Archives de mai 2008

La saga Indiana Jones : l’Aventure (1)

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Au départ de l’aventure Indiana Jones, il y a l’envie de Spielberg de réaliser un James Bond et l’ambition de George Lucas de retrouver l’ambiance des serials d’antan, ces feuilletons sans prétention mais au rythme trépidant. Avec un plus gros budget, sans être particulièrement astronomique, les deux réalisateurs joignent leur force pour créer un nouvel héros et retrouver l’ambiance des années 30 avec le plus grand sérieux, vraiment au premier degré, tout en y mêlant habilement humour et ironie. La réussite est absolue puisqu’ils parviennent à le faire croire aux spectateurs comme moi qui n’a qu’une idée théorique de ce qu’est un serial ou le film d’aventure de l’entre deux-guerre. Et en fait, tout concourt dans la série à restituer ce parfum d’aventure invraisemblable mais fantasmé depuis notre plus tendre enfance.

L’aventure commence très souvent par le dépaysement. Comme pour James Bond, les voyages aux quatre coins du monde sont au rendez-vous et illustrés par ces magnifiques cartes tout au long des voyages en avion, en voiture ou en sous-marin du héros. Curieusement d’ailleurs, Indy ne passe pas beaucoup de temps aux états-unis et part très vite pour les lieux chargés d’histoire(s) : Le Proche-Orient, l’Europe ou même l’Amérique du sud, la Chine, l’Inde… autant de destinations exotiques et rêvées.
Et qu’ils soient en extérieur ou en studio, les décors souvent grandioses et les nombreuses ruines et autres châteaux forts ne peuvent qu’attiser notre imagination et notre plaisir. Indiana Jones voyage pour nous dans des endroits inaccessibles ou définitivement transformés par les sociétés modernes quand ils n’évoquent, en de rare occasion, directement pas une page sombre de notre histoire lorsqu’Indy se rend à Berlin (la grande Histoire demeure cependant en marge d’Indy).

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L’aventure dans Indiana Jones passe aussi par une forte iconisation. Les acteurs sont souvent mis en valeur avec des poses très évocatrices qui nous ramènent autant aux films de l’époque du film (où on éclairait souvent le visage des stars comme s’ils étaient pris en photo) qu’à la bande dessinée colorée. En véritable homme de cinéma, Spielberg ne s’arrêtera pas à faire prendre la pose à ses acteurs mais les inscrira dans des séquences souvent lyriques.

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Ce lyrisme et cette iconisation passent également par la musique. Quand il parle de la musique de Superman, le réalisateur Richard Donner raconte la première fois où il entend John Williams faisant jouer à son orchestre le thème majeur du film. Et il s’écrit que les trois notes du « refrain » sont les trois syllabes de Superman. Quand on écoute les quatre notes du thèmes d’Indiana Jones, je ne peux m’empêcher de penser à son nom. Dans les trois films, John Williams va multiplier les thèmes associés aux personnages composant des musiques pour presque toutes les scènes du film. Une oeuvre immense pour un résultat exceptionnel, la beauté de la musique du compositeur de Star Wars renforce la tension ou l’émotion transmise par chaque scène illustrée par sa musique.

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Au final, des moments telles la découverte de l’endroit où se trouve l’Arche d’Alliance où la rencontre avec le chevalier gardant le Graal confirment que la force de la réalisation, largement autant que l’exotisme des situations, donnent naissance à des images qui vont s’imprimer longtemps dans nos rétines.

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Toute la saga Indiana Jones

Par Pascal
Commenter13 mai 2008
Catégories : Articles, Cinéma, Indiana Jones

Saga Indiana Jones : Indy

Tout du mythe est presque dit dès le début dans cette introduction mystique des Aventuriers de l’Arche perdue au coeur de la jungle sud américaine. C’est la naissance d’un héros qui nous arrive d’un bloc en sortant littéralement de l’ombre et neutralisant ses adversaires avec son fouet et une tenue : la chemise ouverte à moitié, la veste en cuir, le chapeau Stetson (entre autres, voir les références plus bas), le sac en bandoulière (qui s’avère être originellement un sac pour masque à gaz…), le ceinturon avec son pistolet qui lui servira finalement assez peu.

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La première apparition d’Indiana Jones de face, sortant de l’ombre, menaçant

La présence de ce héros dans cette jungle n’est pas anodine : il est en quête d’une idole, une statuette en or massif. Il n’est pas vraiment un aventurier mais un « raider », un pilleur, pilleur pour la bonne cause, pour le musée, mais pilleur quand même à la fois malin et arrogant.

Indiana Jones

Trop arrogant. Dans sa quête de l’idole, il déjoue tous les pièges et sauve plusieurs fois la vie de son compère qui va le trahir. Et c’est cette séquence où il se présente seul devant l’idole qui scelle sous nos yeux le caractère du personnage. Lorsqu’il change l’idole contre un sac de sable, son sourire triomphant et prétentieux prend le dessus… jusqu’à la catastrophe où il finit par déclencher tous les pièges qu’il avait évité, voit son compagnon mourir, et provoque la destruction de tout le site archéologique où il se trouvait ! L’humour et l’auto-dérision mettent d’un coup à mal le héros monolithique que nous avons vu jusque là.
Et c’est couvert de toiles d’araignées, essoufflé et pathétique, menacé par une centaine de guerriers que nous entendons pour la première fois son nom, prononcé par son pire ennemi ! « Docteur Jones » ou l’art de se fourrer dans les pires situations pour parvenir à ses fins.

Dans l’introduction d’Indiana Jones et la dernière Croisade, Spielberg reproduit ce schéma une vingtaine d’année auparavant ainsi le jeune boy-scout Indiana surprend des pilleurs entrain de déterrer un trésor : la fameuse croix de Coronado qu’il tente de récupérer pour le musée mais qui lui échappera. Là encore, le héros nous est présenté d’un seul bloc mais Spielberg reprend une à une les spécificités du héros pour nous raconter leur origine commune durant l’acte fondateur de toute la vie de l’aventurier. Cicatrice, fouet, serpents, chapeau trouveront leur origine dans une course poursuite d’anthologie à bord d’un train de cirque.

Indiana Jones

La naissance n’est pas seulement vestimentaire, elle l’est aussi dans le style du héros mélange habile de dérision (le saut à cheval), de culot et d’obstination. Car plus qu’un sacerdoce, le métier de Jones est une obsession puisqu’il recherchera la croix de Coronado « toute sa vie » résumée dans une inoubliable ellipse avec la transmission du chapeau. Un héros naît sous nos yeux, ou renaît puisque c’est le troisième épisode.

C’est aussi une mini-révolution car les héros du genre, de Bob Morane à James Bond, sont peu souvent représentés avec papa-maman. Spielberg s’amuse à transgresser ces codes et fait accompagner Indiana Jones avec son père qui nous apprend que son « Junior » se fait appeler comme le chien (le nom du chien de l’époque de George Lucas se prénomme aussi Indiana) ! L’humour est dès lors bien plus présent. Autant d’éléments qui font peut-être que les « puristes » apprécient moins ce troisième opus.

On dit donc « Docteur » Jones car Indiana Jones est aussi un professeur éminent d’archéologie au Marshall College attirant dans ses classes tout ce que compte l’université comme lolitas en quête d’aventures (notons aussi le garçon lui offrant une pomme à la fin du cour…). Indiana Jones est aussi un homme irrésistible plus macho et orgueilleux que romantique, volontiers chevaleresque mais parfois juste ce qu’il faut : il n’hésite pas longtemps pour laisser Marion à son sort dès lors que son évasion pourrait attirer l’attention sur ses recherches…

Indy est aussi un battant. Son fouet et son revolver ne sont pas des objets décoratifs mais bien des objets essentiels à sa survie. Et pour se sortir des situations improbables dans lesquelles il se trouve, il doit payer de sa personne, souvent au prix fort. Ainsi, à l’issue d’une échappée contre des serpents, de plusieurs combats à mains nues contre des soldats nazis puis d’une longue poursuite dans le désert où il est traîné sur le sol sur plusieurs centaines de mètres (ouf), Indiana Jones n’est plus que douleur et ne trouve le réconfort que dans les bras de Marion. Indiana Jones est un combattant émérite à la forme olympique mais il souffre quand même !
Ses aventures le mettent encore plus à l’épreuve psychologiquement. Dans le premier épisode, c’est sa vocation qu’il remet en cause avec un bazooka face à l’Arche et dans le troisième, il se bat pour retrouver plus que le Graal mais un père, ce que symbolise le sublime climax final et les épreuves pour parvenir jusqu’à la précieuse fontaine de jouvence. Et c’est peut-être dans Indiana Jones et le temple mauditqu’il est le plus à nu face à sa part d’ombre qu’il laisse le dominer l’espace de quelques instants, littéralement en enfer.

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Possédé par Mola Ram, Indiana rejoindra les forces du Mal.

Indy est au fond un parfait héros imparfait. A côté des Rambo, des John Matrix, des Maverick de la même époque, Spielberg proposait une autre voie avec un héros tout aussi invincible, sans trop de scrupules, mais plus humain et sincère, dont les outrances ne sont pas glorifiées mais le plus souvent tournées en dérision, se jetant corps ET âme dans l’aventure. Il est ce héros qui se jette dans le vide pour sauver son père. Nous sauver ?

Indiana Jones

Sur le costume en général, voir l’inestimable site:
http://www.jones-jr.com/costume.html

Toute la saga Indiana Jones

Par Pascal
3 commentaires12 mai 2008
Catégories : Articles, Cinéma, Indiana Jones

La saga Indiana Jones

Quelques révisions avant le très attendu Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal sont de rigueur.
Dans les articles qui vont suivre, je me concentre presque exclusivement sur les trois premiers films et non tout ce qui a dérivé de ceux-ci. Je ne mésestime pas pour autant la série ou les jeux que je ne ne connais malheureusement trop peu.

Indiana Jones

Articles

- Indy
- L’Aventure (1)
- L’Aventure (2)
- Le père
- Les femmes
- Les amis
- Les ennemis

Par Pascal
Commenter12 mai 2008
Catégories : Articles, Cinéma, Indiana Jones

Fido

Fido est un film étrange. C’est un film de zombie, c’est un film uchronique, c’est un film ironique, c’est un film parodique, c’est une comédie. Ça fait beaucoup. Et quand les films essayent de faire plein de choses en même temps, en général, c’est le gadin assuré. Et bien là, ce film a un défaut : il manque de rythme. Voila, c’est tout. Pour le reste, il est juste génial, et assuré de devenir un film culte au même titre que son prestigieux ancêtre, La nuit des morts-vivants.
Dans un monde touché par les Zombies’ wars, lorsque les morts sont sortis de leurs tombes pour dévorer les vivants, quelques communautés parviennent à survivre dans la paix, la sécurité et l’abondance grâce à la firme Zomcon qui leur fournit une main-d’oeuvre à bon marché (des zombies domestiqués). L’ambiance est aux couleurs sursaturées de l’Amérique triomphante des années 50.

Le héros, du moins le personnage principal, est un petit garçon affligé d’un père atroce dans le genre coincé et refoulé et d’une mère un peu stressée mais qui se révèlera tout à fait charmante. Il est persécuté par deux bullies et il n’a pas d’ami. Heureusement, Fido le zombie entre dans sa vie pour devenir son meilleur ami.
On a le droit à une assez bonne charge contre le bonheur lisse et obligatoire (« le bonheur grâce au contrôle ») et ce qui est peut-être, ce qui serait regrettable, une charge contre les armes. Mais honnêtement, je n’en sais rien, et j’ai trouvé la présence de tous ces gens armés (y compris le gamin qui se voit offrir un petit Smith & Wesson, même s’il n’a pas encore douze ans et le droit de le porter) très sympathique. Je suis peut-être trop premier degré pour ça.

Mais en tout cas, il y a une scène absolument mythique dans ce film, lorsque les gamins filent en sport pour tirer sur des cibles de zombies en chantant la comptine « Dans l’cerveau, pas dans le coeur, tirer à la tête c’est bien meilleur ». Approuvé par Lorenzo.

IMDB

Par Laurent
Commenter11 mai 2008
Catégories : Cinéma

Dirt

Dirt est une série débutée en 2007. Deux saisons sont pour l’instant sorties: douze épisodes pour la première, sept pour la seconde à ce jour.
Le personnage principal, Lucy Spiller, est interprété par Courteney Cox. Elle campe une rédactrice en chef d’un tabloïd basé à Hollywood, nommé Dirt Now. Perverse, roublarde mais aussi mal dans sa peau, elle centre toute sa vie sur son magazine et son succès dans les kiosques. Ses méthodes de travail sont extrêmement immorales. Corruption, chantage de célébrités, mensonges, promesses non tenues, tout y passe. Mais elle-même arrive à justifier son job et son utilité dans la société, en rejetant les conséquences néfastes de ses articles sur les acteurs du jeu; son journal n’étant qu’un révélateur. Des explications plus « psychologiques » expliquent ce comportement, mais je n’en dirai pas plus.

Les autres personnages sont tout aussi intéressants.
Le second rôle de la série est le photographe paparazzi et ami de Lucy, Don. Il est schizophrène, mais fonctionnel, comme il aime le répéter.
Les autres rôles, en vrac: une jeune et charmante journaliste arriviste, un directeur de publication minable, des acteurs hollywoodiens caricaturaux prêts à tout pour réussir.

Les intrigues de la série sont mêlées. Contrairement à House M.D., certaines trames durent des saisons entières, d’autres sont plus épisodiques, seulement là pour assurer une couverture d’un des numéros du magazine de Lucy.

Un peu comme dans Californication, il y a beaucoup de scènes de sexe. C’est normal, c’est Hollywood. Dirt

Il faut poser une question importante maintenant: pourquoi regarder cette série?
On peut dire qu’elle permet de découvrir le fonctionnement du micro-système hollywoodien. Car on devine aisément que les intrigues sont inspirées de faits réels.
Il paraît impossible de s’identifier à un des personnages. Ils sont trop immoraux pour cela. Lucy est proprement détestable. D’ailleurs, Courteney Cox, avec ses cheveux de corbeau et son visage émacié, la campe superbement. Seul le photographe, Don, est un poil attachant, parce qu’il souffre, et provoque en nous de la compassion. Il fait bien sentir qu’il n’aime pas son job, mais le fait plus par impuissance de changer que par réelle méchanceté ou arrivisme. Plus amoral qu’immoral.

Cela suffit-il à regarder Dirt? À part ces deux raisons, à vrai dire rien n’y pousse: son univers comme les personnages, tout y inspire la répugnance.
Néanmoins les histoires sont bien construites, intéressantes, et, aussi étrange que cela puisse paraître, on y accroche bel et bien.

Par Jb
Commenter8 mai 2008
Catégories : Séries, Télévision

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Par Jb
Commenter5 mai 2008
Catégories : Brèves

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