Archives de octobre 2007
Heroes Saison 2 Episode 5
Réalisé par Lesli Linka Glatter, écrit par Joy Blake & Melissa Blake
Appréciation : ***
« I can’t hide anymore »
Molly en danger, Matt se résout à se rendre chez son père avec Nathan et Suresh finit par mêler la fille à la compagnie. Peter doit faire face à qui il est dès lors qu’il met en danger ses nouveaux amis, Nikki se fait soigner et Hiro demeure toujours dans l’ombre de son héros à lui, cherchant le père de sa bien-aimée.
Fight or Flight est un épisode féminin : réalisatrice et scénaristes (des soeurs) sont des femmes. Rien de bien féminin dans l’épisode en soi ceci dit où plusieurs personnages doivent choisir de faire face ou de renoncer comme Nikki.

A la Nouvelle-Orléans, Monica comprend vite qu’elle a un pouvoir. S’il n’est pas celui que je croyais, et qu’il s’éloigne de ma remarque dans l’épisode précédent, il lie Monica et Micah dans leur différence avec les autres, avec nous. A sa collègue, Monica confie qu’elle n’est pas devenue la personne qu’elle voulait être. Plus tard, elle joue à l’élastique alors qu’elle n’a jamais été bonne à ce jeu. Comme une revanche sur la vie en somme. Mélangée à son caractère de battante, elle pourrait choisir, enfin, de devenir quelqu’un. Peut-être une vraie super héroïne au service des autres ? La transformation promet d’être délicate comme lui rappelle un policier regrettant que Monica ne dénonce pas son agresseur : « i can’t help a neighborhood that won’t help itself ».
Mine de rien en cinq ou six scènes, nous retpasrouvons joliment la naissance d’un super héros et ses doutes face à ce pouvoir.
Ce côté « Great power, great responsability » se retrouve chez Peter Petrelli. Sa compagne Caitlin pense que le(s) pouvoir(s) de Peter implique aussi des responsabilités. Il devait être quelqu’un par le passé. Les événements vont l’obliger à se confronter à son passé… et son avenir. L’ouverture de sa boîte et son contenu trop simple conduit à nous redemander ce qu’il pouvait bien faire dans ce conteneur. Peut-être y’a t’il un plan ? Plus généralement, plusieurs questions se posent autour du passé de certains personnages dont Nathan et son « double » ainsi que le divorce de Matt. Parions qu’il y aura également dans cette saison un épisode flash back.
Pendant ce temps, la « compagnie » est un peu plus évoquée. Nous découvrons son hôpital soignant Molly et Nikki et un autre chasseur de héros, en plus de Mohinder. Le chasseur en question est une chasseuse légèrement plus expéditive notre guérisseur. Un véritable personnage de peste arrogante comme on les aime (ou pas trop comme moi). Le fait qu’elle soit une fille à papa (Bob ?) n’a au final rien d’étonnant.
Il est aussi question de paternité avec la rencontre après 25 ans de Matt et son père, un personnage qui promet. Ses quelques bouts de dialogues donnent presque le vertige. Son « which ones of the kids are you ? » montre qu’il sait que chacune des personnes sur « la photo des condamnés » a des enfants qui se posent des questions et se retrouvent tout comme ils se sont retrouvés. Ces enfants sont les héros de cette séries et le père de Matt nous porte presque à croire que nous vivons une redite de leurs erreurs passées. Enfin, il laisse penser à son fils qu’il détient le même pouvoir et que celui-ci peut se développer (!) ainsi les prisons mentales qu’il peut créer « This is impossible. We saved the city. ».
Ce n’est donc pas au cinquième épisode qu’on va se lasser du show, il suffit de se laisser porter. Si l’intrigue sur Hiro semble plus en retrait, « déconnectée » quoique liée par une même quête du père avec l’intrigue de Matt (bon c’est capillotracté), et fonctionnelle, ce passage dans le passé sont peut-être les moments fondateurs qui ont transformé un Hiro enfantin et enthousiaste en guerrier solitaire et blessé. To be continued…

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
27 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 4
Réalisé par Adam Kane, écrit par Tim Kring
Appréciation : ***
« He is nightmare man »
Noah Bennet surveille sa fille, Matt et Mohinder poussent Molly jusqu’au bout d’elle-même, Maya et Alejandro rencontrent un « allié » qui peut le mener à New York et enfin la nouvelle famille d’adoption de Micah. Quatre histoires : c’est un épisode plus resserré sans Hiro ou Peter par exemple.
The Kindness of strangers développe par contre ce qui pourrait être l’intrigue générale de la saison : la conspiration contre les 12 dont nous obtenons une photo. Finalement, nous en connaissons une bonne partie et l’un de ceux que nous ne connaissons pas nous est révélée et n’est autre que le père de Matt !

L’ensemble de l’épisode marque de nouvelles associations. Nathan, rasé, et Matt, qui se connaissent peu, se retrouvent amenés à collaborer pour comprendre pourquoi la mère de Nathan s’accuse d’un meurtre qu’elle n’a pas commis au-delà de son sentiment de culpabilité. Matt finit par raconter sa vie privée et sa séparation avec sa femme à Nathan, qui est dans une situation similaire.
De la même façon, Maya et Alejandro découvrent un étranger abandonné sur la route et qui connaît bien le père de Mohinder Suresh et qui se propose de les aider malgré les réticences du propriétaire du véhicule qui les conduit vers la frontière. Cet espoir est un bol d’air pour Maya. La voir sourire de joie est une première dans la saison et il faut reconnaître que l’actrice Dania Ramirez est fort jolie. Dommage pour elle que ce nouvel allié ne soit autre que Sylar !
Micah est quant à lui un étranger dans sa nouvelle famille et pour se faire accepter de son cousin, il utilise son fantastique pouvoir. Le personnage mis en valeur dans cette intrigue est Monica Dawson. Marquée en tout point par l’ouragan Erika et ses dégats, elle est une fille volontaire et bosseuse qui désespère de pouvoir sortir de sa situation de serveuse dans un fast food et de reprendre ses études. Mais son environnement semble la cantonner uniquement à sa situation actuelle. Heureusement qu’il lui reste les images de la télévision qui semblent beaucoup capter son attention : « Where did you learn that ? » lui demande son patron après qu’elle est réglée son compte à un malfrat. « On TV… ». Un pouvoir se réveille.
Chez les Bennet, la guerre est presque ouvertement déclarée. Noah s’inquiète de l’image de sa propre mort et s’interroge sur les relations de sa fille. Subissant de plein fouet, et à très juste titre, la suspicion de son père, Claire ment éhontément pour tomber dans les bras de West, « impossible » amour, le garçon étant fort revanchard contre ce père sans le savoir. Dès lors, le mensonge prend le pas sur la volonté de vérité que la famille s’était pourtant imposée. D’autant que le père devra trouver une bonne raison pour son futur voyage :
- We have to go to Odessa.
- Texas ?
- No, Urkraine.
Plusieurs personnages trouvent donc un étranger bienveillant mais dans chacune, tout indique qu’il y aura un prix à payer comme un pacte avec le diable. En tout cas, « We are all connected ». On ne saurait mieux dire.
Finement, la saison semble plus « cibler » les pouvoirs des familles de héros. Si les Petrelli élargis (soit Peter, Nathan mais aussi Claire et sa vraie mère) ont des pouvoirs plutôt différents, la complémentarité des pouvoirs introduite par Maya et Alejandro Herrera nous conduit à trouver des liens entre les pouvoirs de personnes de même famille. Ainsi, Matt lit dans les pensées et son père a visiblement un pouvoir psychique très puissant que l’éprouvante, et excellente, scène de recherche de Molly illustre (je loue une nouvelle fois la jeune actrice Adair Tishler, vraiment fantastique). De même, Micah et sa cousine Monica ont un pouvoir lié aux technologies modernes. Leur tendre accolade est aussi touchante que révélatrice.
On pourrait dire aussi que dans l’amour de Claire pour West, il y a comme une quête de la figure père (qui vole aussi) mais ce serait peut-être pousser trop loin…

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
21 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
Vu le 22/8/2007 à l’UGC Opéra Salle 2 en VO
Film américain (2007) de Adam Shankman avec Nikki Blonsky, John Travolta, Michelle Pfeiffer, Christopher Walken, Amanda Bynes, James Mardsen, Queen Latifah, Brittany Snow, Zac Elfon, Elijah Kelley…
Une jeune fille, Edna, tente d’instaurer un peu plus d’égalité et de vie dans le Baltimore de 1962 à travers la danse. Les non amateurs de comédies musicales vivifiantes pourront passer leur chemin. Hairspray est un film presque tout le temps chanté. Il faut aimer. J’adore authentiquement.
Le réalisateur Adam Shankman a fait resurgir une cité irréelle et colorée issus des sixties avec son école où l’on danse pendant les retenues, un magasin de farces et attrapes et une chaîne de télé où l’on donne du bonheur et de l’espoir sans (trop) d’arrière pensée. C’est dans ces décors que nous est contée une histoire de tolérance et d’ouverture à l’autre, message universel transmis en chanson et dans la joie.
Le (petit) revers de la médaille est que cette ode à la différence, traduit par une volonté de donner à chacun sa place, aboutit à une mise en scène des chansons qui ne met pas suffisamment en valeur les performances scéniques des acteurs pour la plupart danseurs professionnels. Aussi, les séquences dansées apparaissent techniquement modestes. D’autant plus dommage que Adam Shankman est danseur et chorégraphe, ce n’est d’ailleurs pas si étonnant qu’il est réalisé auparavant des « grosses » comédies à succès puisque tout est question de rythme dans une comédie. Et de rythme, Hairspray n’en manque pas. Toutes les chansons sont entraînantes et/ou belles. Et au cinéma, la bonne humeur l’emporte totalement. Hairspray est un véritable enchantement de tous les instants.
Le casting est au diapason. Tous les acteurs resplendissent à l’écran, avec ou sans prothèse. On retiendra particulièrement Zac Efron et sa coiffure à la Buck Danny et Amada Bynes, écolière un peu gourde et qui n’a pas besoin de danser pour qu’on la voit. Le morceau de bravoure demeurera le numéro inoubliable du couple Travolta/Walken, qui débuta dans la danse comme l’a magistralement rappelé un clip de Fat Boy Slim, comme une grande déclaration d’amour.
Et enfin, à l’image de son propos, Hairspray est un film qui donne sa chance à tout le monde et la révélation c’est évidemment Nikki Blonsky, une actrice qui ne triche pas et joue avec le coeur des nouveaux venus. Dès la première scène, elle irradie l’écran et ne nous quitte plus jusque bien après le film. Difficile d’imaginer sa carrière future dans un Hollywood physiquement formaté où pour jouer des gens laids et/ou gros, il faut quand même être beau et maigre, ce qui me rappelle qu’auparavant les personnages noirs étaient joués par des blancs. Mais au vu du charme que l’acrice/danseuse dégage dans Hairspray, on ne peut que lui souhaiter une belle destinée.

Fiche IMDB
Par Pascal
12 octobre 2007 Catégories: Cinéma
Heroes Saison 2 Episode 3
Réalisé par Paul A. Edwards, écrit par J.J Phibin
Appréciation : **
« Do you like who you are right now? »
Ando lit les « pensées » de Hiro façon Prisonnier du temps, Mohinder Suresh s’approprie l’atelier d’Isaac, Claire romance avec Wes, Maya et son frère sont à nouveau séparés et Peter se demande qui il est. Mais le troisième épisode marque surtout le retour de quelques rescapées de la première saison. Retour timide pour Micah et Niki Sanders et retour attendu et espéré pour Sylar, un des personnages les plus emblématique de la série et dont la compréhension de l’évolution humaine demeure un mystère.
Passé deux épisodes accrocheurs introduisant de nouveaux personnages, on retiendra les jumeaux vraiment intriguants, et multipliant les rebondissements à un rythme élevé, ce troisième marque un peu le pas sans pour autant perdre en rythme puisqu’on a toujours des nouveaux personnages et des rebondissements. Après tout, ce sont bien sept histoires qui nous sont contées dans un épisode de 42 minutes soi quelque six minutes par histoire. Un vrai soap…
D’ailleurs en parlant de soap, Kindred comporte beaucoup d’amour avec deux couples qui se forment et un triangle amoureux au 17è siècle. On peut trouver ça ennuyeux mais cela donne de l’épaisseur aux personnages et même à l’intrigue ainsi les interrogations de Peter Petrelli sur qui il est, ou plutôt ce qu’il était quand il remarque qu’il pourrait tuer les gens comme Dark Vador, alors qu’il est forcé de suivre une fratrie irlandaise dans ses méfaits. Il s’est peut-être finalement trouvé une famille de substitution : « i may not know what you are, but i know who you are. ». Logique quand on sait que Kindred veut dire famille ou tribu. La famille est toujours importante dans les séries américaines et celles-ci n’échappe pas à la règle.
Il est aussi question de secret(s). Le mot « secret » est prononcé plusieurs fois dans l’épisode. Rassurons-nous, comme remarqué dans l’épisode précédent, il ne s’agit pas de choses cachés au spectateur, on connaît le secret de Claire, et plus ou moins ce que pourrait contenir la boîte auquel tient plus ou moins Peter, mais plus d’une thématique.
Kindred nous invite alors, comme beaucoup de séries, à nous questionner sur les apparences et notre identité. Nos héros y sont tous confrontés entre secret donc mais aussi amnésie, vie passée, double identité, et illusions. Et ne parlons pas de Sylar, et des commanditaires inconnus de son ange gardien (encore un personnage avec un pouvoir similaire à un autre), déchu et perdu dans sa propre contradiction quand il clame avec assurance : « So silly, trying to be something that you are not… ». L’acteur Zachary Quinto est particulièrement formidable et charismatique dans ses quelques scènes.
Pour le reste, les rebondissements sont moins flagrants mais les intrigues aussi fonctionnelles qu’elles puissent être, apportent chacune un petit plus : un nouveau compagnon de route chez les jumeaux (et une interrogation sur le pouvoir de Maya qui semble un peu à la Hulk) ou une femme trop bien et longuement cadrée qui va s’occuper de Micah. Et pour cause, cette femme, c’est Nichelle Nichols, pimpante septuagénaire et inoubliable Uhura dans Star Trek. Après George Takei (Sulu), les liens avec le show de Gene Roddenbery se poursuivent surtout que Zachary Quinto va interpréter Spock dans le prochain Star Trek !
La romance entre Claire et son nouveau petit copain – avec une référence à Superman -, est un peu lourde et les révélations du garçons et ses implications compliquent certes un peu la situation mais elles demeurent relativement convenus. Les derniers moments avec Noah Bennet au téléphone avec Mohinder Suresh sont plus intéressants.
Sans dévoiler vraiment les intentions de la troisième saison, ou alors peut-être ne le comprendrai-je qu’à posteriori, Kindred est vraiment un épisode de continuité très distrayant, bourrés de bons dialogues et de nombreux détails, soit un épisode délicieusement addictif sans jamais être agaçant.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
12 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
La saison 3 de Desperate Housewives commence chez Orson Holmes, interprété par Kyle MacLachlan que je suis toujours heureux de retrouver même s’il faut tristement reconnaître qu’il risque de demeurer à jamais Dale Cooper pour moi. Sa femme subit ses excès d’hygiène. Sa seule liberté est un perroquet vert dans une cage comme elle et comme nous l’assène très « subtilement » un joli plan et la voix off. Il faut donc qu’elle parte ou plutôt qu’elle s’évade.
A peine son mari part pour son travail qu’elle prend ses clics et sa cage pour s’enfuir. Bien sur l’oiseau fait aussi des siennes tandis qu’Orson revient car son costume est taché. Le quiproquo et la confrontation sont inévitables…
Peu après, une voisine entre sans frapper, une de ces langues de vipère sournoise comme la série en comporte des dizaines (ne surtout pas se plaindre car elle sera le sommet de la série). A se demander si Desperate Housewives est vraiment une série féministe ou terriblement, tragiquement, réaliste avec presque que des femmes odieuses, dominatrices, castratrices ou/plus souvent et rancunières créant une société matriarcale fondée sur le soupçon et l’hypocrisie. Moi ça me fait froid dans le dos. Bon, trêve de plaisanterie (mais est ce drôle ?).
Elle surprend donc Orson entrain de récurer la maison et il lui fait part du départ de sa femme. Le doute s’instaure…

Et c’est reparti pour une troisième saison rocambolesque avec toujours plus de coups de théâtre et d’outrances. Ce n’est pas la première série qui nous fait le coup de la surenchère, c’est même classique : 24, Urgence, Nip/Tuck (Lire Robert Cash) le font aussi pour ne citer que celles qui me viennent a l’esprit. Tout n’est au fond qu’une question d’adhésion. Eh bien voilà , je n’adhère plus après l’enthousiasme puis l’habitude.
Je vais particulièrement m’attarder sur la trois premiers épisodes de cette troisième saison. Pas vraiment de spoilers puisque on a déjà vu la même chose lors de la saison précédente.
On ressent en effet une grosse sensation de déjà vu. En vrac, Susan est folle amoureuse de son plombier dans le coma et veille sur lui à l’hôpital avec dévouement. Mais telle une femme dont le mari est au front, elle se jette dans les bras du PREMIER venu avec ses états d’âmes d’ado et ses gaffes à répétition. Ca durera toute la saison soit l’archétype de la vraie fausse amoureuse « on reste ami »-girl. Presque une preuve par l’absurde que les seuls vrais romantiques sont des hommes : ça c’est une théorie perso fondée sur cette observation : c’est l’homme qui généralement crée le romantisme, la femme n’est qu’une « cliente ». Bon je ne suis pas sociologue (heureusement). Ce fait sera toutefois un peu démenti lors d’une véritable jolie séquence de mariage dans le dernier épisode.

Sinon les Solis sont en instance de divorce et Gabrielle vit seule avec la bonne chinoise enceinte de leur enfant. Patatra, l’enfant tant espéré n’est pas le leur, il est noir, et du coup pas d’enfant. Comme dans la deuxième saison en somme sauf qu’en plus c’est expédié sans nuance ni même des trémolos. Juste un gag. Un coup, il faut pleurer, l’autre il faut rire. Ha ha.
Gabrielle en profite pour recoucher avec son ex jardinier et amant devenu riche, et fiancé, lors d’une de ces rencontres impromptues dont la série n’a plus le secret tant elle use et abuse de cette ficelle.
Et Bree, ma préféré, que devient-elle? On l’avait vu dans la saison précédente, se laisser séduire par George, un amoureux transi psychorigide, jusqu’à accepter le mariage et se voiler la face malgré les avertissements d’une proche prétendant qu’il est un psychopathe.
Dans la troisième saison, Bree se laisse séduire par Orson, un amoureux transi psychorigide, jusqu’à accepter le mariage et se voiler la face malgré les avertissements d’une proche prétendant qu’il est un psychopathe. Ce qu’il n’est au final pas tant que ça.
Au niveau des intrigues de ces trois épisodes, nous avons aussi droit de voir la fille de Susan, intello propre sur elle, tomber dans les bras du bad boy jusqu’à mettre en balance sa virginité. Entre elle et sa mère, nous sommes exactement entrain d’assister à une illustration de la théorie de l’échelle, pas moins.

D’accord, Desperate Housewives n’a jamais été très nuancé mais on plonge ici dans la grosse caricature. Au sujet d’un cunnilingus, Bree s’exclame : « je ne peux pas faire ça, je suis républicaine » pour finalement courir a l’hosto pour qu’on lui explique qu’elle a eu un orgasme. Sans commentaire.
On sait aussi que chaque événement doit tourner au drame/règlement de compte comme lors de la fête d’anniversaire de Lynette mais c’est l’overdose au mariage de Bree : les flics, la demande de Bree à son mari au moment de l’échange des consentements, les gamineries de Gabrielle et Ricardo, le jeu amoureux entre Susan et un prétendant milliardaire, la pétasse Nora, ennemi de Lynette… Assez.
Au final, ce seront toujours les aventures de Bree qui ont une chance de m’intéresser. Le retour de son fils Andrew n’est au fond pas moins outrancier que les autres rebondissements de la série mais il y a un cote déviant, et non simplement grotesque, un peu plus réjouissant. L’intrigue sur son retour est vite close mais nous avons eu le temps d’apprécier quelques courtes scènes, comme lorsqu’il reconnaît un prof qui fut aussi un de ses clients, et surtout la connivence curieuse, implicite, mais on dirait assez sincère, la sincérité étant plutôt rare dans le show, entre lui et Orson. Comme c’est un personnage masculin, Andrew sera plus en retrait mais son calme et son cynisme, et même simplement sa présence, apportent un peu d’oxygène au show.

Mais à côté, la liste des histoires aussi téléphonées que pathétiques s’allonge. Cette conne de Susan nous évoque ses problèmes d’oreille interne mais c’est surtout l’imagination des auteurs qui fait défaut : ainsi pour fuir sa culpabilité, elle se rend chez un homme amoureux d’elle et lorsqu’elle conclue, Lyle en profite pour se réveiller avec une amnésie partielle qui profite à Edie (idée exploitée le temps de quelques gags) ! Le rythme des événements est frénétique mais cette surenchère de rebondissements et de résolutions tue toute forme d’intrigue. Desperate Housewives les expédie généralement en deux ou trois épisodes (le nouveau voisin, le bébé des Solis, Paul Young en prison, la relation de Zach et Gabrielle…).
Desperate Housewives se voulait aussi une parodie de soap mais au fond, la série est bel et bien un soap deluxe, et sous beaucoup d’aspects, celui de Susan notamment, pas tellement moins transgressif. Et il y a au-moins autant de pathos et de manipulation. Beaucoup de ressorts narratifs de la série reposent sur un plan improvisé, presque toujours malhonnête, par un protagoniste féminin pour parvenir à ses fins ou simplement confirmer un soupçon. Le patho, et même la complaisance, résident aussi dans le fait que les soupçons des femmes désespérées sont trop souvent vrais. Au final, il y a encore plus de psychopathes a Wisperia Lane que de traîtres au CTU.

On peut toujours regarder avec plus de bonnes raisons que la plupart de la production télévisuelle française. Car j’ai continué de regarder bien sur, un peu pour Bree, beaucoup pour ma fiancée qui adore. J’ai écouté d’une oreille un peu attentive car les introductions et les conclusions, narrées par Mary Alice Young (et un invité surprise), sont souvent efficaces. Et puis la série est joliment réalisée et il y a toujours quelques dialogues ou saynètes rigolotes et mêmes quelques réflexions et moments (la très belle mise à nue d’Edie à Carlos) intéressants. Parfois, même une sous-intrigue décolle un peu. Mais le départ de Bree plombe complètement le dernier tiers du show.
Devant tant d’instants improbables et agaçants, difficile de croire cependant que cette troisième saison puisse nous présenter au mieux des épisodes acceptables. Et pourtant, un petit miracle surgit avec l’épisode 7 qui est sans aucun doute le meilleur de toute la série. Non content de nous amuser avec un règlement de compte chez les Solis tout droit sorti du mordant La Guerre des Rose, Bang raconte une prise d’otage improvisée. Desperate Housewives ajoute une véritable folie déviante et une violence encore inédite dans la série avec une femme qui pète les plomb (comme dans Chute Libre). Surprenant et tendu, avec des moments cruels, on y trouve même une Susan pas totalement exaspérante. Le coup du mégaphone est nul mais sa crainte n’est pas déplacée puisque sa fille fait parti des otages. Le climax final révèle un Tom Scavo toujours aussi attendrissant mais surtout une Lynette Scavo (malgré le coup de l’enfant débile au téléphone) au sommet qui transcende magnifiquement la conclusion de l’épisode qui restera une expérience isolée, une oasis dans le désert. Mais on ne va surtout pas faire la fine bouche.

Fiche IMDB de la saison 3
Par Pascal
7 octobre 2007 Catégories: Séries
Vu le 30/7/2007 Ã l’UGC George V salle 1 en VO
Film américain (2007) de Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, Jon Voight, Rachael Taylor, John Turturro…
Si j’ai bien compris, Transformers est originellement une marque de jouets soutenue par un dessin animé mettant en scène des robots qui se transforment dont l’un d’eux est un robot gaffeur/scooter piloté par un gentil garçon. De mémoire, il y a des cubes énergétiques mais aussi des méchants robots mais malgré des grosses bagarres, pas grand chose ne meurt (d’ailleurs à en croire wikipédia, ça a fait peur aux enfants de voir Optimus Prime mourir). Bref, du bon enfant.
Je ne connais sans doute pas tous les tenants et les aboutissants ni même l’essence de la série mais je ne comprends pas trop pourquoi nous étions en droit de nous attendre à un film « sombre », sérieux et premier degré. En fait, Transformers est un peu sérieux, notamment dans le final entre les robots. On entend donc la grosse voix de Megatron et les discours sentencieux d’Optimus Prime. Difficile de voir quelque chose de grandiose là dedans. C’est même assez mauvais aussi un film sombre avec des robots se transformant en bagnole ou en avion s’avèrerait plutôt casse-gueule en dehors du Japon et même malvenu. On préférera donc en rire.
On rira d’autant plus que l’humour est souvent volontaire. Transformers frôle même parfois la grosse pantalonnade et, étonnamment, ça fonctionne plutôt bien ! C’est la séquence de boulevard dans la maison des parents, où le héros tente de cacher la présence de robots de plusieurs mètres de hauts dans le jardin, qui partagera sans doute les spectateurs en deux camps parce qu’effectivement, il fallait oser. Eh bien moi, ça m’a bien fait rigoler !
Le coeur de cet esprit semble s’imposer avec le héros Sam Witwicky. Le talent de Shia LaBeouf est évident dans ce film auquel il apporte beaucoup par son débit rapide et son côté décalé. Un vrai talent à venir. Michael Bay s’amuse aussi en invitant des « gros » acteurs en roue libre (John Turturro, Jon Voight) et ose un casting de filles canons dans des rôles drôlement improbables soit Megan Fox (qui ondule comme Shakira) en mécano et Rachael Taylor en génie scientifique ! On est proche du n’importe quoi et c’est drôle.
Et l’action alors ? Le film est de Michael Bay alors ça explose de partout et l’argent est à l’écran. L’action semble plus compréhensible que d’habitude et on ne s’en plaindra pas. Du désert du Qatar au barrage Hoover, les séquences sont souvent époustouflantes et jouissives. On regrettera des robots très bien faits mais complexes : du coup, leur transformation perd parfois en lisibilité, et donc en crédibilité, surtout qu’ils peuvent se transformer en ce qu’ils veulent.
Transformers n’est donc pas un film vraiment sérieux, ni qui se prend au sérieux (plutôt rare chez Michael Bay). Est-ce la raison pour laquelle la franchise nouvellement lancée est gâchée ? Non, au contraire. Ca reste plus lisible mais cependant moins bien que The Rock.

Par Pascal
5 octobre 2007 Catégories: Cinéma
Heroes Saison 2 Episode 2
Réalisé par Allan Arkush, écrit par Tim Kring et Michael Green
Appréciation : ***
« Where is the Haitian ? »
Où l’on rencontre « vraiment » Peter Petrelli devenu amnésique et embarqué dans une histoire de vol d’ipod tout en (re)découvrant ses pouvoirs et sa nouvelle coupe de cheveux qui lui va fort bien par ailleurs tandis que Matt enquête sur le père de Hiro et que Suresh est en mission pour Haïti pour trouver un homme malade du mystérieux virus et qui se trouve être un… Haitien !
Encore la grosse artillerie niveau équipe avec des co-producteurs à la réalisation et au scénario soit encore des gens impliqués dans la création et qui remettent en selle la saison sur les mêmes bases narratives de la première.
Ce deuxième épisode fait donc avancer plusieurs intrigues et n’en rajoute pas trop dans le mystère frustrant. Il y a pas mal d’évolutions significatives, dans l’ « association » entre Suresh et Bennett, la vengeance fomentée contre les neufs, ou dans la relation fusionnelle, et vraiment géniale, entre Alejandro et Maya (le pouvoir rappelant étrangement l’étrange virus extra-terrestre dans X-Files). Plusieurs genres sont abordés du drame avec les fugitifs à l’humour et la romance avec deux bonnes séquences l’une hilarante où Hiro s’amuse à jouer le héros à coup de rires tonitruants, l’autre très belle autour de cerisiers magnifiques.
On retrouve aussi plusieurs moments plutôt gores, particulièrement les coups de poings du début et le doigt de pied de la fin, ainsi que les petits défauts bien pratiques pour le scénario comme le chantage un peu idiot de l’Irlandais qui menace Peter de jeter au feu une boîte contenant son identité. Un simple (super) coup de poing aurait arrangé la situation. Mais bon, fondamentalement c’est un gentil garçon.
Et enfin sur on termine sur plusieurs rebondissements ou retrouvailles dont plusieurs intéressants, la série apportant une touche encore inédite à travers ces pouvoirs qui semblent devenir communs à plusieurs personnages, West et Nathan Petrelli par exemple. Et nous avons déjà droit à un final proche du déchirant : « Peut-être que je serai un héros la prochaine fois ».
Lizards met aussi en parallèle plutôt habilement religion, mysticisme et génétique. Dieu et le diable sont présents dans deux histoires distinctes entre scepticisme et croyance puis entre peur et amour. Claire, quant à elle, se cherche une destinée, comme Hiro peut-être, et veut tester ses limites quand on lui parle de régénérescence cellulaire au risque de se confronter à son père qui, au lieu de parler en sous-entendus, trouve les mots justes : « Tu te sens prisonnière mais c’est une cage bien plus spacieuse que celle où ils te mettraient ».
Au final, un épisode très riche, et je n’ai même pas abordé le tendu interrogatoire entre Matt et la mère Petrelli alors que nous assistons peut-être au fil conducteur de toute la saison, que je vois deux fois consécutivement avec autant de plaisir.
La déception est pourtant présente côté audience. Plus de deux millions de personnes n’ont pas zappé sur NBC. Une chute de 15-20%. Espérons que la série se relance rapidement. Il faut avoir confiance. Quand même, il y a cette scène où la femme de Bennett lui demande de lui dire ce qu’il sait au nom de leur accord et celui-ci le fait ! Quand on est un habitué de X-Files (je sais les choses et j’ai confiance en vous mais je ne les dis pas) et ses « descendants », on peut dire que ça change ! « No more secrets » for ever !

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
4 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries
Heroes Saison 2 Episode 1
Réalisé par Greg Beeman., écrit par Tim Kring
Appréciation : ***
« Are you a robot or an alien ? »
La série redémarre aux USA… et sur TF1 puisque la chaîne du cerveau propose le téléchargement de l’épisode en version originale sous-titrée. On regrettera d’ailleurs la disparition des sous-titres façon comics quand les dialogues sont japonais pour une approche des plus classiques. Sur la freebox, ça marche très bien, on obtient l’épisode en appuyant sur 4 boutons (bouton 1+bouton « info »+ « ok » sur Heroes + « voir ») et l’image est de bonne qualité tout comme les sous-titres. Pour beaucoup, trois euros, c’est cher pour un épisode. Pas tellement plus qu’une location qu’une vidéo. Mais surtout, je pense qu’on paye l’exclusivité. Et puis bon, je ne suis plus étudiant.
Le semi-échec public de Heroes en France montre que TF1 faisait peut-être fausse route sur la manière de diffuser la télévision. La chaîne ose l’innovation et tente autre chose avec cette offre légale, une offre inédite chez nous. Je salue cette démarche et espère que d’autres chaînes s’y mettront avec peut-être à terme des prix plus bas (ou alors gratuit avec de la pub).
En tout cas, je profite du démarrage de la série presque en même temps que nos amis américains et j’en suis ravi.
(la suite du commentaire révèlent la plupart des révélations, vous être prévenus)
Scénarisé par le créateur de la série et réalisé par un co-producteur, le démarrage de la saison 2 commence comme la première : c’est sur que l’effet de surprise n’est plus mais Four Months Later… recèlent déjà pas mal d’histoires apparemment disjointes qui devraient se croiser à l’avenir, et se croisent déjà beaucoup. C’est d’ailleurs un des aspects que je préfère dans la série, cette espèce de fatalité à ce que tous les héros se croisent, même sans le savoir. C’est à la fois fil conducteur narratif efficace et troublante évocation de la destinée.
Ainsi, par exemple puisque les liens sont nombreux, la série rassemblent Matt et Molly qui vivent chez Mohinder lui même en contact avec Noah Bennet qui changé de vie avec sa famille dont Claire qui tente de joindre Nathan Petrelli, alors qu’elle est convoitée par un adolescent qui détient un pouvoir similaire au père biologique de Claire, Un Nathan qui s’oppose à sa mère elle-même menacée tout comme le père de Hiro qui attend avec Ando le retour de Hiro. Ouf.
Matt est finalement parvenu à devenir inspecteur de police et s’occupe de Molly, un des personnages les plus surprenants de l’ancienne saison : j’ai toujours en mémoire cette scène terrifiante, très Sixième Sens, où elle révèle qu’une personne la voit quand elle pense à lui. Le pouvoir de Molly et ses cauchemars semblent lui avoir donné une maturité précoce à tel point qu’elle parle lors d’un court dîner d’égal à égal avec Matt le poussant même, la peur au ventre, dans ses retranchements. Le personnage qui se cache dans les rêves de Molly sera sans doute une des intrigues les plus excitantes de la saison.
Mohinder donne des conférences et tente d’intéresser quelques personnes perdues sur la menace pesant sur cette « évolution » de la race humaine. Il semble donc toujours en quête d’une guérison du virus frappant les super héros, comme son père pour sauver sa fille. Un homme (interprétée par une gueule qu’on voit tout le temps : Stephen Tobolowsky, un stakhanoviste du petit écran avec plus de 75 séries à son actif !), représentant une compagnie, lui offre l’aide dont il pourrait avoir besoin. La révélation de son pouvoir avec la petite cuillère transformée en or sur un ton légèrement ironique est une amusante idée. Mais Mohinder semble jouer un double jeu comme en témoigne sa conversation avec Noah Bennett où il affirme avoir inflitré LA compagnie (celle je suppose où Noah travaillait dans la première saison) pour y mettre fin.
Les séquences chez les Bennett sont excellentes. Même si l’amour entre Claire et son père adoptif semblent plus que jamais sincère, le contexte les empêche de totalement s’exprimer. Un parallélisme s’établit sur leur journée entre pression pour ne pas être eux-mêmes, ne pas se faire remarquer, ne pas sortir du rang, elle dans une nouvelle école où elle ne peut devenir pom-pom girl et lui dans un nouveau boulot… chez un imprimeur ! L’ironie et la surprise reposent sur le fait que c’est Noah qui va craquer face à un insupportable supérieur hiérarchique tandis que Claire subit délibérément l’humiliation et l’abandon alors qu’elle avait une occasion de briller.
Il en découle un repas familial aux dialogues rares et parfaitement neutres. La tension derrière les regards, l’obsession de la mère pour son chien, les cadrages de plus en plus rapprochés, en font un des meilleurs moments de l’épisode. Les coups de fils respectifs de Noah et Claire vers Mohinder et Nathan Petrelli c’est-à -dire vers leur ancienne vie illustrent une nostalgie commune et touchante.
Nathan Petrelli, quant à lui, a laissé son frère Peter pour mort. Un épisode flash-back nous révèlera peut-être ce qui s’est vraiment passé surtout que ces quatre mois semblent laisser quelques trous. Nathan a en tout cas tout perdu, aussi bien dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée. Une troublante vision à travers un miroir dans un bar où il se saoule intrigue. Il est tellement mal remis de son vol à la fin de la saison qu’il en est pas au point de se heurter violemment à sa mère. Cette dernière, dont on ignore le pouvoir (si elle en a un) est quant à elle menacée suite à la découverte d’une photo, façon la Malédiction, tout comme le père de Hiro (interprété, n’oublions pas, par George « Sulu » Takei) qui attend son fils avec le fidèle Ando.

Partons maintenant pour le Japon, les premiers moments avec Hiro, pour beaucoup le meilleur personnage, et pour moi aussi, ont un côté presque intemporel, malgré les costumes, si bien qu’on se demande si nous n’assistons pas à une farce, une illusion marquée par l’apparition du visage du héros d’enfance d’Hiro : Kensei qui se révèle être un gaijin, un occidental venu d’Angleterre (!) qui est venu tenter sa chance au pays du soleil levant et qui vit à coup de petites arnaques et pas mal de lacheté : « L’honneur ne se dépense pas ».
Les récits héroïques qu’on a raconté à Hiro semblent ici très éloignés de la réalité et il apprend, notamment à travers des scènes d’arrêt du temps toujours aussi efficaces, que « le passé est un lieu dangereux ».
Nous retrouvons ici un Hiro un peu plus adulte, plus sérieux et toujours aussi persuadé que certains hommes ont un destin. Raison pour laquelle il veut voir Kensei accomplir les actes héroïques qui lui ont été attribués. Kensei pourrait deviendra t’il une sorte de Han Solo de l’an mille ?
Heroes pose déjà cette question comme dans la première saison : « Avons-nous une destinée ? ». D’une saison à l’autre, les auteurs de série s’amusent souvent à renverser les codes. Nous verrons si c’est le cas dans celle-ci. Sans être grandiose, ce season premiere fonctionne parfaitement, j’ai toujours cette sensation superbe que le matériau de la série est en or massif, jouissif et mystérieux. Car ce premier épisode ne manque déjà pas de mystères par exemple un tueur en capuche et un frère et une soeur latinos qui courent vers les USA, la soeur persuadée d’être maudite et le livre du père de Mohinder Suresh à la main… la série se clôture avec pléthore de cliffhangers, alors qu’on a même pas vu tous les protagonistes du show, avec normalement cette garantie que nous n’aurons pas affaire à un effet Lost.
Très bonne saison à tous.

Fiche IMDB
Heroes sur Petit Ecran
Par Pascal
2 octobre 2007 Catégories: Heroes Séries