Archives de janvier 2007
Je termine le visionnage de la saison 8 en DVD. Des Ă©pisodes que j’avais dĂ©jĂ vu, certains plusieurs fois, certains très rĂ©cemment sur W9. Le plaisir demeure toujours intact. Revenons sur deux Ă©pisodes particulièrement marquants
4F20 – Les vrais-faux Simpson (Simpsons Spin-off Showcase)
Dans le commentaire, Matt Groening reconnaĂ®t avoir Ă©tĂ© rĂ©ticent Ă la mise en oeuvre de cet Ă©pisode car il n’a jamais vraiment souhaitĂ© que la sĂ©rie montre les Simpson en tant qu’acteur d’une sĂ©rie. Deux possibilitĂ©s : soit il ne peut empĂŞcher un Ă©pisode de se faire, soit il est très ouvert. En tant que fan naĂŻf, j’opterai pour la deuxième possibilitĂ©. L’Ă©pisode en question, prĂ©sentĂ© par Troy McClure, se divise en trois parties qui sont des sĂ©ries dĂ©rivĂ©es : une sĂ©rie policière, une sitcom et un show (Ă l’amĂ©ricaine je dirais). Le rĂ©sultat est comme souvent prodigieux.
Les rĂ©fĂ©rences sont bien sur multiples. Les vrais-faux Simpson est un festival de gags mais plus encore, c’est la prĂ©cision de la rĂ©alisation qui est dĂ©mente. Les trois segments reprennent Ă leur compte toutes les figures imposĂ©es dans chacun de leur genre respectif jusque dans le style des dialogues, les situations et l’ambiance du gĂ©nĂ©rique du dĂ©but au gag de fin. Un bonheur Ă chaque vision (je l’ai vu trois fois en deux jours).

4F19 – L’ennemi d’Homer (Homer’s Enemy)
C’est peut-ĂŞtre un Ă©pisode essentiel. La première fois que j’ai vu L’Ennemi d’Homer, en 1998, ce fut presque un choc, comme l’impression que les crĂ©ateurs de la sĂ©rie avait tentĂ© quelque chose. Le commentaire nous le confirme et rĂ©sume l’Ă©trangetĂ© de cet Ă©pisode par un concept finalement simple : que se passerait-il si un personnage de la vie « rĂ©elle » venait travailler avec Homer ? Le personnage en question est Frank Grimes, un homme austère et malchanceux qui travaille Ă©normĂ©ment pour s’en sortir. Face Ă Homer, fumiste totale mais finalement beaucoup plus heureux et aisĂ© que lui, il finira par le hair.
Il faut voir plusieurs fois cette Ă©pisode parce qu’au fond elle est comme souvent remplies de gags aussi hilarants qu’absurdes. Faisant une sorte de contrepoids, la deuxième intrigue relate les aventures de Bart avec une usine dĂ©saffectĂ©e qu’il a achetĂ© dans une vente aux enchères. C’est une bonne idĂ©e mais peut-ĂŞtre difficilement Ă©tirable sur un tiers d’Ă©pisode. Quelques gags simpsonniens font cependant mouche.
Mais vraiment, c’est le jusqu’auboutisme de l’intrigue et sa noirceur qui marquent les esprits. Frank Grimes souligne la vie privilĂ©giĂ©e, en se rĂ©fĂ©rant Ă son illustre passĂ© (notamment sa rencontre avec Gerald Ford dans l’Ă©pisode sur George Bush, assez controversĂ© Ă©galement, ainsi que son voyage dans l’espace) et l’injustice totale de sa situation : « Vous ne faĂ®tes que vampiriser les gens honnĂŞtes qui travaillent dur comme moi. Si vous viviez dans n’importe quel autre pays, vous seriez mort de faim depuis longtemps. ». Des remarques peut-ĂŞtre pertinentes mais qui dans la sĂ©rie plongera Grimes dans la folie lors d’une sĂ©quence oĂą on rit plus ou moins jaune, jusqu’Ă une issue fatale.
Le conseil de Matt Groening pour cet Ă©pisode est que chacun soit un peu plus Homer. Peut-ĂŞtre a t’il raison mais aimerions-nous Homer si c’Ă©tait notre collègue de bureau ? Cette connexion avec ce qui est finalement le monde rĂ©el et ses frustrations est plutĂ´t perturbante. L’Ennemi d’Homer est un grand et audacieux Ă©pisode.

Guide des épisodes de cette exceptionnelle saison 8
On laissera le mot de la fin Ă un groupe qui m’Ă©tonne de plus en plus, The Bloodhound Gang, qui après avoir rendu hommage Ă Chasey Lain, loue Ralph Wiggum. Voir le clip ici.
Par Pascal
27 janvier 2007 Catégories: SĂ©ries
Vu le 23/01/2007 Ă l’UGC Rotonde Salle 1
C’est sans doute le genre de film qu’on ne peut voir qu’au cinĂ©ma. Non pas que c’est un grand spectacle mais que tout simplement il n’a que peu de chance d’avoir une bonne visibilitĂ© lorsqu’il sortira en vidĂ©o (s’il sort) et le voir passer Ă la tĂ©lĂ©vision Ă une heure dĂ©cente est difficile Ă imaginer. Tout un pan du cinĂ©ma francophone, subventionnĂ© (le gĂ©nĂ©rique, avec une liste incroyablement longue de partenaires publics du Canada, de la France et de la Belgique fait presque rire) et au public restreint, suit ce chemin de l’oubli. Qui vraiment se souvient ainsi du premier film de Philippe Falardeau, La MoitiĂ© gauche du frigo, Ă part quelques critiques ?
Des films de ce genre, il en sort rĂ©gulièrement, par exemple l’Etrangère le 10 janvier 2007 (149 entrĂ©e la semaine de sa sortie) ou Le Dernier des fous sorti la semaine prĂ©cĂ©dentes (Prix Jean Vigo mais seulement 640 entrĂ©es en première semaine) que peu de gens verront sans doute. Je ne m’aventure que rarement dans ces expĂ©riences. Une des plus tristement mĂ©morables demeure la purge Errance de Damien Odoul qui bĂ©nĂ©ficiait d’un casting haut de gamme (Laetitia Casta et BenoĂ®t Magimel), vous trouverez mĂŞme une critique de ma part dans les commentaires sur ce lien (trois posts, mon pseudo Ă©tant superaska). Il en ressort gĂ©nĂ©ralement une assez mauvaise image du cinĂ©ma d’auteur et, je dois dire, souvent Ă juste titre.
Dans ce paysage, Congorama fait finalement figure d’exception d’abord parce que Philippe Falardeau a Ă©crit un rĂ©cit qui se tient oĂą il ne se contente pas de montrer quelque chose mais de raconter une histoire avec des rebondissements. Ainsi, lorsque le rĂ©cit s’essouffle un peu durant les pĂ©rĂ©grinations de Michel Roy, un accident puis un nouveau point de vue changent la donne. AidĂ© par l’excellent acteur Paul Ahmarani, Congorama prend des allures de thriller sur fond d’Ă©nergie renouvelable sans jamais nous laisser en route.

Entre le QuĂ©bec et la Belgique, l’auteur donne une vĂ©ritable dimension culturelle scrutant les moeurs villageoises (la leçon de danse traditionnelle (country?) en plein air Ă Sainte CĂ©cile au QuĂ©bec) et confrontant l’environnement des protagonistes Ă leur passĂ©, les indiens au QuĂ©bec, le Congo pour les belges.
Dès lors, Philippe Falardeau peut nous raconter une autre histoire, une histoire de famille et d’adoption, d’innĂ© et d’acquis avec un style dĂ©calĂ©, plutĂ´t humoristique. Ce style Ă©voque un ton sans doute belge rappelant l’Ă©mission Strip Tease avec un hĂ©ros (Olivier Gourmet, parfait) entier et volontaire mais aussi maladroit.
Les personnages parfois atypiques (un inventeur incompris, un parano pieux, un muet paralysĂ©…), les dialogues spontanĂ©es et les nombreuses situations incongrues renforcent cette impression et nous guident jusqu’aux dernières confrontations, nĂ©cessairement plus graves et porteuses de rĂ©flexions et d’interrogations.
Ce Congorama a donc de nombreuses qualités et Philippe Falardeau a le mérite de rendre accessible son propos en nous racontant une excellente histoire. Il est encore temps de découvrir ce film qui connaît un petit succès en salle.
Fiche Allociné
Par Pascal
27 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Vu le 22/01/2006 Ă l’UGC CinĂ© CitĂ© Triomphe salle 1 en VO
Ca commence par une narratrice qui raconte la vie très rĂ©glĂ©e d’Harold Crick, contrĂ´leur des impĂ´ts. Quelques minutes plus tard, on se rend compte qu’Harold Crick entend cette voix, et il est le seul. Les ennuis ne font alors que commencer…
Très vite la question de savoir si Crick est fou se posera ou peut-ĂŞtre alors est-il un pantin ? Une image du haut d’un immeuble donnera un Ă©lĂ©ment de rĂ©ponse… les rebondissements et trouvailles visuelles sont nombreuses et amusantes et il serait bien dommage de les Ă©numĂ©rer. Car bien que son titre français soit bien paresseux, L’Incroyable destin d’Harold Crick rĂ©serve quelques surprises et varie les dĂ©cors comme les genres entre romance, comĂ©die et drame sans jamais perdre de son charme.
Au cours de ce plaisant rĂ©cit, le rĂ©alisateur avec son scĂ©nariste Zach Helm dĂ©veloppe une double rĂ©flexion sur la vie, qu’il faut prendre Ă bras le corps pour profiter de tous ses instants, et sur l’art et l’acte crĂ©atif oĂą on se demande qu’elle est le prix Ă payer pour crĂ©er un chef d’oeuvre. Une logique et intrigante mise en abĂ®me en dĂ©coule dans le dernier tiers du mĂ©trage. Ce dernier sujet a sans doute Ă©tĂ© beaucoup mieux dĂ©peint dans le très bon Coups de feu sur Broadway de Woody Allen. Mais qu’importe, portĂ© par une musique Ă©clectique, cette fantaisie de Marc Forster, après notamment son enchanteur Neverland et son par contre très lourd A l’ombre de la haine, se suit très agrĂ©ablement et Ă©meut souvent.

Will Ferrell trouve ici un de ses meilleurs rĂ´les et beaucoup diront qu’il est bon pour la première fois. Il fait pourtant partie de ce quatuor de comiques amĂ©ricains actuellement très en vogue, lui, Ben Stiller, Owen Wilson et Vince Vaughn, et a dĂ©jĂ une belle carrière faites de succès (Elf, Anchorman, Talladega Night qui ne sort malheureusement pas en France), de seconds rĂ´les savoureux (Starky et Hutch et Serial Noceurs) et mĂŞme d’un passage chez Woody Allen avec Melinda et Melinda.
A ses côtés, on trouve la terriblement craquante, surtout avec son tatouage, Maggie Gyllenhaal, les impeccables Dustin Hoffman et Emma Thompson et une reine de la comédie US : Queen Latifah. Un casting atypique pour un film plutôt original. Bonne pioche !
Fiche IMDB
Par Pascal
26 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Vu le 17/01/2007 Ă l’UGC George V salle 4 en VO
Une paisible tribu d’AmĂ©rique est attaquĂ©e et emprisonnĂ©e par des Mayas. Patte de Jaguar, qui a cachĂ© sa femme, est bien dĂ©cidĂ© Ă revenir auprès d’elle.
Evidemment, Apocalypto, film rĂ©alisĂ© presque en marge (avec un budget raisonnable de 40 millions de dollars mais qui n’a rien Ă voir avec les grosses productions hollywoodiennes actuelles) est rĂ©alisĂ© par l’ « ignoble » Mel Gibson ce qui donne droit en France Ă des critiques aussi stĂ©riles que putassières comme n’hĂ©site pas Ă le faire CĂ©cile Mury dans TĂ©lĂ©rama.
Aussi la polĂ©mique autour du film tient plus de l’homme Mel Gibson et de son prĂ©cĂ©dent film, la Passion du Christ, que du film lui-mĂŞme.
Triste constat donc qui pourrait en faire passer plus d’un Ă cĂ´tĂ© d’un très bon film d’aventure. Comme pour son prĂ©cĂ©dent film, Gibson tourne son film dans un dialecte « d’Ă©poque », le Yucatèque, et il soigne sa reconstitution. Le rĂ©sultat est foudroyant. Tels les prisonniers du film, Gibson nous prĂ©cipite au coeur de cette civilisation maya, lĂ©gendaire mais peu connue. Toutes la sĂ©quence dans la citĂ© Maya et ses abords fourmillent de dĂ©tails vivants : travailleurs recouverts de poussières de chaux, femmes teignant les tissus, bâtiments et pyramides tous en construction ou en rĂ©fection, vente rapide d’esclaves… toutes ces images dynamiques, appuyĂ©es par des costumes, des bijoux et des tatouages Ă©tonnants, forment une tableau superbe, mouvementĂ© et crĂ©dible.

La description du metteur en scène se veut Ă©galement historique puisque la civilisation Maya Ă©tait sur le dĂ©clin Ă l’Ă©poque du film pour des raisons multiples mais pas encore clairement Ă©tablies. Sans extrapoler Ă outrance, Gibson donne quelques pistes en se servant toujours de sa camĂ©ra plutĂ´t que de longs dialogues. Il Ă©voque un peuple maya en proie Ă la famine et aussi Ă la peur et Ă folie, entièrement soumise Ă des Ă©lites qui le manipulent, le jeu de regards entre les diffĂ©rents chefs lors de l’Ă©clipse en dit long. Cette folie conduit Ă des sacrifices humains Ă rĂ©pĂ©tition et cette frĂ©nĂ©sie a des allures de fin de règne.
A ce besoin de sang et de puissance s’oppose la tribu de Patte de Jaguar qui vit en harmonie sous la bienveillance des sages perpĂ©tuant une tradition orale Ă travers des paraboles mettant en garde les hommes qui veulent tout avoir. Les Ă©chos avec la sociĂ©tĂ© d’aujourd’hui sont visiblement volontaires et discutables. Je n’irai pas plus loin puisque je m’hasarderai Ă dire qu’on ne peut rejeter les civilisations qui vont de l’avant au profit de celles se refermant sur elles-mĂŞmes.
Et je n’irai pas plus loin car Apocalypto est aussi et surtout un film d’action constamment en mouvement. Outre ces visions parfois dĂ©mentes, comme la petite fille malade lançant une malĂ©diction Ă des guerriers, Apocalypto offre une heure haletante de poursuite dans la forĂŞt d’AmĂ©rique centrale. Bien dirigĂ©s, la fureur spontanĂ©e, presque naturelle, des acteurs, inconnus, renforce les parti pris de Mel Gisbon et le cĂ´tĂ© très physique et brutal du mĂ©trage.
J’adore les films « en mouvement » et tous ces films de poursuites/chasses en forĂŞt m’ont toujours plu, ainsi des excellents films comme TraquĂ©, Predator ou Le Dernier des Mohicans. J’admire ces films pour leur cĂ´tĂ© sauvage et aussi parce que cet esprit de retour Ă la nature conduit Ă des rĂ©cits linĂ©aires mais hors normes, souvent dĂ©mesurĂ©s et jouissifs.
Avec la dĂ©bauche de violence et de sang, la course presque inhumaine des protagonistes, les rebondissements prophĂ©tiques et les dĂ©clamations menaçantes de Patte de Jaguar, Apocalypto rentre dans cette catĂ©gorie par la grande porte. Et la conclusion revient Ă Mel Gibson : « Mon dĂ©sir Ă©tait de tourner un film d’action et d’aventure trĂ©pidant qui ne laisse aucun rĂ©pit ». C’est parfaitement rĂ©ussi.
Fiche IMDB
Par Pascal
26 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Vu le 15/01/2007 Ă l’UGC George V salle 9 en VO
Alejandro González Inárritu reprend Ă son compte la fameuse thĂ©orie du battement d’aile du papillon pour raconter plusieurs histoires autour des consĂ©quences d’une balle tirĂ©e au fusil. Cette balle n’est pas le seul point commun de cette histoire car le rĂ©alisateur mexicain nous amène Ă nous poser la question du manque de communication entre les hommes et l’isolement qui en dĂ©coule au-delĂ des barrières culturelles.
Plastiquement, le film est irrĂ©prochable. Très dĂ©coupĂ© et limpide, chaque scène a eu une prĂ©paration minutieuse et c’est Ă©vident Ă l’Ă©cran. S’il devait encore le confirmer, il ne fait aucun doute que Alejandro González Inárritu est un fabuleux technicien et un excellent raconteur d’histoire. C’est aussi un bon directeur d’acteurs. Ces derniers, bousculĂ©s et mis littĂ©ralement Ă nu, sont tous sincères et mĂ©morables de l’amateur Ă la star internationale, du Japon au Mexique.
Babel peut aussi mettre mal Ă l’aise puisque Inarritu fait parti finalement de ces cinĂ©astes capable de tout (son court mĂ©trage sur les attentats du 11 septembre est inoubliable) ainsi l’issue des diffĂ©rents destins demeure Ă tout moment incertaine avec une propension lĂ©gèrement cruelle Ă toujours en rajouter dans la fatalitĂ© et la situation qui tourne mal. Pour le spectateur naĂŻf que je suis et souvent rĂ©ceptif au rĂ©cit, cet Ă©trange suspense n’est pas toujours soutenable et plutĂ´t Ă©nervant. C’est liĂ© au fait que je n’aime pas les ficelles de scĂ©nario fondĂ©es sur le manque de communication aussi bien dans ce film que dans des sĂ©ries comme 24 ou les dernières saisons de X-Files. Comme ici, c’est le thème du film…
Il ne fait cependant aucun doute que Babel deviendra un film majeur de l’annĂ©e 2006, ses nominations aux oscars le confirment (et confirme ma thĂ©orie selon laquelle si une belle actrice joue Ă poil ou s’enlaidit, elle obtient une nomination). Meilleur que 21 grammes mais peut-ĂŞtre moins surprenant que Amours Chiennes, on dĂ©couvrait alors la patte du rĂ©alisateur Ă©paulĂ© par son talentueux scĂ©nariste Guillermo Arriaga, la beautĂ© de Babel et l’universalitĂ© de son propos pourrait en faire devenir un film essentiel.

Fiche IMDB
Par Pascal
26 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Je dĂ©couvre maintenant la sĂ©rie Desesperate Housewifes. Les trois premiers Ă©pisodes vu sur m6 m’avaient que moyennement convaincus, les Ă©pisodes se rĂ©vĂ©lant bien inĂ©gaux. Quiproquos un peu trop appuyĂ©s, personnages caricaturaux (la belle mariĂ©e au riche, la mère dĂ©bordĂ©e, la mère parfaite, la gaffeuse), enfants abominables qu’un politiquement correct exacerbĂ© empĂŞche de baffer… une panne gĂ©nĂ©rale d’Ă©lectricitĂ© avait achevĂ© ma tentative de visionnage sur la petite chaĂ®ne qui monte. Seul Bree m’a totalement convaincu car son personnage stĂ©rĂ©otypĂ© Ă©tait portĂ© jusqu’Ă un niveau obsessionnel.
Je regarde maintenant la saison un en DVD. Il faut attendre l’Ă©pisode 6, « champ de bataille », pour que je sois totalement conquis. Les fissures arrivent de partout, les masquent tombent et les situations, faites de batailles frontales (assez rare finalement dans les sĂ©ries), d’humour acide et de poses souvent superbes font mouches. Le macho que je suis un peu ne pourra en plus ne pas s’Ă©nerver face Ă la manipulation fĂ©minine omniprĂ©sente puisque celle-ci est presque exclusivement rĂ©servĂ©e aux luttes… entre les femmes !
Et si les mystères sont multiples, nous ne sommes pas frustrĂ©s (enfin j’en suis qu’Ă l’Ă©pisode 10), la sĂ©rie Ă©vitant avec Ă©lĂ©gance de mettre en avant des personnages-qui-ont-un-secret-mais-ne-peuvent-le-rĂ©vĂ©ler.
Il va de soi que le personnage de Bree Van De Kamp, interprété par Marcia Cross, est de loin mon préféré. Toutes ses scènes sont pour le moment réussies entre la perfidie pure, la culpabilité et un charme presque extra-terrestre (il faut la voir avec ce manteau de fourrure).

Par Pascal
20 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Cette annĂ©e, une baisse significative du nombre de films vus : seulement 93 soit 9 de moins que l’an passĂ©. La faute principalement au mois de Septembre oĂą je suis parti plusieurs semaines en vacances et Ă un rythme de sortie frĂ©nĂ©tique en novembre qui m’a empĂŞchĂ© de combler mon retard. Un retard toujours d’actualitĂ© d’ailleurs puisqu’un emploi du temps vicieux me fait renoncer aux films d’animation (Souris City, Happy Feet et Arthur et les Minimoys) mais bon j’en ai quand mĂŞme vu 9 cette annĂ©e.
Dans ces 93 films, 51 amĂ©ricains et 28 français, un Ă©cart beaucoup plus resserrĂ© que l’an passĂ© (2005 : 63/25). Je constate une chute des films asiatiques (9 en 2005, 3 en 2006). Reste 10 films europĂ©ens (dont les deux films de Frears : Madame Henderson prĂ©sente et The Queen) et un film canadien, l’intĂ©ressant C.R.A.Z.Y.
Je me permets de citer la phrase clĂ© de ce classement, la mĂŞme que celui de 2005 : « Le classement ci-dessous rĂ©vèle surtout des sĂ©ances de cinĂ© inoubliables, au delĂ de la vraie qualitĂ© du film que les vrais critiques jugeront. ». Ainsi, cette annĂ©e, c’est un top quinze soit quinze excellentes sĂ©ances de cinĂ©. Une immersion totale, de l’Ă©merveillement ou cette impression de voir quelque chose de nouveau ou d’irrĂ©el, voilĂ des sensations beaucoup plus difficiles Ă trouver sur le petit Ă©cran surtout quand je repasse des chemises, voilĂ la raison pour lequel le cinĂ©ma demeure irremplaçable, quoique j’ai vu Ă la Fnac des Ternes un Ă©cran de 103 pouces… Donc oui, il est fort probable qu’un film comme Babel, par ailleurs superbe mĂŞme si on nous torture un peu, est un meilleur film qu’OSS 117 mais l’impression Ă la sortie du cinĂ© et pendant la sĂ©ance n’a rien Ă voir.
15 – L’Ivresse du Pouvoir
Il n’est pas si frĂ©quent de voir le cinĂ©ma français aborder la politique surtout en s’inspirant de faits rĂ©els. Claude Chabrol s’empare de l’affaire Elf et livre un jeu de dupes presque parfait (presque parce que Bruel, pourtant parfois bon comme dans P.R.O.F, est vraiment horrible), jouissif et ludique mais aussi dur (Huppert’s Touch).
(mon commentaire)
14 – Vol 93
Un film immersif par excellence, la plongĂ©e au coeur d’un des plus grands drames de notre temps.
13 – The Host
(mon commentaire)
12 – Le Prestige
(mon commentaire)
11 – Orgueil et Préjugés
Une bluette parfaite avec une Keira Knighley au sommet de la minauderie.
(mon commentaire)
10 – Miami Vice
Le nouvel opus de Michael Mann est une bombe. Le réalisateur enchaîne les excellents films pour mon plus grand bonheur.
9 – Lord Of War
(mon commentaire)
8 – Brick
Ce thriller avec des teens sorti en catimini cet Ă©tĂ© s’est rĂ©vĂ©lĂ© ĂŞtre une formidable surprise. Certains critiques ont parlĂ© d’exercice de style vain, tant pis pour eux.
6 – OSS117, Le Caire, nid d’espions et Borat
Deux grosses farces hilarantes qui sortent totalement de l’ordinaire avec chacun un univers propre et absurde.
(Commentaire sur Borat)
5 – Pirates des Caraïbes – Le Secret du coffre maudit
Cette suite est peut-ĂŞtre boursouflĂ©e et, avec le recul, pourrait s’avĂ©rer poussive. Je continue Ă croire que non. Le blockbuster de l’Ă©tĂ© a du panache. Et le visuel de Keira Knightley (deux films dans cette liste quand mĂŞme) pour le troisième opus est superbe.

4 – Ne le dis à personne
(mon commentaire)
3 – V For Vendetta
Le film n’est pas aimĂ© par tout le monde. Je repense notamment Ă cette rĂ©fĂ©rence de « tĂ©lĂ©film de luxe ». Pourtant quelle sĂ©ance de cinĂ©ma ! Une belle histoire d’amour sur fond de totalitarisme avec une Natalie Portman merveilleuse. Je l’ai revu rĂ©cemment en DVD et la magie opère toujours.
2 – Les fils de l’homme
(mon commentaire)
1 – Le Nouveau Monde
On pourra Ă©crire des pages et des pages sur le mĂ©trage de Malick et ses enjeux. Mais le Nouveau Monde demeurera pour moi ce film purement sensitif, semble t’il fait uniquement pour les salles obscures. Une expĂ©rience unique.
(mon commentaire)
VoilĂ , des dĂ©ceptions, j’en ai eu quelques une comme Superman, Tideland, Les Brigades du Tigre, Selon Charlie… Pas mal de surprises aussi ainsi 13 Tzameti, Bubba Ho Tep. Citons aussi les films plĂ©biscitĂ©s cette annĂ©e mais qui ne sont pas dans mon top 10 : oui, j’ai beaucoup aimĂ© Le Labyrinthe de Pan, Babel et Little miss Sunshine. Mais malgrĂ© tout le premier est un peu trop binaire (quelle fin cependant), le second joue trop la corde « je suis un rĂ©alisateur capable de tout » et le dernier est trop estampillĂ© « cinĂ©ma indĂ©pendant US ». VoilĂ .
2006 ressemble pour moi Ă une annĂ©e de transition. Bien sur j’ai vu beaucoup de bons films mais l’enthousiasme se mĂŞle des films censĂ©ment bons mais qui m’ont peu touchĂ© au final, un manque de discernement et une frustration avec moins de films vus, du temps libre qui m’Ă©chappe (eh oui, je travaille et j’ai une vie) et des difficultĂ©s Ă cibler ce que j’aime vraiment. 2007, ou l’annĂ©e oĂą je vais (enfin) en finir avec mes problèmes pseudo-existentiels ?
Bonne année à tous.
Par Pascal
20 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Vu le 10/1/2007 Ă l’UGC CinĂ© CitĂ© la dĂ©fense salle 8 en VO
« Finish it » est une sentence rĂ©currente de The Fountain. Elle rappelle aussi la bataille du rĂ©alisateur de Pi et Requiem for a dream pour pouvoir monter son film après le dĂ©sistement de dernière minute de Brad Pitt parti finalement tourner Troie ce qui n’est pas vraiment la mĂŞme chose. L’auteur aura finalement passĂ© une bonne partie de sa trentaine Ă rĂ©aliser sa vision de la mort, de la vie, de l’univers et tout le reste.

Avec un budget tronquĂ©, Darren Aronofsky a du gĂ©rer un manque Ă©vident de moyens Ă l’aide notamment de plan serrĂ©s, souvent verticaux et un souci constant d’esthĂ©tisme. The Fountain est un très beau film et rien que pour cela vaut le dĂ©placement (fait quand mĂŞme rare pour moi, j’ai vu plusieurs personnes sortir de la salle). On retrouve un peu le style de ses prĂ©cĂ©dents films comme la rĂ©pĂ©tition des mĂŞmes images, les trois histoires du film ne reprĂ©sentant qu’une seule et mĂŞme quĂŞte, et une puissance Ă©vocatrice incroyable. Il faut en effet beaucoup de talent pour Ă©voquer en une seule petite scène tout l’amour de Tom (Hugh Jackman) pour Izzi ( Rachel Weisz), un flash back un peu flou montrant une Izzi pleine de vie en robe rouge dĂ©ambulant dans sa maison.
S’attaquant en mĂŞme temps Ă l’Ă©vocation du passĂ© et du futur, le rĂ©alisateur impose une vision de l’Espagne et des conquistadors presque féérique quand la Reine est Ă l’Ă©cran, ensanglantĂ©e et ocre quand le Mal est dĂ©crit : l’inquisiteur recouvrant une carte d’Espagne de sang fait froid dans le dos tout comme son assemblĂ©e dans la forteresse. Et Ă l’aide de trucages originaux (des photos prises dans des boĂ®tes de Petri, c’Ă©tait d’ailleurs la toute première image du film que j’ai vue et qui est celle du gĂ©nĂ©rique de fin), son futur est un voyage dans un univers jamais vu, magnifique.
La direction artistique semble donc parfaite d’autant plus que le travail de Clint Mansell Ă la musique est une nouvelle fois fabuleux, ensorcelant comme Ă©taient les thèmes de Requiem for a dream. Dans un rĂ´le Ă peu près identique Ă celui qu’elle avait dans The Constant gardener, Rachel Weisz est merveilleuse, indispensable, tandis que Hugh Jackman colle parfaitement au personnage surtout en conquistador obsĂ©dĂ© par sa mission. Difficile d’imaginer le rĂ©sultat avec le couple Brad Pitt/Cate Blanchett (couple Ă©galement dans Babel) initialement prĂ©vu.
Et tous les efforts de Darren Aronofsky sont au service d’une expĂ©rience belle et enthousiasmante s’articulant autour de l’humain, de l’immortalitĂ© et de l’Amour. Bien que se dĂ©roulant sur trois Ă©poques diffĂ©rentes aux sĂ©quences qui s’entremĂŞlent, The Fountain est complexe mais fluide jusqu’Ă sa magnifique (et Ă©nigmatique) conclusion, trois Ă©poques pour nous montrer la volontĂ© de Tom de sauver l’incarnation de celle qu’il aime, Izzi, qu’elle soit une reine, un pays ou un arbre. Cette obsession qui l’Ă©loigne pourtant d’elle qui ne parviendra qu’Ă attirer son attention Ă travers des apparitions oniriques et un livre pour aboutir Ă une vĂ©ritable prise de conscience. The Fountain devient alors une oeuvre superbe sur un apprentissage qui dure 1000 ans.

Fiche IMDB
Par Pascal
20 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Vu le 9/1/2007 Ă l’UGC George V salle 5 en VO
A Hong-Kong, il y a mĂŞme des Ă©lections chez les truands. C’est par ce biais que procède la puissante triade Wo Shing Society pour choisir le chef. Cependant, les mĂ©thodes employĂ©es pour se faire Ă©lire et les contestations sont toutefois fort diffĂ©rentes de ce qu’on pourrait attendre d’une dĂ©mocratie…
Johnnie To dĂ©crit donc le milieu des triades Hong-Kongaises sous de nombreux aspects (traffics, liens avec la police, la famille, modes de fonctionnement…) avec une franche ironie, parfois morbide, et sans gunfights tonitruants mais une violence froide et implacable qui peut jaillir Ă tout instant et un grand sens de la concision (le film dure seulement 90 minutes).
Une fois la caractĂ©risation assimilĂ©e – en plus de la barrière culturelle, c’est encore dĂ©licat pour moi de dĂ©terminer rapidement qui est qui -, difficile de ne pas ĂŞtre captivĂ© par ce monde accrochĂ© Ă ses traditions, le fil conducteur principal du mĂ©trage Ă©tant l’obtention pour les deux candidats d’un sceptre ancestral garantissant leur autoritĂ©. Une quĂŞte qui s’achèvera autour d’une intronisation et un serment traditionnels et grandiloquents, terriblement anachronique. Parallèlement, l’honneur apparent cache des multiples trahisons, des retournements de veste et une grande cruautĂ©. Une manière pour Johnnie To de nous dire la sociĂ©tĂ© moderne oblige les triades Ă s’adapter tout en conservant ses principes fondateurs, aussi factices qu’ils puissent paraĂ®tre et qu’ils ont peut-ĂŞtre toujours Ă©tĂ©. Car finalement, l’âme humaine, l’âme des truands n’a, semble t’il, pas beaucoup Ă©voluĂ©…

Fiche IMDB
Par Pascal
20 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Vu le 4/1/2006 Ă l’UGC George V salle 1
The Holiday dure 2h18 soit 10 de plus que le prĂ©cĂ©dent film de la rĂ©alisatrice Ă succès Nancy Meyers, Tout peut arriver, qui Ă©tait assez interminable. Mais le film ici se fonde sur l’Ă©change de maisons pour les vacances pour raconter une double comĂ©die romantique. D’un cĂ´tĂ© une amĂ©ricaine riche et indĂ©pendante (Cameron Diaz) s’entiche d’un Ă©diteur sentimental (Jude Law) dans la banlieue de Londres et de l’autre Iris, la soeur de l’Ă©diteur, (Kate Winslet), romantique dĂ©pressive, sĂ©duit le compositeur Graham (Jack Black) Ă Hollywood.
VariĂ©tĂ© de personnages mais peu de variations, des romantiques avec des boulots formidables comme souvent, mais auquel Nancy Meyers distille un point de vue fĂ©minin avec une vision d’un homme idĂ©al, drĂ´le et prĂ©venant, au coeur d’artichaut (mais c’est moi !) oĂą la nostalgie prend beaucoup de place ainsi toute la (très bonne) sous-intrigue autour d’Eli Wallach en vieux scĂ©nariste de l’âge d’or d’Hollywood, parfait gentleman. Nostalgie double Ă©galement entre d’une part, le rappel d’un temps oĂą les films n’Ă©taient pas totalement tributaires de leurs entrĂ©es la semaine de leur sortie et d’autre part, une sĂ©duction un peu innocente. Ainsi, la scène oĂą le scĂ©nariste remet une fleur Ă Iris juste avant une cĂ©rĂ©monie est un des moments les plus touchants du film.
La rĂ©alisatrice a aussi quelques d’idĂ©es tant dans son scĂ©nario que dans sa mise en scène avec quelques situations vraiment romantiques et/ou drĂ´les comme la mise en abĂ®me du mĂ©tier de Cameron Diaz (crĂ©atrice de bandes-annonces).

La prĂ©sence d’un quatuor de stars et celle d’Eli Wallach rĂ©duit tous les seconds rĂ´les Ă de la figuration. Mais l’abatage et le charme, chacun dans son style, de ces cinq vedettes est immense et l’alchimie entre les couples fonctionnent Ă merveille. Parfait, le couple Diaz/Law Ă©tonnera cependant un peu moins que le couple Kate Winslet, Ă©patante dans un registre comique un peu inattendu, et Jack Black, beaucoup, beaucoup trop mĂ©sestimĂ© de ce cĂ´tĂ© de l’atlantique, les maigres rĂ©sultats des pourtant très bons Super Nacho et Rock Academy l’attestant.
Prises séparément, ces histoires ne vaudraient sans doute pas un film mais le charme indéniable des acteurs et un certain savoir faire de la réalisatrice convainquent. Les amateurs du genre ne peuvent être déçus.
Fiche IMDB
Par Pascal
14 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma
Vu le 20/12/2006 Ă l’UGC George V salle 3 en VO
DĂ©jĂ Vu porte bien son titre vu que nous avons cette impression pendant tout le mĂ©trage. Cette histoire un peu sf, que le producteur Jerry Bruckheimer prĂ©sente comme originale, lorgne du cĂ´tĂ© de Minority Report, le but de l’agent Doug Carlin Ă©tant en quelque sorte de rĂ©soudre un meurtre qui n’a pas encore eu lieu, mais aussi de FrĂ©quence Interdite oĂą deux personnes communiquent Ă plusieurs annĂ©es d’intervalle (tiens c’est aussi le sujet de Un pont entre deux rives) et avec dĂ©jĂ James Caviezel) et enfin Ennemi d’Ă©tat (dĂ©jĂ de l’Ă©quipe Scott/Bruckheimer !) avec ses multiples plans en vue satellite.
Tout ça pour dire que ces recyclages ne sont pas bien graves puisque le film est plutĂ´t bon. La touche Bruckheimer est prĂ©sente : Tony Scott signe un film rythmĂ©, moins barrĂ© et formellement jusqu’auboutiste que Domino, avec quelques sĂ©quences Ă©tonnantes comme la scène de poursuite Ă trois jours d’intervalle (il faut voir le film pour comprendre) et une très impressionnante explosion. Le tout est portĂ© par quelques rĂ©pliques qui croustillent et un casting solide portĂ© par un Denzel Washington parfaitement Ă l’aise en flic sympa et malin, gentiment tĂŞtu. Le cahier des charges est donc rempli. Beau joueur, le cĂ©lèbre producteur laisse pas mal de libertĂ©s Ă Tony Scott.
Ce dernier a choisi de situer son film Ă la Nouvelle-OrlĂ©ans peu après le passage terrible de l’ouragan Katrina. Il filme une communautĂ© qui a repris vie mais dont de graves sĂ©quelles de la catastrophe persistent ainsi la sĂ©quence dans une zone rĂ©sidentielle habitĂ©e mais dĂ©vastĂ©e. Sans aucun effet spĂ©cial. Plus que la technologie, c’est l’humain qui intĂ©resse Scott. L’Ă©lĂ©ment science-fictionnel du film tient plus d’un ressort scĂ©naristique pour mettre en place le coeur du film : la relation entre Doug et la femme qu’il veut sauver Ă tout prix. Et sous nos yeux, DĂ©jĂ vu devient une Ă©trange et belle romance. Presque une surprise dans ce divertissement un peu dĂ©jĂ vu certes (il faut bien la faire) mais efficace.
On ne retiendra pas par contre la fin, ou alors pour de mauvaises raisons. Paresseuse d’abord, puis facile, elle finit par devenir curieuse puisqu’on laisse en suspens ce qui pourrait presque faire l’objet d’un long mĂ©trage en entier* ! Peut-ĂŞtre Ă©tais-ce un cliffhanger…

Fiche IMDB
*spoiler : Claire est morte mais Doug trouve le moyen de remonter le temps, Ă partir d’une technologie ultra-secrète, pour tout lui expliquer et la sauver. Claire et Doug n’hĂ©sitent pas non plus Ă laisser de nombreuses pistes et des messages Ă Doug (le Doug du futur en quelque sorte – ce qui fait l’objet du film). Mais au lieu de mourir, Claire survit et le Doug du futur meurt. A la fin, Claire est prise en charge par… le Doug du prĂ©sent et qui donc ne connaĂ®t rien de l’histoire pas plus que la fille elle-mĂŞme ! Mais tous les messages que Claire et l’autre Doug ont laissĂ© demeurent… de quoi faire un autre thriller…
Par Pascal
14 janvier 2007 Catégories: CinĂ©ma