On ne pourra pas retirer aux distributeurs américains leur force à placer même leurs plus mauvaises comédies dans le circuit télé. Et accessoirement leurs gros echec commerciaux quoique Boat Trip est peut-être rentré finalement dans ses frais. Ainsi le hasard m’a permis de regarder d’un oeil, un seul oeil est amplement suffisant pour comprendre autant la trame qu’ « apprécier » les gags, plus d’une heure de ce Boat Trip soit l’histoire de deux potes s’embarquant pour une croisière en célibataire pour se faire plein de filles. Mais ils n’ont pas pris conscience que c’était une croisière pour couples gays…
Boat Trip aligne donc à peu près tous les clichés sur les homos avec des fofolles, des ymca les fesses à l’air et en cuir, des top fashions, un vieux lubrique et distingué interprété par Roger Moore qui semble avoir décidé de passer le reste de sa carrière à se marrer et être payer pour ça – à ce jeu, il était fort drôle dans le Grand Tournoi de Jean Claude Van Damme – … il y a aura aussi quelques gays « normaux » histoire de montrer aux héros qu’ils sont des gens comme les autres, mais également l’équipe de Norvège de bronzage dont Victoria « roue de la fortune » Silvstedt ! Il y a une version « unrated » où, peut-être, elle va plus loin qu’enlever les sangles de son soutien gorge. Oui car on ne peut pas dire que le film soit « chaud » ni même provocant. Il est même très sage.
Ce film marque aussi sans doute définitivement, du moins pour l’instant, l’aura positive que pouvait avoir Cuba Gooding Jr. Excellente révélation pour moi dans Jerry Maguire (avec l’oscar à la clé), il est également parfait dans le rôle court du petit ami (gay d’ailleurs) dans Pour le Meilleur et le pire et même dans Instinct que j’avais beaucoup aimé. Après il ne fait plus grand chose d’inoubliable, un De Niro un peu paresseux (Les chemins de la dignité) et un troisième rôle Pearl Harbor. Je n’ai pas vu Rat Race qui est peut-être drôle. Et puis le razzie Award succède à l’oscar et les bides s’enchaînent Boat Trip, The Fighting temptations et Ecole parternelle 2 (de Fred « les années coup de coeur » Savage !). Depuis, il tenterait de se reprendre en main.
Et finalement, sur la trame du gars qui se fait passer pour un gay pour séduire la seule fille du bateau, Boat Trip provoque une certaine torpeur dont il est difficile de sortir même si quelques gags épars pourraient être drôle. C’est sans doute cette torpeur qui est en la cause, celle qui fait qu’au lieu d’être au lit vers 22h45 on s’y retrouve vers minuit en jurant le lendemain matin qu’on ne m’y reprendrait plus. On peut toujours rêver…
Revu Troy de Wolfgang Petersen ce matin. Je n’avais pas eu cette impression de nullité au cinéma il y a quatre ans de cela. J’étais sorti de la salle assez satisfait, surtout pour les batailles, le coté spectaculaire du film.
Mais c’est franchement très limite.
Les acteurs semblent faire un concours pour déterminer celui qui jouera le plus mal.
J’ai du mal à départager le vainqueur, j’oscille entre Brad Pitt et Diane Kruger, quoique Orlando Bloom tienne la corde.
La mise en scène est d’un convenu affligeant.
Les bons points cependant: Brian Cox dans le rôle d’Agamemnon, Rose Byrne interprétant Briseis. Et les décors, assez somptueux.
Je crois me souvenir du début du jeu de Max Payne soit un gars armé en haut d’un immeuble regardant la police arriver et se demandant ce qu’il foutait là. Le reste du jeu sera quelque chose de terriblement addictif. Si par exemple le récent Resident Evil 4 est une expérience géniale de jeu vidéo tout en tension, son scénario, abracadabrant mais suffisamment immersif, demeure en deçà de celui de Max Payne qui était presque touchante, à vif. Et le jeu en lui-même avec son bullet time reste un grand moment.
Il n’est pas anormal de voir ce jeu porté à l’écran. La bande-annonce est très bonne et me donne une grande sensation de déjà vu vis à vis de certaines phases du jeu (ce qui doit être fait exprès). On trouvera en tête d’affiche Mark Wahlberg. Il est régulièrement décrié pour ses interprétations amorphes notamment dans son dernier film, Phénomènes, où il était pourtant plutôt bon en homme ne payant pas de mine. Mais une chose est sure : je ne pourrais de toute façon jamais totalement mésestimer le formidable Dirk Diggler de Boogie Nights.
Un prêt de DVD inattendu m’a fait regarder il y a un mois un film de Sophie Fillière avec Emmanuelle Devos : Gentille. Auréolée de critiques fort flatteuses à sa sortie en 2005, Sophie Fillières est considérée comme une auteur fantaisiste même loufoque à l’image du nom de l’héroïne de Gentille : Fontaine Leglou.
Le problème de Gentille est que sa mise en scène est d’une platitude sidérale si bien que si on peut rire ou sourire, tout sonne faux. La réalisatrice semble se reposer uniquement sur le talent certain de ses interprètes ainsi le monologue de Michael Lonsdale mais il ne faut attendre aucune émotion, aucune réflexion un tant soit peu juste. Ce n’est pas du cinéma. Tout au plus un téléfilm s’achevant sur un long et inattendu (et involontaire?) placement publicitaire pour les vêtements North Face et agrémenté de scènes de nudité gratuites et surtout d’une fouille de matière fécale, Fontaine y cherchant sa bague de fiançaille qu’elle avait avalée. De cette longue séquence ni drôle ni touchante mais en fait profondément con, rien de nous est épargné. John Waters aurait aimé mais rien dans le contexte ne justifie ce moment (une simple ellipse avec la bague au doigt suffisait) si ce n’est de la provocation vulgaire et toc. Il y a peut-être quelque chose de cérébral qui m’échappe. Et puis c’est loufoque… Le film a fait 47000 entrées. C’est un certain cinéma français.
Trois mois avant ce film sortait Ma Vie en l’air de Rémi Bezançon, une comédie romantique lumineuse. Avec son nouveau film, Le Premier Jour du reste de ta vie, également auréolé de critiques flatteuses, Rémi Bezançon continue de nous faire croire que le film d’auteur, puisqu’au fond il écrit et réalise, n’est pas toujours consternant.
Il y a une même scène qui aurait pu être totalement idiote dans Le Premier Jour du reste de ta vie, c’est lorsque Fleur qui vient de faire une gâterie à son copain file au toilette pour cracher mais tombe sur les parents du copain. Et pourtant, on rigole franchement. Ca doit être la mise en scène.
A première vue, ce titre, est de ces saillies réchauffées façon slogan de 68 pour ados gentiment torturés, quelque chose d’éculé en somme qui ne donne pas nécessairement envie. C’était une grossière erreur, le Premier Jour du reste de ta vie est un film réjouissant.
Le titre trouve sa justification par la construction du film puisqu’il narre cinq journées d’une famille, les parents et leurs trois enfants, sur douze ans, chacune des journées étant centrée sur un des protagonistes. Illustré par la chanson éponyme d’Etienne Daho, le réalisateur Rémy Bezançon assume même le côté ado torturé puisque c’est Fleur, la cadette, alors âgée de 16 ans qui écrit le titre dans son journal intime !
Pour son deuxième film, Rémi Bezançon s’attaque à la chronique familiale et de fort belle manière. Il est certain que le film a de fortes tonalités nostalgiques sur les années 90 et l’auteur s’amuse à disséminer des moments collectifs forts sans pour autant chercher le consensus facile ainsi l’humiliation de la disqualification de 1994 que la victoire de 1998 mais aussi la mort de Kurt Cobain et le grunge, l’affaire Monica Lewinsky / Bill Clinton. Il est sur que le film va bien fonctionner chez le trentenaire moderne et qu’on pourra trouver ça facile. Et donc j’ai marché.
Mais le film ne se limite pas à ces très courts instants et s’en détache même pour nous conter une très touchante histoire de famille. Si on n’est pas obligé de se retrouver dans un personnage en particulier, si le film n’échappe pas à certaines simplifications, aucun moment n’est raté. Le long métrage demeure ainsi d’une belle justesse et nous raconte avec de la nostalgie mais aussi de la lucidité la fin de l’enfance mais aussi la transmission, la mort et tout simplement tous ces liens aussi évidents mais si complexes que ceux entre frères et soeurs, parents et enfants.
Et l’apport de Rémi Bezançon ne s’arrête pas à un scénario habile. Le jeu des ellipses et des flashback est très important pour chaque protagoniste à l’image de cette rencontre décisive pour le frère cadet lors d’une soirée avec une fille dont il perd bêtement le numéro. C’est aussi très ludique pour le spectateur qui se retrouve à interprété ces ellipses. Rémi Bezançon a donc soigné sa mise en scène aussi notamment dans son approche de chacune des journées (comme on peut le lire ici). Rien de révolutionnaire mais c’est réfléchi et cohérent.
Et de cette réussite sur la forme comme sur le fond avec des comédiens formidables ressort des moments inoubliables et nombreux que ce soit dans la comédie ou le drame. Pour la comédie, l’après-midi que passe le père avec ses deux fils maintenant adultes en est un exemple frappant d’autant plus qu’il est difficile de transmettre au spectateur les « délires » d’une bande de potes ou d’une famille. Quant à l’émotion, aucun pathos mais de l’attendrissement et de la tristesse. Je retiendrai le face à face bouleversant entre Fleur et elle-même plus jeune (la très jeune actrice, dont je n’ai pas retrouvé le nom, est formidable) et cette porte se fermant sur cette dernière signe simple mais si beau de la fin de l’enfance. Et enfin, il faudra être très insensible pour ne pas craquer lors de cette ultime séquence en solitaire de Marie-Jeanne (Zabou Breitman) dans la voiture. Finalement, Le Premier Jour du reste de ta vie, c’est un beau film. Et un beau titre.
La suite de Batman Begins a bénéficié d’un marketing immense mais pas envahissant dont il résulta un buzz très positif et même une réputation fort flatteuse. Les critiques ont même suivi ce qui n’est pas nécessairement gage de succès mais peut compter quand il s’agit de battre des records. The Dark Knight a ainsi battu le record détenu par Spiderman 3 depuis l’an passé pour son ouverture au USA avec 155 millions de dollars engrangés lors de son premier weekend d’exploitation.
Le succès du film est encore plus frappant avec cet autre prouesse : The Dark Knight s’accroche depuis quelques jours en tête du classement d’IMDB, le fameux top 250. Il est probable qu’il perde quelques dixièmes de points au cours du temps mais il devrait rester durablement en haut du classement.
Rien que pour vos yeux, le top 10.
Rank
Rating
Title
Votes
1.
9.4
The Dark Knight (2008)
91,097
2.
9.1
The Godfather (1972)
291,274
3.
9.1
The Shawshank Redemption (1994)
342,149
4.
9.0
The Godfather: Part II (1974)
166,703
5.
8.9
Buono, il brutto, il cattivo, Il (1966)
97,661
6.
8.9
Pulp Fiction (1994)
293,760
7.
8.8
Schindler’s List (1993)
195,533
8.
8.8
One Flew Over the Cuckoo’s Nest (1975)
147,855
9.
8.8
Star Wars: Episode V – The Empire Strikes Back (1980)
206,285
10.
8.8
Casablanca (1942)
126,586
Je les ai tous vu. Ouf. Il faut remonter à Sunset Boulevard en 29è pour trouver le premier classique » que je n’ai pas vu.
Tout ça pour dire que j’attends avec une certaine impatience la sortie de The Dark Knight le 13 août comme tous les Français ordinaires.
«
Nous avons donc en bas de cette page deux affiches de Wall-E, l’une anglophone, l’autre est l’affiche française que nous pouvons voir notamment dans les rues parisiennes. Il n’y a pas tellement de différences mais pourtant le traitement est confondant. Pour tout dire, j’ignore totalement à qui est destiné le tagline « Y’a de l’amour dans l’air » (reprise, idiote, de la chanson d’un des teasers « Love is in the air »). Aux enfants ? Aux parents ? Aux jeunes des cités ? Aux bobos ? Sérieusement, qui peut-être interpellé, touché par cette horrible sentence ? Wall-E est sorti depuis quelques jours aux USA où le film est le plus souvent décrit comme le meilleur film de 2008 ce que j’espérais. Et tandis que l’affiche américaine a tout du rêve, l’affiche française fait preuve d’un désolant simplisme. Voilà comment on traite ce qui pourrait être un chef d’oeuvre.
J’en ai vu des jeux de mots débiles, très très rarement amusants, sur les affiches des dessins animés sortis en France mais celle-ci dépasse les bornes. Et au cas où nous aurions pas compris, il y a un coeur étoilée. Lamentable.
Il est temps que le marketing sur ces dessins animés change, surtout au vu de la qualité de ceux-ci, qui dépasse largement le cadre du film pour enfants de moins de huit ans. En l’état, je méprise les « as » du marketing. Y’a bon banania.
Je suis un grand fan de la nouvelle série Battlestar Galactica. A ce sujet, le cliffhanger de la saison 4, très amer, est tout simplement monumental. Et donc, je ne suis pas le seul grand fan. Heureusement, sinon la série n’aurait sans doute pas perduré. Ou alors il faudrait que je sois très riche pour financer la production des épisodes. Tiens d’ailleurs j’ai joué au loto vendredi… et donc non ce n’est pas encore demain que je passerai le reste ma vie à regarder des films et des séries.
Bon, bref, qui dit fan dit merchandising. L’amateur de modèles réduits trouvera certainement son bonheur du côtés des poupées façon big jim et de tout type (Minimates ou bustes) et des reproductions du battlestar. Je ne suis pas un grand amateur de ces produits dérivés mais par contre j’adore les affiches de propagandes :
On peut les trouver sur Amazon. Il n’y a pas d’affiches pro-cylons par contre. Mais ces derniers n’ont pas besoin de propagande pour se convaincre qu’ils sont les meilleurs…