Archives de août 2008

The Betrayal

Seinfeld, Saison 9, Épisode 8 – n° 164.
En hommage à Harold Pinter et sa pièce du même nom. Autre référence à la pièce dans l’épisode, un des personnages, l’ex-futur mari de Sue Ellen Mischke, se nomme Pinter.

Il s’agit d’un épisode monté à l’envers. Il commence par la fin de l’histoire, et finit au début, onze ans avant, par une série de flashbacks successifs. Les intervalles de temps entre chacun d’eux varient de quelques secondes à plusieurs années. Assez chaotique.
Le premier visionnage est déconcertant. Le DVD propose une vision à l’endroit, même si l’intérêt en est assez limité.

Ça commence donc par le générique de fin :

The Betrayal

Les scénaristes ont introduit de manière exacerbée des éléments qui évoluent dans le temps. Comme la sucette de Kramer qui se reconstitue au fur et à mesure de l’épisode:

Kramer - The Betrayal Kramer - The Betrayal

Kramer - The Betrayal Kramer - The Betrayal

Les principaux traits de la série sont bien présents : La rage et l’esprit de vengeance de George, ses principes stupides – comme garder tout le temps ses Timberland pour apparaître plus grand à sa copine.
Les délires superstitieux de Kramer. Et les traîtrises de Newman.
Et toujours cet immense gaspillage, omniprésent dans la série, dans la relation gâchée entre Nina et George (et Jerry…).

Nina - The Betrayal

C’est dans cet épisode où l’on assiste à la première rencontre entre Jerry et Kramer, onze ans avant les faits actuels. Où sont prononcés les mots de Jerry ayant déclenché toutes les aventures des quatre compères :  » We’re neighbors. What’s mine is yours « . La cause originelle.

Il y a du génie dans cet épisode. Les scénaristes ont du énormément s’amuser à le créer. Mais ce n’est pas seulement une expérimentation réussie. L’intérêt du spectateur est préservé.

G’night, Jugdish.

 Par Jb     Commenter29 août 2008    Catégories: Séries

RIP Heath Ledger

Si on essaye d’oublier la publicité autour de The Dark Knight, on peut toujours trouver que l’interprétation du joker par Heath Ledger est hallucinante. Un méchant hors norme et dérangeant, un acteur au service du rôle et du film car Heath Ledger ne cherche pas à tirer la cape de Batman vers lui. Tous ces éloges dithyrambiques nous conduisent au succès et peut-être à l’oscar et le succès. Certes Batman peut drainer les foules à lui tout seul** mais Ledger n’est évidemment pas pour rien dans le succès exceptionnel du film.

On peut critiquer Terry Gilliam sur ces réserves à propos de la publicité autour de l’acteur qui jouera son dernier rôle dans son prochain film (et où Jude Law, Johnny Deep et Colin Farrel joueront le même rôle), The Imaginarium of Doctor Parnassius. On peut critiquer la paranoïa, l’anti-conformisme systématique du réalisateur sur les producteurs et remarquer que le Monthy Python n’a jamais vraiment porté Hollywood dans son coeur. Pourtant, on peut se demander d’où vient cette surabondance de louanges, au-delà d’une attirance un peu morbide, d’autant plus que Heath Ledger vivant n’aurait pas atteint un tel niveau de reconnaissance pour The Dark Knight.

heath-patriot

Revenons donc sur la carrière et les films de ce jeune acteur. Déjà on peut dire que je n’ai pas tout vu de l’acteur australien ainsi le thriller Two Hands ou la comédie Ten Things I Hate about you avec aussi Julia Stiles qui marquent ses débuts.
J’ai entendu parler de Heath Ledger pour la première fois pour Le Patriote de Roland Emmerich. Il était présenté comme le nouveau Mel Gibson soit un jeune premier bourré de talent. Le film n’est cependant pas Mad Max pas plus que l’acteur occupe la tête d’affiche puisqu’il interprète le fils de Benjamin Martin aka Mel Gibson car Le Patriote est avant tout au service de la véritable star. Aussi, sans vraiment crever l’écran, le film, très bon au demeurant, est un excellent tremplin.

Sorti après Le Patriote, Chevalier et son réalisateur Brian Helgeland capitalisent sur Heath Ledger star en devenir. Le ton de ce film, qui est surtout une comédie, est plutôt intéressant. Loin d’être le simple bellâtre héroïque évoqué par l’affiche et malgré des critiques fort mitigées aussi bien sur le film que son interprétation, l’acteur tire son épingle du jeu sans encore émerveiller.

Quelques mois plus tard, cette volonté de sortir des chemins balisés est confirmée avec A l’ombre de la haine de Marc Forster. Je ne rate jamais une occasion de dire du mal de ce film profondément épouvantable mais finalement bien interprété sauf Halle Berry trop souvent outrancière, curieux qu’elle est obtenue l’oscar. Le rôle de Ledger est très court et du coup surprenant à l’image de son glacial suicide face à son père. Alors en pleine ascension, l’acteur choisit un petit rôle dans un film « difficile » mais un rôle qui marque les esprits.

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Le film de Marc Forster aurait pu être un tournant dans sa carrière mais les trois-quatre années qui suivent ne seront pas vraiment mémorables, presque une traversée du désert : d’abord justement le film Frères du désert, un film « à la » David Lean dit un peu poussif (à ce qu’on m’en a dit). En 2003, Heath Ledger s’empare du rôle véridique de Ned Kelly, une sorte de Robin des Bois australien. Etant donné sa distribution, Heath Ledger mais aussi Orlando Bloom, Rachel Griffiths, Naomi Watts, Geoffrey Rush, et le peu de publicité autour de ce film même pas sorti en France, difficile de croire au chef d’oeuvre. Le film fait 882 entrées en Lettonie (!). Vient enfin le sinistre Purificateur où Ledger retrouve le réalisateur de Chevalier, pour une plongée dans le paranormal.

C’est en 2005 que l’acteur s’impose avec Brokeback Mountain. Plus encore que Jack Gyllenhall, Heath Ledger explose dans ce film. Le mélodrame se prête bien à la découverte d’une acteur et son entrée dans a légende. L’approche du film est radicale car même si Ang Lee fait tout pour mettre en avant son histoire d’amour impossible, l’homosexualité est traitée frontalement (et abruptement) et sort le film de l’universalité. Tant et si bien que Brokeback Mountain est un film dont on ne peut être sur qu’il sera un classique de demain. Reste que Ledger est vraiment admirable.
Avec Les Frères Grimm, la même année, Ledger confirme définitivement, du moins à mes yeux, qu’il n’est pas une sensation éphémère. Brokeback Mountain est un film à oscar et il n’est pas si étonnant de trouver des interprétations « oscarisable ». Dans ce film de Terry Gilliam un peu raté et charcuté, on n’attendait pas beaucoup du duo d’acteur Matt Damon/Heath Ledger. Sans véritable contrainte, Heath Ledger s’y révèle prodigieux, buté et frustré par une vie de mensonges.

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Enfin, vient la nouvelle de sa présence dans la suite de Batman Begins qui cachent quelques autres films plutôt confidentiels comme Casanova de Lasse Hallström et Candy de Neil Armfield. La consécration est au bout du rôle mais le triste destin fait son oeuvre le 22 janvier 2008.

Heath Ledger est mort à 28 ans. Soyons honnête : ses titres de gloire n’était pas vraiment nombreux. Mais Brokeback Mountain, Brother Grimm et peut-être son dernier film, The Imaginarium of Doctor Parnassius de Terry Gilliam, révélaient un acteur plus que prometteur et singulier. Batman et son désormais inoubliable Joker sont passés par là. Maintenant, on écrit le plus possible avec tous les superlatifs possibles. La légende doit s’en emparer coûte que coûte. La consécration est donc là mais elle a un goût amer.
Heath Ledger ne sera pas James Dean. Ce n’est pas un acteur en pleine gloire qui part mais un jeune homme qui s’en approchait peu à peu. Cela me rend triste. Qu’il soit assuré que je me souviendrai toujours de lui, de cet instant bouleversant où seul et mutique dans sa caravane, Ennis/Heath caresse les vêtements de son amour perdu à jamais…

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** Rappelons que Batman 1,2 et 3 battirent chacun le record de recette lors de leur premier weekend d’exploitation aux USA.

 Par Pascal     Commenter27 août 2008    Catégories: Articles Cinéma

The Dark Knight

Vu le 15/8/2008 à l’UGC Normandie Salle 1 en VO

Il y a des films dont on attend toujours beaucoup. Ce fut le cas de Wall-E ou de Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal et ces films répondirent à mes attentes. J’attendais aussi beaucoup de The Dark Knight encouragé par des critiques élogieuses et un succès phénoménal du moins en termes financiers puisqu’en fait le film fait à peu près autant d’entrées que Spiderman 2 sur le sol américain. Et bien sur, la disparition de Heath Ledger alors que les premières photos promettaient beaucoup aussi bien pour le film et son rôle déviant du Joker que pour l’avenir de l’acteur. Transcendant tout ce qu’on pouvait espérer, The Dark Knight est un film exceptionnel.

La durée du film, près de 2h30, ressort comme une force car The Dark Knight est un film intense, abordant de nombreux thèmes avec des réflexions passionnantes qu’il serait difficile d’énumérer sans plusieurs visions. Le plus marquant sont peut-être les mesures extrêmes que Batman (Christian Bale est tout simplement parfait) prend comme son système de surveillance global ou son choix de construire littéralement un héros, choix le conduisant à tous les sacrifices, pour sauver Gotham et l’humanité de la déchéance. Cette déchéance est personnifiée par le Joker, vilain totalement nihiliste ou plutôt dont le seul but est de révéler au grand jour la bassesse des hommes, de faire jaillir l’anarchie. Sa lutte frôle la politique à la manière d’un V for Vendetta terriblement déviant et dérangeant. Heath Ledger est mieux qu’à la hauteur du rôle, il réinvente la figure du Mal.

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Il est ainsi question de justice développée sous bien des aspects entre l’arbitraire le plus glacial et l’abnégation et dont le propos apparaît comme très actuel. Pour appuyer cette impression, la physionomie de ville de Gotham City a changé entre Batman Begins et ce film. Elle conserve toujours son impression de cité décadente, au bord du chaos, mais avec la forme d’une ville moderne aussi reconnaissable qu’anonyme : n’importe quelle grosse ville occidentale en somme. The Dark Knight a un discours politique mais pas militant, juste.

Et sans concession. Christopher Nolan bénéficie de libertés que n’offrent pas les blockbusters traditionnels. En s’étant attaqué à un personnage légendaire, mais aussi rentable, le réalisateur de Memento construit son personnage et un univers sur la longueur, comme Sam Raimi sur Spiderman. Et après l’échec des Batman colorées période Schumacher, la direction très désenchantée de Nolan n’est soumise qu’à peu de concessions. Ainsi la fin n’est pas un festival pyrotechnique mais un double face à face théâtral avec en toile de fond un enjeu d’une tension inouie : on pourrait sans doute consacrer tout un article sur la nature humaine autour de ce qu’il se passe à bord de ces deux bateaux piégés et de sa résolution bouleversante sans être hypocritement optimiste.

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The Dark Knight foisonne d’autres intrigues, décrit un triangle amoureux tragique, pose la question des médias, du poids de la célébrité (les faux Batman), de la complémentarité des vilains et super héros, du pouvoir de la pègre, de la corruption… le tout sans jamais être bavard quoique parfois un peu tortueux. Mais tellement impressionnant : chaque scène, chaque instant nous conduit davantage au bord du gouffre. Aussi crépusculaire mais très supérieur à Batman Begins, déjà excellent, The Dark Knight ne sacrifie rien non plus au spectaculaire. A ce jeu, Nolan s’en tire un peu mieux que le premier film. Rien d’homérique mais des moments, des explosions fort réussies comme le renversement du camion du Joker plutôt drôle (« He missed us ! » juste avant que le camion se renverse). Ce sixième Batman s’autorise même plusieurs pointes d’humour souvent noires parfaitement dosées dont certaines anthologiques. Le « tour de magie » du Joker devant des truands risque de rentrer dans les annales.

The Dark Knight est un film complet en somme qui développe intelligemment tous les personnages accentuant l’importance de James Gordon ; Gary Oldman est parfait en héros effacé mais indispensable dont l’ultime monologue résume tout le film de manière grandiose. Voir The Dark Knight est une expérience formidable. C’est le grand cinéma, dense, noir et jouissif. Un monument.

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 Par Pascal     3 commentaires23 août 2008    Catégories: Articles Cinéma

Les deux préquelles de Battlestar Galactica

Alors qu’on se rend horriblement compte qu’il faudra attendre plusieurs mois avant de revoir nos amis les Cylons et la toute fin de l’h(H)istoire, les créateurs et producteurs de Battlestar Galactica travaillent sur des développements autour de celles-ci. Si Ronald D. Moore a toujours démenti qu’un film pour le cinéma serait mis en chantier, nous apprenons que pas moins de deux préquelles sont officiellement lancées.

La premier suit un peu le genre de BSG Razor puisqu’il s’agira d’une intrigue parallèle se déroulant plus ou moins durant l’attaque des Cylons au tout début du pilote. Elle serait normalement centrée sur les Cylons dont l’excellent Dean Stockwell. Tournage en été pour une sortie prévue peu après la fin de la saison 4. Il n’est en outre pas exclu que d’autres téléfilms voient le jour.

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Le deuxième développement est tout simplement la fameuse série Caprica, spin off au sens large qui reviendra sur la famille Adama avant la première guerre Cylon. L’histoire sera donc une histoire de famille ou plutôt de deux familles : les Adama, menés par le fameux avocat relaté dans BSG Joseph Adama (Esai Morales, excellent dans la saison 2 de Jericho) et les Graystone. Le principal protagoniste de cette dernière famille sera Daniel Graystone (joué par Eric Stolz), un chercheur en intelligence artificielle, élément intéressant puisque la série devrait développer des intrigues sur les premiers Cylons véritablement humanoïdes qui subjugueront l’humanité.

Le traitement ne devrait pas avoir beaucoup en commun avec BSG comme en témoigne un de ses créateurs, :
« Caprica is a story that Ron Moore and I concocted with Remi Aubuchon, and we’re casting as we speak, » Eick said. « I’m very excited about that. If Battlestar Galactica is ‘Black Hawk Down,’ I would say that ‘Caprica’ is ‘American Beauty.’ »

La comparaison BSG/Black Hawk Down me laisse quelque peu perplexe autant qu’American Beauty pour Caprica. Il demeure que ces deux films sont véritablement éloignés.

En l’état, il est préférable de se réferer à la bande annonce de cette nouvelle série. Et effectivement, cela n’a pas grand chose à voir avec BSG. Aucune véritable trace de science fiction/space opera mais on trouve des éléments intéressants qui rappellent A.I. pour les relations avec les robots mais aussi un style qui rappelle Gattaca : un futur discret, un peu désuet, mais paradoxalement écrasant puisque régit par des règles, un mode de vie irréversible. Et qui s’avérera dévastateur…

 Par Pascal     Commenter16 août 2008    Catégories: Séries

Wall-E

Vu le 31/7/2008 à l’UGC Danton Salle 1 en VO

Enfin, je vois Wall-E. Nous n’avions vu d’abord que des images de Wall-E puis EVE puis quelques publicités de BuynLarge. Au delà de ces images poétiques, il fallait bien raconter quelque chose. Andrew Stanton divise son film en deux parties qu’il lie essentiellement par l’amour inconditionnel de Wall-E.

Autour de ce couple, il y a le néant, terrestre en premier, puis humain. Reprenant le thème de l’homme seul dans son monde appliqué à la machine, le réalisateur du Monde de Nemo décrit d’abord le quotidien drolatique et plus ou moins vain du robot Wall-E devenu sensible à force de visionner, 700 ans durant, une comédie musicale (Hello Dolly). L’arrivée d’EVE depuis les étoiles et surtout son arrêt momentané sont d’une poésie rare, difficile d’y voir du tire-larme facile.
La deuxième partie est génialement absurde avec la compagnie buynlarge remplaçant ACME. On se retrouve comme plongé dans l’univers de Tex Avery qui nous présentait la maison de demain. Suivant les sensibilités, on pourra y trouver un message écologique, ce que le réalisateur rejette, aussi bien qu’une farce comme l’injustement boudé Idiocracy (tout ceux qui l’ont vu autour de moi ont pourtant aimé).

Le bestiaire robotique est un peu un prolongement ce monde absurde, les robots héritant de nos problèmes contemporains pour servir l’homme avec un certain sens de la manipulation. L’inventivité, l’imagination règnent en maître jusqu’à l’apothéose dans l’ « hôpital psychiatrique » des robots ou la découverte de Wall-R. Et comme dans tous les Pixar, le ryhtme est trépidant, les rebondissements, les détails et les références (explicitement 2001) très nombreuses.

Faisons donc simple : Wall-E est un film beau, très beau dans sa première partie et magnifiquement touchant. Après une dizaine de rebondissements, les derniers instants m’ont terrifié jusqu’à ce que les mains s’effleurent. Wall-E est bien cette histoire d’amour éternelle.

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J’ai cependant cette impression d’avoir espéré un peu plus. Quand on attend un film depuis plus d’un an il y a toujours cette appréhension que celui-ci ne soit pas à la hauteur de nos espérances même avec un consensus critique et public. De ce point de vue, le succès de Wall-E est indéniable mais similaire aux autres Pixar en terme de recettes avec un engouement critique cependant (encore) plus grand sur ce robot amoureux.

En quelque sorte le film ne sort pas du lot. Rien qu’à dire ça, c’est presque injurieux envers la réussite que constitue Wall-E. Le constat est là : les films précédents de Pixar sont souvent si parfaits et singuliers qu’on en est presque à trouver ça normal d’adorer les films si bien qu’un film très légèrement en deçà comme Cars (ce n’est pas mon avis pour ce film mais visiblement c’est un avis assez commun) est presque considéré comme un échec. C’est aussi ça la rançon du succès.

Devant tant de chef d’Å“uvres produits par la firme de Disney, il serait aussi indécent que je tente d’essayer de les classer par ordre de préférence. Je ne vais pas le faire maintenant (je me demande par contre si j’en ai pas déjà fait un) mais je crois que c’est toujours Monstres et compagnie mon préféré. L’avenir pour le film est de toute façon radieux car, comme le fait Ratatouille, Wall-E suscite l’émerveillement. C’est ce qu’il y a de plus beau au cinéma.

 Par Pascal     2 commentaires9 août 2008    Catégories: Cinéma

X Files Régénération

Vu le 30/7/2008 à l’UGC Montparnasse Salle 3 en VF

Avant et lors de sa sortie, on a certes parlé de cet X Files mais, cinq ans après les adieux de Mulder et Scully, le film de Chris Carter n’a semble t’il rien d’un événement. Avec un budget raisonnable d’environ 30 millions de dollars et un marketing peu soutenu, dont on retiendra toutefois un fort amusant fake sur une intrigue autour d’un loup garou, le résultat est une sortie presque en catimini et un box office en conséquence soit des chiffres (il devrait se terminer autour de 25 millions de dollars sur le sol américain) dans l’absolu assez faibles mais convenables rapporté au budget engagé. Ce résultat reflète aussi un peu la vivacité des fans. On est a priori assez loin d’un bon film de Star Trek mais X Files bénéficie d’un potentiel international plus élevé quand bien même les seulement 200 000 entrées en France en première semaine me contredisent.

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Cette référence à la série du regretté Gene Roddenberry n’est pas anodine puisque, même au vue des recettes et du curieux, et amusant, post générique sous forme d’adieu, l’intention de Carter n’est pas de mettre un terme à ce qui l’a rendu célèbre pour, enfin, passer à autre chose. Il suffit en effet de voir les crédits de Carter sur imdb pour constater tout l’emprise de X Files sur sa carrière. Il n’en avait cependant pas besoin : on ne refait pas un film pour nous dire « ah, au fait cette c’est fini. ». Et à moins que les articles relatant son souhait, et le souhait des protagonistes, de faire un autre film soit une vaste blague (complot ?), on est heureux d’apprendre que la franchise pourrait revenir au cinéma une nouvelle fois.

Même si Chris Carter s’écarte un peu de X Files avec un prochain film plus personnel, les choix opérés dans le film laissent cette impression de vouloir revenir vers Mulder et Scully, de raconter ce qu’ils deviennent. Sans faire de grandes révélations, on ne trouvera aucune conspiration complexes et aucun extra-terrestre dans X Files Régénération mais simplement quelques tonalités fantastiques. Le film se focalise sur ses deux héros et leur relation. C’est peu de dire que le film gagne donc beaucoup en clarté avec son scénario constituant un stand alone à l’usage de ses fans.

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X Files Régénération laisse donc très peu de choses en suspens et confronte ses personnages à des sujets qui leur tiennent à coeur, la religion chez Scully, le deuil de la soeur chez Mulder, en attaquant le sujet plus frontalement que la série. C’est la même approche dans les films de Star Trek du moins Next Generation : l’humanité de Data, le rapport au temps et aux Borg de Picard. Ces intentions sont finalement modestes mais dignes d’intérêt. Et de fait, X Files Régénération est un film modeste sans effets pétaradants et révélations tonitruantes.

Il en résulte un long métrage qui n’a certes pas un rythme frénétique pas plus que de gros rebondissements, la faute surtout à des méchants sans saveur comme ce Russe en 4*4 purement fonctionnel. En contrepartie, Carter prend de véritables libertés avec le format de la série devenu au fil des saisons souvent agaçant. Si certains personnages sont mystérieux, aucun ne détient LA vérité sans la transmettre qu’à travers des paraboles foireuses, défaut agaçant qu’on retrouve dans de nombreuses séries actuelles comme, au hasard, Lost (cf le personnage de Benjamin Linus).
De plus, le script s’amuse de la pédophilie comme de George Bush et offre un dernier acte tendu et déviant entre homosexualité et transexualité bizarre et morbide. Fort de ces avantages, David Duchovny manie ironie et naïveté et n’a jamais aussi bien repris son credo « i want to believe ». Gillian Anderson est quant à elle miraculeuse. La maturité l’a rendue belle, presque rayonnante. Il suffit de revoir le pilote de 1993 pour s’en convaincre.

Au final, X Files Régénération ne transcende pas le thriller pas plus que la série. Mais Chris Carter et ses deux héros ont réussi cette gageure : le film, autant que ses deux protagonistes, sont très attachants. Ca donne envie qu’ils remettent le couvert.

xfiles-regene

 Par Pascal     1 commentaire8 août 2008    Catégories: Cinéma

Marvin le Martien en 20XX

La Warner a annoncé une adaptation à l’écran d’un de ses looney toons : Marvin le Martien. Il faut savoir que mon tout premier site internet, en 1999, était dédié à deux personnages : principalement Snoopy (je lui ai consacré l’année suivante un site qui existe encore) et Marvin. Presque une idole en quelque sorte.

marvin

La major prévoirait un film mélangeant CGI et films traditionnels où Marvin voudrait non plus mettre fin à la Terre, qui lui cachait la vue de la planète Vénus, mais à gâcher la fête de Noël (à l’aide de l’illudium Q 36 Space Modulator ?). Tout se compliquera pour lui lorsqu’il se trouvera coincé à l’intérieur d’un cadeau. Le film est clairement destiné aux petits enfants ce qui veut plus ou moins dire que Warner Bros chercherait un nouveau public puisque j’ai quelques doutes sur l’amour des enfants d’aujourd’hui pour le Martien vindicatif.

A part cet embryon d’idée, pas grand chose à nous mettre sous la dent. Seuls les producteurs (Broderick Johnson, Andrew Kosove, Steve Crystal) sont connus et on ne sait pas vraiment si d’autres toons feraient leur apparition. En tout cas, on ne prend pas la direction d’un combat homérique entre Marvin et Duck Dodgers. En tout cas, je serai dans la salle de ciné le jour de sa sortie

marvinathome

Sur Marvin

 Par Pascal     1 commentaire2 août 2008    Catégories: Cinéma

Dr House 0106

J’ai vu Mercredi ce qui semble être un des premiers épisodes de Dr House : Une mère à charge soit un ado de 18 ans qui en a finalement 15 demandant au docteur de soigner sa maman. C’était la première fois que je voyais un épisode de la série et j’ai passé un bon moment. Il y a avait beaucoup de rebondissements et un assez bon esprit. Le Docteur House m’est apparu comme un « cynique bougon mais sympa » (il hurle sur un de ses docteurs avant de dire publiquement qu’il est bon, il accepte de passer pour une enflure aux yeux de l’ado pour protéger sa mère) et ses relations avec sa supérieures étaient fort drôles. Après coup, disons deux trois minutes avant la fin, je me dis que quand même cette maman était donc plus ou moins schizo et alcoolique (ou ex-alcoolique, je n’ai pas vu le début), en manque de vitamine K (elle ne bouffait que des Hamburgers !), avait un cancer du foie (une tumeur de 5 cm) et du cuivre dans les yeux. Ca fait beaucoup quand même.
A part ça, je remarque que dans la plupart des séries les services sociaux d’aide aux enfants sont toujours traités comme des gens peu sympathiques puisqu’ils soustraient les enfants à leurs parents, une série centrée sur eux serait une bonne idée à mon avis.

 Par Pascal     2 commentaires1 août 2008    Catégories: Brèves


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