Archives de avril 2008

Pénélope

Vu le 15/4/2008 au MK2 Odéon salle 3 en VO
Film amĂ©ricain (2008 – Penelope) de Mark Palansky avec Christina Ricci, James McAvoy, Catherine O’Hara, Reese Witherspoon, Richard E. Grant, Peter Dinklage, Nick « Shaun Of The Dead » Frost…

En anglais, PĂ©nĂ©lope se prononce PĂ©nĂ©lopi ou PĂ©nĂ©lopee pour les gens branchĂ©s web 2.0. C’est beaucoup plus Ă©lĂ©gant que le PĂ©nĂ©lope prononcĂ© Ă  la française rĂ©servĂ© pour des vaudevilles hystĂ©rico-pleurnichards.

PĂ©nĂ©lope est donc un conte de fĂ©e oĂą une princesse ensorcelĂ©e attend son prince charmant. Point n’est question de grenouille ici mais plutĂ´t de cochon, de nez et d’oreilles principalement (puisque les pieds sont rĂ©servĂ©s Ă  Marie-Madeleine. Hum.). PĂ©nĂ©lope est une princesse contemporaine enfermĂ©e par sa mère qui trĂ©pigne de pouvoir la faire s’unir Ă  un prince charmant la dĂ©livrant d’une malĂ©diction « physique » qu’elle a depuis la naissance. Peut-ĂŞtre que Max (James McAvoy, le docteur Ă©cossais dans le très bon Le Dernier Roi d’Ecosse)

PĂ©nĂ©lope, c’est Christina Ricci ou Mercredi, quelque chose qui raisonne dans mon adolescence comme les actrices touchantes (la voir essayer de sourire dans les valeurs de la famille Adams est un grand moment de cinĂ©ma) qui m’ont aidĂ© Ă  ne pas devenir le pseudo-intello qui se complaĂ®t dans sa haine des blockbusters et autres guimauves amĂ©ricaines. D’ailleurs, j’ai adorĂ© Casper Ă  sa sortie. Maintenant, elle mène une carrière exemplaire et foisonnante entre superproduction (le bide The Man who cried, et Speed Racer des frères Wachowsky) et intimiste (The Ice Storm), entre Ĺ“uvres très oubliables (Cursed de Wes Craven, et qui a vu le film No Vacancy ?) et films cultes (Buffalo’66 que peu ont vu aussi d’ailleurs).

Dans PĂ©nĂ©lope, Christina Ricci est très mignonne, mĂŞme avec son groin. Ou sans quand elle joue avec ses yeux et son Ă©charpe ou qu’elle se saoule en buvant la bière avec une paille. C’est surtout elle qui fait le charme de ce film oĂą les enjeux sont convenus, s’accepter ou plutĂ´t s’aimer tel qu’on est, mais joliment racontĂ©s sous forme de pied de nez (de groin plutĂ´t) quand il s’agit de guĂ©rir de ce malĂ©fice. A la fin, on laisse les enfants trouver une morale et on fait de la balançoire. C’est très beau.

Penelope

Ancien assistant chez MichaĂ«l Bay (!), le rĂ©alisateur Mark Palansky modernise le conte tout en lui donnant un cĂ´tĂ© hors du temps inventant un univers poĂ©tique et souvent enchanteur. Bien sur tout le monde parle de Tim Burton et de cet univers colorĂ© Ă  la Big Fish qui Ă©tait ratĂ© sauf la fin. La sensibilitĂ© de l’auteur dĂ©passe la simple inspiration pour trouver son propre style et un ton très romantique et souvent drĂ´le (Ă  ce titre Peter Dinklage est irrĂ©sistible en journaliste people) voire les deux Ă  la fois dans cette belle scène du miroir oĂą PĂ©nĂ©lope tente de trouver l’instrument que joue son prĂ©tendant.

Bon voilĂ  j’aime les fantaisies sucrĂ©es, je fonds mĂŞme quand elles sont rĂ©ussies et pas trop sucrĂ©es et que le rĂ©alisateur a du coeur. et dirige des acteurs sincères. PĂ©nĂ©lope rĂ©unie tout cela. Que demander de plus ?

Fiche Allociné

 Par Pascal     Commenter26 avril 2008    Catégories: CinĂ©ma

Mongol

Vu le 22/4/2008 Ă  l’UGC George V salle 6 en VO
Film Kazakh (2008) de Sergei Bodrov avec Tadanobu Asano, Honglei Sun, Khulan Chuluun…

Du cinĂ©ma Kazah, je connais donc pour l’instant Borat et ce film, Mongol, certainement plus sĂ©rieux soit l’histoire de Gengis Khan alias Temudgin. En fait pas vraiment toute l’histoire puisque Mongol s’attarde surtout sur la jeunesse et les premiers faits d’armes du futur maĂ®tre d’Asie. A tel point qu’au bout des deux tiers, je me suis demandĂ© si je n’assistais pas au premier volet d’une trilogie. En fait, Sergei Bodrov use et hĂ©las abuse de l’ellipse se justifiant Ă  deux reprises par des sĂ©quences mystiques, l’une jolie, la libĂ©ration de son pilori, l’autre plus difficile Ă  avaler oĂą Temudgin, revenant seul au pays après des annĂ©es de captivitĂ©, lève une grande armĂ©e de plusieurs milliers d’hommes ! Finalement, le film expĂ©die en quelques minutes plus une grande et magnifique bataille toute l’histoire de la conquĂŞte de son empire…

Mongol

Si la progression est parfois frustrante, le film de Sergei Bodrov demeure une belle fresque sentimentale. Sentimentale car le fil conducteur du film sont les sĂ©parations et retrouvailles de Temudgin et sa femme Borte. L’amour qu’ils se portent l’un Ă  l’autre est au cĹ“ur du rĂ©cit devenant touchant et romanesque. Mongol surprend le plus dans ces instants moins rudes dĂ©passant l’idĂ©e du barbare Ă  cheval. Si la violence est omniprĂ©sente et très graphique et la traĂ®trise monnaie courante, ce peuple nomade est presque attachant. Toute la première partie, relatant la quĂŞte d’une de Temudgin (alors âgĂ© de 9 ans…) avec son père, exprime non pas une sociĂ©tĂ© patriarcale Ă©crasante mais un mode de vie plus nuancĂ©, un peu enfantin, avec du coeur et de l’amusement. Mais aussi avec ses peurs irraisonnĂ©es (la foudre) et ses guerres systĂ©matiques et dĂ©mesurĂ©es : Temudgin est ainsi prĂŞt Ă  «tuer la moitiĂ© des mongols » et n’hĂ©site pas Ă  sacrifier ses propres soldats pour imposer un empire unifiĂ© comme une nouvelle civilisation rĂ©gis par des principes inaltĂ©rables. Le dĂ©but de la maturitĂ© en somme.

Se déroulant devant des paysages superbes et variés, Mongol surprend donc doublement pour le pire et le meilleur, se démarquant ainsi un peu des normes hollywoodiennes (ça reste quand même classique) et en étant à la fois répétitif et distrayant.

Fiche Allociné

 Par Pascal     Commenter24 avril 2008    Catégories: CinĂ©ma TĂ©lĂ©vision

How I met your mother 317

Épisode Ă©trange, qui semble bâclĂ©, avec cette histoire de chèvre qui ne tient pas debout. Ted, narrateur, commence Ă  relater l’arrivĂ©e de l’animal dans l’appartement, mais il explique finalement qu’elle n’arrivera qu’une annĂ©e plus tard, en 2009. Le problème c’est que cette erreur s’entrecroise illogiquement avec la rĂ©alitĂ© de 2008.
Si vous n’avez pas vu vous ne comprenez sans doute rien, en tous les cas cela ressemble bel et bien Ă  une erreur des scĂ©naristes.

 Par Jb     Commenter12 avril 2008    Catégories: Brèves

Jeux de dupes…

… ou de l’histoire du marketing des films. Ainsi le cafĂ©ologue George Clooney nous sort une troisième rĂ©alisation après l’intĂ©ressant Confessions d’un homme dangereux et le bon Good Night and Good Luck : Leatherheads ou Jeux de Dupes dans une traduction, mĂŞme s’il y aura surement du jeu et des gens dupĂ©s, peu inspirĂ©e… Le film raconte les balbultiements du football amĂ©ricain professionnel au siècle dernier autour d’un triangle amoureux emmenĂ© par George Clooney himself, Renee Zellweger et John Krasinski que je ne connaissais pas (mais que j’ai pourtant vu dans quatre films).

Autant dire que l’affiche originale, ci-dessous, avait peu de chance d’interpeller grand monde hors des USA aux yeux des marketeux du monde.

On choisit donc la sécurité avec cette affiche aussi classieuse que chatoyante misant plus sur la romance :

Je prĂ©fère la première plus originale et comique que la seconde finalement très convenue, mĂŞme le tagline est bien meilleur. De toute façon, dans les deux cas, le film ne devrait pas avoir un immense succès, tout comme aux USA d’ailleurs. On remarquera que George Clooney, bien que fort apprĂ©ciĂ©, n’a pas vraiment beaucoup de succès dès lors qu’il est pas entourĂ© par des stars. Sauf erreur de ma part, si on sort les Ocean, c’est En pleine tempĂŞte son seul vrai gros succès (Mark Walberg n’Ă©tant pas vraiment une très grande star non plus). Mais bon c’est George Clooney. Je l’aime bien.
Il y a peu de chances que j’aille voir ce film.

Fiche Allociné

 Par Pascal     1 commentaire10 avril 2008    Catégories: CinĂ©ma

Lost 410

Incroyable comme la qualitĂ© des Ă©pisodes peuvent varier de l’un Ă  l’autre. Le prĂ©cĂ©dent Ă©tait excellent, celui-ci est plutĂ´t soporifique, centrĂ© sur Docteur Jack. OĂą l’on apprend qu’il a une relation avec Kate après son dĂ©part de l’Ă®le.

 Par Jb     Commenter9 avril 2008    Catégories: Brèves

Bande Annonce d’Iron Man

 Par Jb     Commenter9 avril 2008    Catégories: Brèves

Cannes 2008

Le festival débutera le 14 mai prochain.
Inutile de lister ici des infos reprises un peu partout, visitez la page d’AllocinĂ© dĂ©dicacĂ©e Ă  l’Ă©vènement.

 Par Jb     Commenter9 avril 2008    Catégories: Brèves

Lost 409

Un épisode de reprise excellent, centré sur Ben. Beaucoup de surprises, des morts inattendues.

 Par Jb     Commenter9 avril 2008    Catégories: Brèves

Wesley Snipes derrière les barreaux

L’acteur amĂ©ricain Wesley Snipes vient d’Ă©coper de trois ans de prison pour fraude fiscale, la peine maximale en ce qui concerne les affaires de fiscalitĂ©.

Source: Allociné

 Par Jb     Commenter9 avril 2008    Catégories: Brèves


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