Archives de décembre 2007

Il est évident que le film que j’attends le plus en 2008 est Wall-E. Ratatouille n’est peut-être pas le meilleur film de 2007 car je n’ai pas vu beaucoup de films cette année mais c’est en tout cas le meilleur film que j’ai vu durant cette période.
Ce n’est pas pour ça que j’attends impatiemment Wall-E. Ce sont les visuels géniaux et un teaser extraordinaire qui m’ont profondément touché. En fait, il y a deux teasers, le premier ici et le second là .
A l’image du fantastique teaser du film Les Indestructibles (ici) avec la merveilleuse musique du générique d’Au service secret de sa Majesté, la présentation du nouveau Pixar sonne véritablement comme une belle promesse, celle d’un film poétique et tendre à l’image du très touchant face à face avec le cafard.
Le choix de la musique est éloquent. Il s’agit de la musique du film Brazil qui se trouve être parmi mes films de chevet (avec Gattaca). Précisément, cette musique est employée lors d’un plan séquence fabuleux (je suis maintenant pas loin d’avoir épuisé tous les superlatifs que je connaisse) montrant une armada de ronds de cuir du ministère de l’information travaillant activement à faire fonctionner l’état policier et ultra-bureaucratique (la séquence suivante montrera que ces employés sont surtout partisan du moindre effort).

Le teaser nous présente le robot Wall-E travaillant activement à ce pourquoi il a été créé : faire des cubes de déchets. La vue d’ensemble couplée à la musique fait clairement apparaître une tâche aussi interminable que vide de sens. Mais au-dessus de lui, le ciel voilée soudain s’éclaircit et attire son attention.
Brazil raconte une fuite onirique l’histoire d’un homme s’arrogeant le droit de rêver dans un monde terne et absurde qui le lui interdit. Wall-E pourrait bien raconter la même histoire, en plus réel et optimiste bien sur. C’est tout ce que je souhaite, en espérant bien sur de belles surprises.

Le marketing du film a provoqué des tensions entre les commerciaux de Disney et Pixar. Ratatouille était supposé difficile à vendre selon Disney et du coup, Pixar aurait choisi de se débrouiller seul. Le succès fut toutefois au rendez-vous et le marketing, en terme d’affichage du moins, fut en France exactement le même que tous les autres dessins animés (toute maison de production confondues) soit une affiche avec un personnage du film avec un jeu de mot débile. A l’heure où j’écris, c’est le film Alvin et les Chipmunks qui subit ce type de campagne. Je l’ai déjà dit mais je le redis : il faudrait peut-être remplacer les « as » du marketing en France désespérément sans imagination.
Sauf surprise, Wall-E subira donc le même sort lors de sa sortie française. Cependant, aux USA, c’est Pixar qui semble avoir finalement pris les commandes. Le résultat est le site internet de la compagnie fabriquant le robot Wall-E et bien d’autres modèles.

Quelques affiches rétro-futuristes (rappelant un peu le look du « hall of fame » dans le teaser des indestructibles) ont été également diffusées et sont une véritable réussite.


Au final, Wall-E pourrait bien être un très grand film. Bien sur, le réalisateur Andrew Stanton, également réalisateur du Monde de Nemo, devra raconter une histoire. Le peu que j’ai osé lire annonce un film souvent muet, parfois semi-animé, avec un point de départ assez amusant puisque Wall-E est un robot vivant sur une terre vide des hommes et travaillant depuis 700 ans à conditionner les ordures abandonnés par l’humanité, un boulot ô combien brazilesque ! L’apparition du robot EVE pourrait tout changer… Quelque chose de terriblement ambitieux, bien plus qu’un message écolo, pourrait jaillir. Rendez-vous est pris pour l’été prochain. En attendant, rêvons…

Par Pascal
16 décembre 2007 Catégories: Cinéma
Battlestar Galactica : Razor est un double épisode de 90 minutes, sorti le 24 novembre dernier, d’une qualité exceptionnelle.
Il est structuré en un double flashback.
Son présent se situe lors de la prise de fonction de Lee Adama en tant que commandant du vaisseau Pegasus, après la mort de l’Amiral Cain; dans la chronologie des saisons, vers la fin de la saison 2.
A partir de ce présent, le second flashback raconte toute l’histoire passionnante du Battlestar Pegasus, qui commence lors de l’attaque-surprise par ces enflures de cylons.
Plus particulièrement, cette histoire est racontée à travers le prisme de la vie d’un des officiers du Pegasus, le lieutenant Kendra Taggert, qui a joué un rôle déterminant dans la survie de l’équipage, et de son l’amiral Helena Cain, véritable tyran du Pegasus.
Dans le présent, Lee Adama, à la tête du vaisseau, se voit confier une mission de sauvetage par son père, aidé par le Lieutenant Taggert.
Cette mission se nourrit des éléments du passé, qui nous sont révélés par petits bouts, au fur et à mesure. Ils expliquent, entre autres, le comportement et les décisions, très durs, de l’officier Taggert.
Kara Thrace, alias Starbuck, même si secondaire dans l’intrigue, amène de l’action et du style, du dynamisme bienvenus.
Ce double épisode est très riche et en raconter toute la substance en ces lieux serait quelque peu vain.
La tension est extrême, et on retrouve les thèmes déjà largement traités dans la série, mais dans un contexte différent, à savoir le rôle de l’armée vis-à -vis de la société civile, le rôle crucial de la présence de contre-pouvoirs effectifs (cruellement absents en l’occurrence) à l’autorité militaire, et ses modalités de commandement interne.
A ce sujet, l’Amiral Adama explique bien en fin d’épisode l’importance du contexte sur les décisions qui ont été prises par Cain et son équipe sur le Pegasus.
Il n’y a pas de temps morts, et les évènements de portée vitale s’enchaînent telles les guirlandes sur votre arbre de noël. Impossible de s’ennuyer.
Une des scènes les plus fortes est incontestablement la découverte par Taggert de la véritable nature de cylon de l’administratrice réseau du Pegasus, en même temps amante de l’amiral Cain. Oui, ils sont vraiment très forts ces cylons.
La musique, discrète et originale, comme à son habitude, accompagne parfaitement l’histoire.
Les dialogues tapent juste, Ã tous les coups.
Ce téléfilm est donc un coup de maitre, et un moment fort de la série.
J’estime sa valeur à , environ, 5 films français de premier plan.
Fiche de l’épisode
Par Jb
16 décembre 2007 Catégories: Séries
Avant le début de la troisième saison, Weeds était une des seules séries télévisées que je pouvais revisionner sans ennui. Et cela, sans être liberal, anti-catho délirant, ni anti-Bush viscéral.
Plus que le thème principal de la série, intéressant aux premiers abords – une mère de famille, veuve depuis peu, devient la trafiquante de drogue de son quartier chic, pour subvenir aux besoins de son foyer – ce sont ses dialogues décapants, ses personnages hauts en couleur, et sa fraîcheur qui en faisaient son charme.
A présent c’est la fin de la troisième saison, qui a compté quinze épisodes, diffusée sur Showtime.
Pour la fin de la deuxième, les scénaristes nous avaient concocté un cliffhanger absolument hallucinant, une situation folle dont on se demandait comment l’héroine allait bien se sortir.
Situation tellement intenable que la suite n’a pas du tout tenu ses promesses.

Tout d’abord, il a fallu pour les scénaristes gérer l’apex précédent. Péniblement se débarrasser de personnages encombrants et inintéressants du passé. Tel U-Turn, ce gangster aussi lourd qu’une enclume lestée, dont Nancy (l’héroine), devient à peu près l’esclave, pendant cinq épisodes d’un ennui mortel.
Par la suite, est apparue une intrigue prometteuse (la relation entre Nancy et l’ex de son défunt mari), mais qui s’est terminée brusquement sans aucune explication ni cohérence.
Pire, les dialogues sont devenus ennuyeux, parfois lourds. Avec des situations à la limite du vulgaire.
Bref, ils sont allés trop loin.
Le plus grand défaut est l’absence de ligne directrice générale à la saison. Où la première voyait le business de Nancy se développer, et la deuxième sa professionnalisation, la troisième n’est qu’une gestion au jour le jour des situations précédemment créées.
Quelques personnages restent néanmoins intéressants et divertissants: Doug, le comptable toxico, Andy, le beau-frère à l’orteil croqué. D’autres, comme Silas, le fils, sont devenus fades et mal exploités.
Il y aura apparemment une quatrième saison.

Par Jb
2 décembre 2007 Catégories: Séries