Walt est un vĂ©tĂ©ran de la guerre de CorĂ©e qui a vu la mort en face, s’est donc battu pour son pays et les valeurs qu’il prĂ´ne. Gran Torino repose sur deux sacrifices. Le second sacrifice conclut le film. L’art de la mise en scène d’Eastwood le fait devenir comme un aboutissement bouleversant et logique. Il ne peut dĂ©contenancer que par le contexte dirtyharriesque d’Eastwood et la fin d’Impitoyable.

Le premier sacrifice est le plus cruel. Il n’est pas nĂ©cessairement issu d’un choix consenti. En quelques scènes brèves mais Ă©vocatrices, Eastwood nous rappelle qu’un ancien combattant ne tire aucun hĂ©roĂŻsme de ses actes, ni mĂŞme du respect (ou alors de façade) puisque Walt n’est pas en mesure de transmettre son expĂ©rience et ses blessures intĂ©rieures. Le temps qui passe, 50 ans depuis la guerre de CorĂ©e, n’efface rien. Pire, elle accentue l’incomprĂ©hension de la jeune gĂ©nĂ©ration qui ne cache pas une fascination morbide : les enfants qui fouillent dans la malle militaire, Thao demandant combien de personnes il a tuĂ©. Sans effets ni grands discours, on comprend alors la dĂ©tresse de Walt et pourquoi certains anciens combattants auraient prĂ©fĂ©rĂ© « y rester ».

Ni pro, ni anti, Eastwood dit que la guerre est le pire des sacrifices : celui des jeunes qui en vieillissant peinent Ă  transmettre les valeurs qu’ils ont dĂ©fendus et ne parviennent Ă  oublier les horreurs auxquels ils ont participĂ©, les morts qu’ils ont causĂ©es et pour lesquels on les a fĂ©licitĂ©s/dĂ©corĂ©s. L’incapacitĂ© Ă  communiquer (parler de la mort notamment et de la culpabilitĂ©) devient une des sources des cassures/incomprĂ©hensions entre les gĂ©nĂ©rations et de la perte de valeurs essentielles. Elle est aussi un Ă©chec personnel pour Walt qui ne parvient pas Ă  renouer avec les siens. Vivre, survivre est un poids.

Sans chercher Ă  obtenir le pardon, Walt va se libĂ©rer au cours d’une vraie confession (Ă  travers un grillage !) Ă  l’issu de tout un travail de transmission vers autrui. Le sacrifice retrouve tout son sens. On ne se sacrifie pas « pour rien ». Le sacrifice se fonde sur un choix et non sur un ordre reçu ou un châtiment. Il est individuel. C’est en cela que Gran Torino est humain. Il raconte l’histoire d’un homme que la guerre a brisĂ©, qui a fait partiellement face en fondant/Ă©levant une famille qui se libère en s’ouvrant Ă  ceux qui s’ouvrent Ă  lui. Dès lors, il transmet sa mĂ©moire, la mĂ©moire de ses pères. Sans ĂŞtre une suite, Gran Torino a tout d’un prolongement de son dyptique sur Iwo Jima. Comme MĂ©moires de nos pères, Gran Torino sur une touche triste mais teintĂ©e d’espoir, Ă  taille humaine. Oui, Gran Torino est sans doute un grand film.

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 Par Pascal     Commenter12 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Les sorties du 11 mars

Ca se bouscule toujours autant avec pas moins de 12 films.

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Le fan de Clive Owen (cf l’exceptionnel Les Fils de l’homme) que je suis ne manquera pas de se dĂ©placer pour L’EnquĂŞte. Je ne sais pas grand chose du film pas plus que j’ai vu la bande-annonce. Seuls quelques photos et le genre, un thriller sur fond d’espionnage/manipulation, suffisent amplement Ă  me faire saliver. Seul ombre au tableau ; l’Ă©chec aux USA pour un film qui semble pourtant bien calibrĂ© pour le marchĂ© amĂ©ricain. L’EnquĂŞte est rĂ©alisĂ© par l’allemand Tom Tykwer dont j’ai vu le bon Cours, Lola, cours et l’inĂ©gal mais atypique Heaven (que j’avais Ă©tĂ© voir pour Giovanni Ribisi). Il est aussi l’auteur d’un des meilleurs courts-mĂ©trages de Paris, je t’aime (celui avec Natalie Portman).
Sinon ça va braquer :

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Après le beau Je vais bien t’en fais pas, Philippe Lioret revient au cinĂ©ma avec Welcome. Le bonus est la prĂ©sence de Vincent Lindon dont, comme Clive Owen, je suis un très grand fan depuis le film La Crise, un de mes films prĂ©fĂ©rĂ©s quand j’Ă©tais adolescent. Je l’ai revu rĂ©cemment et bon c’est quand mĂŞme un peu caricatural mais Vincent Lindon est toujours formidable et sa carrière ne m’a pour ainsi dire pas déçu avec des films qui m’ont profondĂ©ment marquĂ©s tels Mercredi Folle journĂ©e (dont je pourrais faire la mĂŞme remarque que pour La Crise), Fred et le rĂ©cent Pour Elle. Je me rends compte que depuis 1992, j’ai quand mĂŞme vu 15 de ses films la plupart au cinĂ©ma. Problème ici de taille : je n’aime pas du tout le contexte social du film (une histoire de sans papiers) et la bande-annonce est comme souvent un mini-film relatant Ă  peu près tout. Et les flics/vigiles en plus sont vilains. EspĂ©rons que le tact de Philippe Lioret, qui m’avait touchĂ© avec son premier film TombĂ© du ciel, soit toujours bon car je peux difficilement manquer ce film et cette rencontre.

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Pour les amateurs de sensations fortes, Unborn sort cette semaine après un petit succès aux USA et cependant un rejet inquiĂ©tant des spectateurs (4,7/10 sur imdb, ce n’est pas fameux). Unborn est rĂ©alisĂ© par David S. Goyer plutĂ´t connu pour ses scĂ©narios : la trilogie Blade (et la sĂ©rie), Batman Begins, The Dark Knight, Dark City mais aussi Jumper (personne n’est parfait). Inutile de dire qu’on risque de rester ici dans le dark. Haha. Bon sinon, la bande-annonce fait son petit effet quoique la sĂ©ance d’exorcisme semble faire dans la grosse surenchère. Les affiches sont nombreuses dans le mĂ©tro et si le cĂ´tĂ© horreur semble bien prĂ©sent, je crois qu’une grosse partie du marketing se fonde sur autre chose. Je vous laisse deviner avec cet indice :

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Les Passagers racontent les liens entre une psychologue et les rescapĂ©s d’un crash d’avion. La bande-annonce, comme le film sans doute, tourne rapidement au thriller surnaturel. Ca n’a pas l’air d’ĂŞtre le nouveau Sixième sens mais plutĂ´t de se rapprocher de films « Ă  esprits » ennuyeux tels Dragonfly, La prophĂ©ties des ombres ou La voix des morts(si vous ne connaissez pas, ce n’est vraiment pas la peine de chercher Ă  en savoir plus sauf si vous ĂŞtes fan absolu de, respectivement Kevin Costner, Richard Gere, Michael Keaton). Sans grand intĂ©rĂŞt, la meilleure scène doit ĂŞtre celle du train que nous voyons donc dans la bande-annonce. Le rĂ©alisateur Rodrigo Garcia s’est fait la main sur des sĂ©ries aussi prestigieuses que les Soprano, Carnivale, Six Feet Under ou Big Love dont il a eu l’honneur de rĂ©aliser le pilote. Tristement, son film ne semble pas avoir eu les honneurs d’une grosse sortie aux USA et sort en DVD en mars. Tout indique une sortie technique pour la France. Le casting est cependant intĂ©ressant : Anne Hathaway qui est surtout excellente dans les comĂ©dies, Patrick Wilson (que je ne connais pas en fait – il joue dans Watchmen), Dianne Wiest, David Morse, William « Smoking Man » B. Davis et Clea DuVall.

Duo fĂ©minin de charme pour le film Loin de la terre brĂ»lĂ©e : Kim Basinger et Charlize Theron. Le propos du film n’a cependant rien de charmant et semble au moins aussi dĂ©primant que 21 Grammes. Normal, le rĂ©alisateur Guillermo Arriaga est scĂ©nariste de ce dernier ainsi que d’Amours chiennes et Trois enterrements. La bande annonce rĂ©vèle quelque peu l’ambiance (amants, filles cachĂ©es, mari violent mais qui pleure dans sa voiture et une caravane qui fait boum) et suggère Ă©galement une mise en scène comme les films de Alexandro Gonalez Inarritu. Une marque de fabrique en somme.

Et on va s’arrĂŞter lĂ , on pourrait se laisser tenter par la comĂ©die fantastique La ville fantĂ´me de David Koepp, un des scĂ©naristes les plus prisĂ©s d’Hollywood je pense (en vrac : Spider man 1&2, la guerre des mondes, indy IV, Snake eyes, Panic Room…) mais le film risque de passer inaperçu.

Et maintenant, la bande-annonce con de la semaine qu’on peut voir ici. Si ça se trouve, le film est pas mal mais faire de la pub avec exclusivement un type dans une voiture rouge…

 Par Pascal     Commenter11 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Les comédies en affiche

Encore des ressemblances troublantes entre deux comédies françaises : Vilaine et Un chat un chat.

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Nous ne sommes pas vraiment loin du jeu des sept diffĂ©rences : un chat, une fille et une poubelle (les modèles semblent identiques). Notons que Chiara Mastroianni n’a pas de tablier. La SPA s’insurgeait contre l’affiche de Vilaine, Un chat un chat est peut-ĂŞtre une rĂ©ponse faisant suite Ă  ce scandale national.

 Par Pascal     Commenter8 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Harry Potter et le prince de sang mĂŞlĂ© – la bande-annonce

Le sixième Ă©pisode de la saga Harry Potter est mon prĂ©fĂ©rĂ© de la sĂ©rie. Dès l’introduction, on ressent de la peur, le poids des trahisons et des manipulations. Le livre est triste et parfois troublant lorsqu’il raconte l’histoire de Voldemort alors enfant mais dĂ©jĂ  si conscient de ce qu’il devient. La dernière partie mĂŞle action non stop, enjeux dantesques (la prise de pouvoir des sbires de Voldemort) et un face Ă  face bouleversant que j’imagine encore au milieu des flammes et du chaos avec un Harry Potter impuissant, vaincu. Le problème est que j’ai du coup une vision très personnelle mais aussi très claire de que ce je voudrais voir Ă  l’Ă©cran : la moitiĂ© du film sur Voldemort travaillant assidĂ»ment Ă  son ascension, terrifiant jusqu’Ă  sentir la prĂ©sence de Potter et Dumbledore invisibles, un Harry Potter toujours spectateur des Ă©vĂ©nements incapable (sauf sur la montagne oĂą il se bat jusqu’Ă  ĂŞtre Ă  bout de forces) de changer le cours des choses, des coupes claires sur tout ce qui pourrait ĂŞtre « joyeux », de la fureur et du sacrifice. Et un peu de Luna Lovegood, personnage formidablement adaptĂ© dans le film prĂ©cĂ©dent. Je risque d’ĂŞtre déçu.

De nombreuses bandes-annonces circulent. Je trouve que celle-ci est la meilleure, la plus tragique et qui rĂ©pond Ă  ce que j’espère.

 Par Pascal     Commenter7 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Bellamy

Vu le 25/2/2008 Ă  l’UGC George V salle 2

Bellamy est la première rencontre de deux poids lourds du cinĂ©ma français : GĂ©rard Depardieu et Claude Chabrol. Ce dernier a Ă©crit spĂ©cialement le film pour Depardieu. Comme il arrive rĂ©gulièrement dans ces rencontres arrangĂ©es, le rĂ©sultat n’est pas Ă©tincelant et le film n’est pas un succès (il marche moins bien que les quatre prĂ©cĂ©dents mĂ©trages du rĂ©alisateur). Il ne faut pas s’en dĂ©tourner pour autant car il est souvent plaisant. Depardieu est donc Bellamy, un commissaire connu et rĂ©putĂ© en vacances avec sa femme bien aimĂ©e et aimante (Marie Bunel). Mais il ne peut s’empĂŞcher d’enquĂŞter « Ă  titre privĂ© » sur une escroquerie Ă  l’assurance oĂą il s’intĂ©resse au coupable prĂ©sumĂ© en cavale. Pendant ce temps, son frère (Clovis Cornillac) mal aimĂ© lui rend visite.

De ces deux histoires, Chabrol privilĂ©gie la partie familiale plus pesante, remplis de ressentiments. Ce sont donc les tensions chez les Bellamy que Chabrol met en valeur. Presque chaque scène a son lot de sous-entendus teintĂ©e de paranoĂŻa (Bellamy est-il trompĂ© par sa femme ?). Ce n’est pas ennuyeux, certaines scènes sont très biens, mais ces retrouvailles m’ont laissĂ© quelque peu de marbre. Si la sentence finale est Ă©clatante (« J’ai trouvĂ© de la dignitĂ© Ă  me mĂ©priser moi-mĂŞme »), la rĂ©vĂ©lation associĂ©e est dĂ©cevante et la conclusion laisse autant de regrets au protagonistes qu’Ă  moi le spectateur, un peu déçu de n’avoir pas Ă©tĂ© plus captivĂ©. L’enquĂŞte, une histoire de sosies, illustre la première histoire : le flic Bellamy prĂ©fère rĂ©gler les problèmes des autres au lieu de balayer devant sa porte. Je prĂ©fère cette enquĂŞte un peu dĂ©cousue car elle est plus drĂ´les. Les rencontres de Bellamy avec le coupable ou les apparitions de la femme fatale (excellente Vahina Giocante) sont savoureuses. Et la chute au tribunal fait preuve d’un mĂ©pris très joyeux pour la justice.

Bellamy, c’est aussi tout le savoir faire de Chabrol : l’art du dĂ©cors bourgeois sous toutes ses coutures (avec l’irruption ostentatoire de l’Ă©cran plat). Les dialogues sont souvent très forts avec une certaine dĂ©lectation pour les rĂ©pliques dĂ©licieusement idiotes. Dans un bricomarchĂ©, Bellamy regarde des clous et une vendeuse lui dit :« Vous ĂŞtes venus pour des clous ? – J’espère pas. ». Oui, ça me fait vraiment rire tout comme le repas gastronomique chez le couple homosexuel.

Le metteur en scène fait toujours la part belle aux acteurs. Je ne connaissais pas vraiment Marie Bunel (vu pourtant dans La Fille coupĂ©e en deux) mais elle est lumineuse tout comme les deux autres femmes du film, Vahina Giocante et Adrienne Pauly. Trois femmes et tempĂ©rament forts mais tous distincts. Chez les hommes, Jacques Gamblin semble beaucoup s’amuser dans ses multiples rĂ´les. Clovis Cornillac, dĂ©jĂ  avec Depardieu dans AstĂ©rix 3, est toujours bon, toujours lui-mĂŞme.
Et le metteur en scène fait la part belle Ă  Depardieu/Bellamy, moteur et donc raison d’ĂŞtre de ce bon film. SĂ©ducteur, lubrique, ironique, drĂ´le, triste, mĂ©prisant, curieux, amical, amusĂ©, dĂ©sagrĂ©able, lucide, chanceux, malheureux… le personnage sonne comme un portrait de l’acteur. Encore plus que le rĂ©cent Diamant 13, GĂ©rard Depardieu n’est pas gros mais imposant, immense. Certes, Bellamy n’est pas un film passionnant mais il a suffisamment de moments dĂ©licieux pour qu’on s’y attarde.

A part ça, ça fait beaucoup de Bellamy(s) dans le texte.

bellamy-depardieu-gamblin

 Par Pascal     Commenter5 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma

Les sorties du 4 mars

Semaine assez Ă©clectique comme souvent mais assez portĂ©e Ă  l’international i.e. quelques films autres que français/amĂ©ricains.

Mine de rien, il y a 14 films Ă  l’affiche. Comment peut-on espĂ©rer que tous vont toucher un public ? A la limite une bouse US issue d’un studio aura une deuxième chance en dvd, Ă  la location, dans un soldeur ou une deuxième partie d’une chaĂ®ne du câble. Pour les autres films, la sortie au cinĂ©ma constitue une sorte de baroud d’honneur dans le pays oĂą il sort : le film aura quelques critiques, quelques spectateurs puis tombera dans l’oubli. C’est assez triste tous ces films qui vont au casse-pipe. Enfin ça dĂ©pend des films.

watchmen milk lavague evangelion

Le gros morceau de la semaine serait donc le fameux Watchmen : Les gardiens. Après le succès colossal de 300, Zach Snyder s’est lancĂ© dans une entreprise faramineuse : l’adaptation de Watchmen. C’Ă©tait il y a quand mĂŞme une bonne annĂ©e. Depuis la presse spĂ©cialisĂ©e et la blogosphère ne semblent jurer que par ce film. Watchmen par ci, Watchmen par lĂ . Sincèrement, je ne crois pas qu’il s’est passĂ© plus de deux semaines sans qu’une info soit relayĂ©e sur ce film Ă©blouissant avant qu’on ne l’ai vu. Je suis demeurĂ© assez circonspect. Pourquoi ? La bande-annonce nous dit « le plus grand roman graphique de tous les temps ». Eh bien moi, j’avoue mon inculture : je n’en ai jamais entendu parler de ce roman graphique. Roman graphique… « C’est une bd ? Non majestĂ©, c’est un roman graphique. Ah. ». Bref, on ne peut pas dire que je pouvais difficilement ĂŞtre enthousiaste du moins pas plus que si on m’annonçait qu’un bon rĂ©alisateur allait rĂ©aliser un nouveau film. C’est son mĂ©tier quand mĂŞme. La deuxième bande annonce a de l’allure (très belle bande-son, musique comme bouts de dialogues), il faut bien en convenir. Watchmen semble ĂŞtre beau visuellement avec histoire (enquĂŞte sur fond de fin de monde) et personnages (c’est dur d’ĂŞtre un super hĂ©ros) apparemment plus convenus. Ca me va, i will watch the watchmen. Quoi que ça dure dans les 2h40. Et voir un mĂ©trage de cette durĂ©e est assez dĂ©licat point de vue horaires (et boulot) Ă  Paris.

Cela fait bien quinze ans que Gus Van Sant a ce Milk en tĂŞte. Il avait Ă©tĂ© par exemple prĂ©vu pour Robin Williams dans les annĂ©es 90. Ce biopic retrace le parcours d’Harvey Milk (Sean Penn), politicien ouvertement homosexuel Ă  San Francisco dans les annĂ©es 70. Dans ces derniers films, Gus Van Sant n’a pas eu peur de faire du cinĂ©ma assez expĂ©rimental (Le palme d’oresque Elephant, Gerry ou dans une certaine mesure l’intĂ©ressant Psycho) mais il est certainement ici dans un registre plus traditionnel (comme le très bon Will Hunting ou le sympa A la rencontre de Forrester). Tant le sujet que le genre ne peuvent laisser indiffĂ©rent les professionnels d’Hollywood. Le film a logiquement rĂ©coltĂ© plein de nominations aux Oscars et Sean Penn a finalement obtenu l’Oscar pour sa prestation.

Un film allemand est Ă  l’honneur cette semaine : La vague. Le film s’inspire d’un fait divers qui m’a assez marquĂ© : dans un lycĂ©e, un professeur avait fait une expĂ©rience tentant d’instaurer une idĂ©ologie fascisante (la troisième vague) auprès des Ă©lèves. En quelques jours, il avait su en endoctriner un bon nombre. L’histoire est visiblement Ă  prendre avec des pincettes Ă  tel point que l’article de wikipĂ©dia conclut par un ironique « D’un point de vue sociologique, le fait que le public semble prĂŞt Ă  accorder crĂ©dit Ă  la « Troisième Vague » telle qu’elle est relatĂ©e dans les adaptations artistiques pourrait en lui-mĂŞme provoquer un questionnement et constituer un objet d’étude. ». Le film de Dennis Gansel reprend ce thème dans une Ă©cole allemande. Le concept rappelle un autre film allemand de Oliver Hirschbiegel, très tendu : L’expĂ©rience oĂą on impose Ă  un groupe de gens un rapport prisonnier/gardien.

evangelion-poster

Un peu d’animation japonaise maintenant avec Evangelion 1.0 : you are (not) alone. Très grande sĂ©rie des annĂ©es 90, son crĂ©ateur Hideaki Anno s’est lancĂ© dans une curieuse aventure : revisiter sa sĂ©rie, 26 Ă©pisodes, en une trilogie avec les techniques d’animation modernes et, nĂ©cessairement, une synthèse de sa riche histoire. La bande-annonce, mĂŞme avec une VF vraiment nulle, me rappelle quelques beaux souvenirs. Revoir le mĂ©lancolique Shinji, condamnĂ© Ă  sauver l’humanitĂ©, est assez touchant. Le titre est joli. Reste Ă  convaincre ma femme qu’un film avec des robots gĂ©ants, ce n’est pas forcĂ©ment comme regarder Goldorak chez DorothĂ©e.

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Une comĂ©die amĂ©ricaine sort ce mercredi : Marley et moi qui est un gros succès outre-atlantique. Je suis un grand fan d’Owen Wilson, sorte de double du rĂ©alisateur Wes Anderson et acteur gĂ©nialissime par sa simple prĂ©sence, pour l’humour dĂ©calĂ© et mĂ©lancolique qu’il dĂ©gage naturellement. Bien que je sois moins fan de Jennifer Aniston (pas brillante dans Ce que pensent les hommes), je suis toujours attachĂ© Ă  elle et ses amis de Friends. Marley et moi est enfin un très gros succès aux USA. Quel est le problème alors ? Mais tout simplement ça :
marleyetmoi-chien
Eh oui, le bon coup du chien qui fait des catastrophes partout. AchetĂ© comme une sorte de substitut Ă  un enfant (qu’importe ce que diront les sociologues/mĂ©decins/psys… je trouve ça complètement con) qu’il ne veut pas, Marley va finir par devenir le meilleur ami du couple vedette. La bĂŞte immonde, le Mal cinĂ©matographique frappent une nouvelle fois. MĂŞme avec quelques passages drĂ´les (Kathlenn Turner semblent très amusante), la bande-annonce n’est en plus d’aucun secours : elle ne m’Ă©pargne pas grand chose : il va falloir se farcir le chien. En plus il s’appelle Marley en l’honneur du chanteur. Je dĂ©teste Bob Marley. Mais j’aime Owen Wilson. Peut-ĂŞtre ferais-je un effort…

Autre comĂ©die amĂ©ricaine mais romantique et londonienne : Last Chance For Love, titre « français » de Last Chance Harvey ! Un romantique atypique puisque ce ne sont pas des trentenaires mais des cinquantenaires qui mènent le bal soit Dustin Hoffman (72 ans en fait et donc en pleine forme) et Emma Thompson (50 ans). La bande-annonce fait presque comme si de rien Ă©tait, le couple fait son âge mais c’est la romance qui est privilĂ©giĂ©e. Et la bande-annonce semble elle-mĂŞme une version courte du film. Mais bon, c’est une comĂ©die romantique, pas Ă  un thriller Ă  rebondissements. Tout ceci semble fort charmant en tout cas.

Retour en France, dans le sud sur la riviera, avec le Premier Cercle. Comme nous le savons tous, on est lĂ -bas truand de père en fils façon le Parrain. Eclectique (les pas mauvais Un Jeu d’enfants et Jean-Philippe), le rĂ©alisateur Laurent Tuel se prĂŞte au genre du destin de la famille de gangsters, ici des ArmĂ©niens. L’affiche et la bande-annonce sont très sĂ©rieux mais l’histoire convenue soit un fils (Gaspard Ulliel) hĂ©ritier souhaitant quitter le grand banditisme et qui devra faire face Ă  son père (Jean Reno) car il est tombĂ© amoureux. Ah, l’amour. Je lis dans une interview du rĂ©alisateur que son ambition est de « Proposer un spectacle populaire Ă  l’intĂ©rieur duquel j’ai tentĂ© de convoquer tout l’éclectisme de ma passion pour le cinĂ©ma, d’aller Ă  contre-courant de ce que le public peut attendre d’un film “de genre” et de capter l’attention des spectateurs avec une histoire dont les enjeux, aux rĂ©sonances universelles, peuvent les concerner intimement. »
Très ambitieux au vu des images Ă  l’Ă©cran. Quant au contre-courant, je pense que ce devrait ĂŞtre l’inverse. Je n’irai sans doute pas le vĂ©rifier.

Il y a bien d’autres films, je pense Ă  Pour un fils avec Olivier Gourmet et Miou-Miou qui a l’air pas mal, mais c’est tout simplement impossible que je me rende dans une salle pour le ou les voir.

 Par Pascal     3 commentaires4 mars 2009    Catégories: Articles CinĂ©ma


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