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mai 2008 sur Petite mort

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal - Commentaire

(voir aussi la longue introduction)

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal commence par un étrange monticule de terre en guise de représentation du logo de la Paramount puis vient une voiture très happy days en plein désert du Nevada avec de jeunes insouciants s’amusant à faire la course avec un convoi militaire rempli d’espions russes. Nous sommes dans les années 50, exit les nazis donc et bonjour les soviétiques, ennemis en quête d’un savoir absolu évoluant à travers une pensée collective : le must pour des communistes ! Notons que le parti communiste russe a condamné le film.

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Cet ennemi emblématique colle parfaitement à l’esprit des années 50. Spielberg va plus loin en nous faisant traverser tout un pan de l’ambiance et de la culture de l’époque. C’est le temps de la chasse aux communistes et de la suspicion à grande échelle qui touchera même le héros Indiana Jones, devenu une cible privilégiée du FBI. Le metteur en scène parvient à recycler toute l’imagerie de l’époque à travers notamment deux grandes explosions : la première nucléaire au coeur d’un faux village restituant parfaitement l’american way … lire la suite ›

Introduction à Indiana Jones 4

18 ans d’attente quand même. Je me souviens encore de mes séances d’Indy 3. La première au Kinopanorama à Paris 15, actuellement une salle de gym (si), à deux pas de chez moi puis deux fois d’affilée dans un cinéma de Montparnasse. J’avais douze ans. C’était quelques années avant que la salle de cinéma marque définitivement son emprise sur moi avec Jurassic Park (encore Spielberg) et Meurtre mystérieux à Manhattan (seul dans la salle un samedi après-midi).
Le fait d’avoir vu ce film au cinéma n’est sans doute pas étranger au fait que c’est mon préféré (j’ai peut-être vu le Temple Maudit au cinéma mais je ne m’en souviens pas). Voir un film dans une salle de cinéma me rend beaucoup plus indulgent et surtout plus émerveillé.

Que pouvais-je attendre au fond du nouvel épisode d’Indiana Jones ? Peut-être le retour en enfance que j’évoquais en voyant la bande-annonce.
Annonçons-le de suite : j’ai pris beaucoup de plaisir à voir Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal mais ce n’est pas le retour en enfance attendu mais bien un vrai et bon plaisir à revoir un héros au mieux de sa forme fusse t’il a priori dans le moins génial … lire la suite ›

Le Come-back

J’ai revu le come-back qui trainait dans mon étagère des “dvd à voir” et encore avec son emballage d’origine. Le film est vraiment très bon, drôle et romantique. Je suis à peu près sur de pouvoir revoir ce film indéfiniment sans ennui. C’est un feel very good movie avec une fin très réussie et une construction au-dessus de la moyenne du genre. Chaque comédie romantique doit passer par un moment de tension entre les deux amoureux avant les retrouvailles finales, généralement un quiproquo un peu tiré par les cheveux ou embarrassants. Ici c’est plus pertinent et bien vu.
Je constate sur Imdb que Hugh Grant ne semble ne pas avoir d’actualité récente. C’est bien dommage.

Marie Antoinette

Film réalisé par Sofia Coppola, avec Kirsten Dunst dans le rôle de la dernière Reine de France.
C’est un film assez original. Un peu à la manière de Lost in Translation, de la même réalisatrice, il a quelque chose de spécial, probablement par la quasi absence de dialogues. Sofia Coppola sait très bien mettre en scène le silence. C’est, de plus, très bien filmé.
Le film se concentre particulièrement sur une période précise de la vie de Marie Antoinette: Son mariage avec Louis XVI et sa difficulté à devenir mère. C’est un choix sur lequel je n’ai pas grand chose à dire.

Malheureusement la musique est très décevante. C’est un mélange de chansons contemporaines, très tendance, citadines, gentiment techno ou bien pop-rock. Cela ne colle pas du tout. Je veux dire, je comprends l’intention au départ: Sofia souhaitait certainement que le contraste entre cette modernité et les images d’époque donne quelque chose d’unique et de qualité. Mais en même temps, c’est comme si elle avait voulu, consciemment, donner un caractère branché à son œuvre. Peut-être pour pouvoir continuer à courir les défilés de mode hype et autres tapis rouges cannois.
Le résultat est presque superficiel et bobo. De la posture. C’est bien dommage … lire la suite ›

La saga Indiana Jones : les ennemis

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Il est convenu de dire qu’un bon film d’aventure est rarement sans méchants, de même qu’un film d’aventure est bon quand les méchants sont réussis. Les mauvais sont légions dans Indiana Jones, du simple soldat nazi au prince indien en passant par un singe espion. Et il n’y a que rarement de l’ambivalence chez ces hommes et ces femmes. C’est la quête de pouvoir, la cupidité, la méchanceté même qui sont leur moteur.

Compte tenu de cette volonté de domination, de l’époque (les années 30), et du côté sérial parfaitement assumé, l’ennemi principal des Jones devient l’Allemagne nazi. Le pays est vu comme le symbole du Mal faisant passer Hitler comme particulièrement féru de mysticisme et de légendes anciennes. Dans les épisodes un et trois, Indiana Jones cassera donc du nazi, des soldats par dizaines, des tortionnaires et des collabos jusqu’à pénétrer au coeur de ses terres et rencontrer Hitler lui-même lors d’une séquence mémorable de dédicaces ! Les gamers se souviennent certainement du jeu adapté du troisième épisode offrant la possibilité alléchante de frapper Hilter dans la même situation que le film (avec cela va sans dire une … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : les amis

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Les amitiés d’Indiana Jones sont rarement de circonstance. Il y a bien ce capitaine Katanga dans le premier épisode tout comme le capitaine Blumburtt de l’armée de sa Majesté dans le second. Tout deux troubles au début, ils s’avéreront être de vrais alliés. Mais les vraies amitiés naissent avant l’épisode sans parfois même qu’on prenne la peine de nous expliquer leur origine (la rencontre avec demi-lune est expédiée en quelques phrases). Elles confèrent à Indiana Jones une véritable existence, une histoire et des aventures antérieures (et qui mèneront naturellement à la série Les Aventures du jeune Indiana Jones que je n’ai jamais vues).

Dès l’introduction des Aventuriers de l’Arche perdue (encore une fois, presque tout est dit dans cette introduction), Indy est poursuivi par des sauvages et c’est un de ces amis, Jock, un pilote appréciant les serpents comme animal de compagnie, qui lui sauvera la mise, démarrant l’hydravion biplace (alors que l’équipée d’Indy se composait 4 personnes plus le pilote, c’est vraiment un plan B !) au son du Faucon Millenium de l’Empire Contre Attaque !

Ces amitiés sûres sont évidemment tournées vers Indiana Jones, c’est le héros … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : les femmes

Sans être un homme à femmes, Indiana Jones sait séduire, au-moins pendant son cours d’archéologie. A l’instar du marin qui en a une à chaque port, Indy a une femme par film pour lequel il joue volontiers les chevaliers servants, leur sauvant la vie une bonne demi-douzaine de fois par épisode.
La pertinence des géniteurs du héros au fouet est d’avoir su caractériser et différencier les femmes de sa vie.

Marion Ravenwood (Karen Allen)

Marion Ravenwood

Marion Ravenwood est la fille d’un des mentors d’Indiana Jones qui succombera à son charme pour mieux la larguer ensuite. Dix ans plus tard, comme piégée suite à la mort de son père, elle survit dans un bar au coeur des montagnes du Népal. En une seule séquence d’un concours de descente d’alcool, Spielberg nous résume toute la force de cette femme au caractère bien trempé.
Fière mais toujours amoureuse, quand Indiana revient chercher un médaillon qu’elle détient dans les Aventurier de l’Arche perdue, elle ne peut que le suivre comme un prince charmant emmenant sa belle au bois dormant (pour la description détaillée des retrouvailles voir l’excellent article de Rafik Djoumi).
Généralement femme préférée des … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : le père

Henri Jones Sr (Sean Connery)

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Le père d’Indiana Jones n’apparaît que dans Indiana Jones et la dernière Croisade. Il est la création la plus importante de la série après Indiana Jones lui-même. Alors que Lucas souhaitait raconter la quête du Graal, Spielberg voulait développer une relation père-fils. Loin de reléguer le Graal à un McGuffin de luxe, Spielberg parvient finalement à concilier les deux, enracinant la quête, lubie initiale du père autour de leur relation. Cette approche est classique, deux personnes se retrouvent dans l’épreuve, mais géniale. Elle bouleverse néanmoins quelques codes puisqu’il est quand même assez rare de voir Papa-Maman débarquer dans la vie du héros.

Ces retrouvailles mouvementées changent complètement notre perception du héros Indiana. Alors que nous connaissions un Indy orgueilleux avec les femmes, toujours accompagné d’amis à son service et opposé à des ennemis respectant sa valeur, nous nous retrouvons avec un enfant en représentation devant son père, soumis et dépassé, incompris mais qui cherche malgré tout à l’impressionner. Ses regards et son sourire victorieux vers son père lors de la poursuite en moto le soulignent.

Mais qui est ce père tant redouté ? Comme … lire la suite ›

Des nouvelles de Weeds

Nous savions déjà que Weeds, la série scandale diffusée sur Showtime et Canal+, dont la saison 3 était un ratage complet, allait revenir en quatrième saison. Nous apprenons via le site forom.com que cela se fera plus tôt que prévu, le 16 juin prochain.
Selon ce site, Nancy et sa famille vont déménager dans une ville de bord de mer, proche de la frontière mexicaine.
En conséquence, le générique va être modifié (finies les little boxes), et certains personnages n’apparaîtront plus: on regrettera les fournisseurs de Nancy, Conrad et Heylia, et on se félicitera du départ du promoteur véreux interprété par Matthew Modine.

Source: FOROM.COM

La saga Indiana Jones : l’Aventure (2)

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L’aventure, c’est aussi l’action. Les créateurs des films imaginent souvent de grandes scènes d’action qui seront autant de figures imposées aux scénaristes qui devront d’une manière ou d’une autre les inclure dans le scénario.

L’action prend ainsi la forme d’innombrables poursuites, à pied, à cheval, en train, en bateau, en avion ou plus classiquement en voiture. Celle dans le désert rappelle Duel surtout quand Jones parvient à prendre le contrôle du camion et fonce vers la voiture où se trouve Belloq. La plus originale est celle dans la mine à bord de wagonnets dans un réseau de rails infini. Donner vie au plus invraisemblable tout en restant le plus sérieux possible est sans doute une des plus grandes réussites de cette série d’aventure.

Indiana Jones ne sait pas seulement tout conduire. Il sait aussi se battre. Il est parfois opiniâtre quand il a son revolver, tout le monde se souvient de la scène face au combattant à l’épée au Caire qu’il préfère abattre avec détachement : Ford était malade sur le tournage et a trouvé cette idée pour expédier le tournage alors qu’un combat singulier était prévu. Mais il … lire la suite ›

La saga Indiana Jones : l’Aventure (1)

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Au départ de l’aventure Indiana Jones, il y a l’envie de Spielberg de réaliser un James Bond et l’ambition de George Lucas de retrouver l’ambiance des serials d’antan, ces feuilletons sans prétention mais au rythme trépidant. Avec un plus gros budget, sans être particulièrement astronomique, les deux réalisateurs joignent leur force pour créer un nouvel héros et retrouver l’ambiance des années 30 avec le plus grand sérieux, vraiment au premier degré, tout en y mêlant habilement humour et ironie. La réussite est absolue puisqu’ils parviennent à le faire croire aux spectateurs comme moi qui n’a qu’une idée théorique de ce qu’est un serial ou le film d’aventure de l’entre deux-guerre. Et en fait, tout concourt dans la série à restituer ce parfum d’aventure invraisemblable mais fantasmé depuis notre plus tendre enfance.

L’aventure commence très souvent par le dépaysement. Comme pour James Bond, les voyages aux quatre coins du monde sont au rendez-vous et illustrés par ces magnifiques cartes tout au long des voyages en avion, en voiture ou en sous-marin du héros. Curieusement d’ailleurs, Indy ne passe pas beaucoup de temps aux états-unis et part très vite pour les … lire la suite ›

Saga Indiana Jones : Indy

Tout du mythe est presque dit dès le début dans cette introduction mystique des Aventuriers de l’Arche perdue au coeur de la jungle sud américaine. C’est la naissance d’un héros qui nous arrive d’un bloc en sortant littéralement de l’ombre et neutralisant ses adversaires avec son fouet et une tenue : la chemise ouverte à moitié, la veste en cuir, le chapeau Stetson (entre autres, voir les références plus bas), le sac en bandoulière (qui s’avère être originellement un sac pour masque à gaz…), le ceinturon avec son pistolet qui lui servira finalement assez peu.

Indiana Jones
La première apparition d’Indiana Jones de face, sortant de l’ombre, menaçant

La présence de ce héros dans cette jungle n’est pas anodine : il est en quête d’une idole, une statuette en or massif. Il n’est pas vraiment un aventurier mais un « raider », un pilleur, pilleur pour la bonne cause, pour le musée, mais pilleur quand même à la fois malin et arrogant.

Indiana Jones

Trop arrogant. Dans sa quête de l’idole, il déjoue tous les pièges et sauve … lire la suite ›

La saga Indiana Jones

Quelques révisions avant le très attendu Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal sont de rigueur.
Dans les articles qui vont suivre, je me concentre presque exclusivement sur les trois premiers films et non tout ce qui a dérivé de ceux-ci. Je ne mésestime pas pour autant la série ou les jeux que je ne ne connais malheureusement trop peu.

Indiana Jones

Articles

- Indy
- L’Aventure (1)
- L’Aventure (2)
- Le père
- Les femmes
- Les amis
- Les ennemis

Fido

Fido est un film étrange. C’est un film de zombie, c’est un film uchronique, c’est un film ironique, c’est un film parodique, c’est une comédie. Ça fait beaucoup. Et quand les films essayent de faire plein de choses en même temps, en général, c’est le gadin assuré. Et bien là, ce film a un défaut : il manque de rythme. Voila, c’est tout. Pour le reste, il est juste génial, et assuré de devenir un film culte au même titre que son prestigieux ancêtre, La nuit des morts-vivants.
Dans un monde touché par les Zombies’ wars, lorsque les morts sont sortis de leurs tombes pour dévorer les vivants, quelques communautés parviennent à survivre dans la paix, la sécurité et l’abondance grâce à la firme Zomcon qui leur fournit une main-d’oeuvre à bon marché (des zombies domestiqués). L’ambiance est aux couleurs sursaturées de l’Amérique triomphante des années 50.

Le héros, du moins le personnage principal, est un petit garçon affligé d’un père atroce dans le genre coincé et refoulé et d’une mère un peu stressée mais qui se révèlera tout à fait charmante. Il … lire la suite ›

Dirt

Dirt est une série débutée en 2007. Deux saisons sont pour l’instant sorties: douze épisodes pour la première, sept pour la seconde à ce jour.
Le personnage principal, Lucy Spiller, est interprété par Courteney Cox. Elle campe une rédactrice en chef d’un tabloïd basé à Hollywood, nommé Dirt Now. Perverse, roublarde mais aussi mal dans sa peau, elle centre toute sa vie sur son magazine et son succès dans les kiosques. Ses méthodes de travail sont extrêmement immorales. Corruption, chantage de célébrités, mensonges, promesses non tenues, tout y passe. Mais elle-même arrive à justifier son job et son utilité dans la société, en rejetant les conséquences néfastes de ses articles sur les acteurs du jeu; son journal n’étant qu’un révélateur. Des explications plus “psychologiques” expliquent ce comportement, mais je n’en dirai pas plus.

Les autres personnages sont tout aussi intéressants.
Le second rôle de la série est le photographe paparazzi et ami de Lucy, Don. Il est schizophrène, mais fonctionnel, comme il aime le répéter.
Les autres rôles, en vrac: une jeune et charmante journaliste arriviste, un directeur de publication minable, des acteurs hollywoodiens caricaturaux prêts à tout pour réussir.

Les intrigues de la série sont mêlées. Contrairement à House M.D., certaines trames durent … lire la suite ›