Archives de octobre 2006

Y’a t’il un pilote dans l’avion?

Les multiples visions de ce standard de la comédie parodique font sans doute qu’on ne hurle pas de rire mais Y’a t’il un pilote dans l’avion? n’a pas trop vieilli pour autant exception faite des quelques caméos de vedettes qui peuvent nous être inconnues.
On passe toujours un bon moment à guetter les blagues du second plan, rigoler pendant les flash back absurdes et admirer le sérieux des acteurs. A ce jeu, Leslie Nielsen est évidemment le meilleur et remporte la mise dès son anthologique première apparition, stéthoscope autour du cou. Presque aucun surjeu de sa part comme s’il s’était vraiment trompé de tournage. Sa déjà très longue carrière (il a 54 ans à l’époque) connut un sacré tournant et il est désormais sans doute un des symbole du genre.

Il y a encore un pilote

Mais Leslie Nielsen n’est pas le seul a avoir surfé sur la vague de la comédie parodique (le spoof movie). Il suffit de regarder les crédits du film pour trouver quelques noms qui furent par la suite à l’origine de franchises comiques. Jim Abrahams réalisa notamment les deux Hot Shots! avec à l’écran Lloyd Bridges (acteur dans Y’a t’il un pilote dans l’avion) et le célèbre couple Martin Sheen/Valéria Golino. David Zucker travailla sur Y’a t’il un flic… tandis que le fidèle Pat Proft, qui oeuvrait déjà avec Mel Brooks (le précurseur du genre?) fut à l’origine de Police Academy.
Par la suite la relève fut assurée par des franchises tels Austin Powers ou encore Scary Movie dont les opus 3 et 4 furent d’ailleurs réalisées par David Zucker!
On n’oubliera pas Jerry Zucker qui se tenta dans d’autres genres avec Ghost (Y’a t’il un fantôme dans ma maison?, on rigole mais le film fit un carton) et un Lancelot (Y’a t’il un chevalier à Camelot?) divertissant mais sans intérêt. Notons que son dernier film est Rat Race très apprécié semble t’il par le maître de ces lieux.

Et au jeu de « lesquels sont les meilleurs », le choix est épineux car souvent ces comédies sont inégales, parfois pénibles, et on se souvient plus volontiers d’un gag du film que du film lui-même. Hasardons cependant quelques titres, outre celui à l’origine de cet article :
Y’a t’il enfin un pilote dans l’avion? La suite, qui ne fut pas réalisée par le trio Zucker/Zucker/Abrahams, est drôle et bénéficie de la présence de l’inénarrable et immense capitaine Kirk.
Top Secret! Est le véritable deuxième film du trio et peut-être injustement moins connu alors qu’il est tout aussi génial
Austin Powers. Au delà de l’enchaînement de gags, le premier film de la série enchante par son style et son ton qui semble par moment plus un hommage qu’une parodie « hénaurme ».

Citons aussi le drôle Alarme Fatale!, une tentative française très réussie, La Cité De La Peur (par Les Nuls), et enfin, bien que ce soit peut-être pas totalement la même chose, L’homme aux deux cerveaux, assurément un grand film.

Un grand merci à IMDB sans qui il n’aurait pas été si simple d’écrire tout ça.

Par Pascal
2 commentaires21 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Le Parfum (Pas fin)

Le Parfum est tiré du best-seller de Süskind et raconte l’histoire d’un serial-killer, Jean-Baptiste Grenouille qui tue des femmes rousses pour leur voler les cheveux et élaborer le parfum absolu.
Bon, pour résumer vite, parce que ce film dure deux heures de trop, il y arrive, ça lui sauve plus ou moins la vie parce que le parfum a un grand pouvoir, il y a une super scène d’exécution qui vire à l’orgie et après il meurt. Et ces filtres, mon Dieu, ces filtres, il y en a presqu’autant que dans Behind enemy lines. Mais confisquez-leur !
Il y a l’excellent Rickman dans le film, il paraît, mais je ne l’ai pas reconnu. Dustin Hoffman n’est pas mauvais.

Grenouille

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Par Laurent
Commenter20 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Behind enemy lines II (Derrière extraordinaire)

Behind enemy lines II est un film de guerre qui raconte l’attaque des Américains contre la Corée du Nord pour l’empêcher de détenir un missile nucléaire.
Alors pour résumer, c’est comme un film d’après Tom Clancy, mais en gay. Ce film est super gay, je vois mal comment le décrire autrement.
Sinon, on ne s’ennuit pas vraiment, c’est un bon téléfilm, avec plein de flashbacks, des scènes de ralenti, un filtre bleu-froid pour bien faire comprendre que la Corée du Nord c’est un pays de merde. Pour le reste, c’est la géopolitique cinématographique, avec tout ce que cela implique.

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Par Laurent
1 commentaire20 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Les Mauvais joueurs (Sentier, sobriété)

Les Mauvais joueurs se passe dans le Sentier, dans le milieu de la confection arméniano-chinois. Pascal Elbé est amoureux d’une petite chinoise, qui sort avec un chinois après l’avoir laissé tombé. Il recupère le petit frère à la place, et assume plus ou moins un rôle de grand frère. Ca tourne mal, eh, c’est un film français, pas vrai ?

Comme dans un film de John Woo

Pour un film français, d’ailleurs, on s’en tire bien, on ne s’ennuit pas trop, il y a même quelques très bonnes idées ; le générique de fin est très bon.

Site officiel
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Par Laurent
Commenter19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Without a paddle (Quand Oregon, Oregon)

Si je vous dis DB Cooper, une ours qui mange un téléphone portable, Kubiac en redneck cultivateur de marijuana, Seth Green en slip, des bombasses hippies qui chient dans des sacs en papier, et un trappeur homophobe, je vous aurais résumé à peu près ce film.

Without a paddle

Il y a quelques scènes amusantes (généralement aux dépens de Seth Green), mais dans l’ensemble, le film est assez mou.

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Par Laurent
Commenter19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Blood simple (Coen comme la lune)

Blood simple est une histoire d’adultère, avec un patron de bar, sa femme, un employé et un detective tueur à gages. Il y a une scène de route que l’on retrouve chez Lynch dans Lost Highway, et sans doute ailleurs.

Blood simple

Je vais être franc : j’ai rien compris.

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Par Laurent
Commenter19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Au service secret de Sa Majesté (Service trois pièces)

Je dois avouer à ma grande honte ne découvrir ce James Bond qu’aujourd’hui. A mon avis, c’est le meilleur.
D’abord, c’est celui avec George Lazenby. Et ensuite, c’est celui de 1969.
Donc le résultat est génial. James Bond est con, snob, égrillard, il a super mauvais goût, il est assez représentatif d’une génération de célibataires hédonistes lecteurs de PlayBoy et qui ont assez mal fini dans les années 80-90 lorsque leurs problèmes d’érection les ont laissé sur le carreau, malgré le Vi*gra.

George Lazenby, James bande

Le film est donc bougrement rétrosexuel, avec le James Bond le plus humain de la série. Si le scénario n’a ni queue ni tête (des bandits corses, un Savalas qui fait du ski et menace de déclencher un attentat biologique, des seconds rôles hilarants, des scènes et quelques répliques super graveleuses…), le film est super cool, particulièrement la scène d’intro, lorsque James allume lentement une cigarette, avant d’inhaler profondément et de balancer ses lunettes coûteuses sur le cuir de son Aston – et de faire la course avec la Cougar de Diana Rigg.

Titre principal par Armstrong, Diana Rigg en aventurière plantureuse, bombasses ultra-sexy, voitures classiques, armes suisses et bandits corses, que demander de mieux ?

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Par Laurent
4 commentaires19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Le Vol du Phoenix (Flambeurs de Gobi)

Le Vol du Phoenix est un film catastrophe assez sympa, un remake du film d’Aldrich de 65.
Une compagnie pétrolière décide de mettre fin à une exploitation dans le désert de Gobi et envoie un cargo pour récupérer hommes et matériel. Hélas, le très beau C-119 s’écrase dans le désert à cause du tempête de sable.

Le Vol du Phoenix, Mongolia (For ever)

Sachant qu’ils sont très loin de tout, la seule solution pour les survivants est de construire un nouvel appareil à partir de la carcasse crashée en suivant les instructions d’un ingénieur timbré.
Tout l’intérêt du film est basé sur les oppositions entre les différents personnages, la faiblesse des ressources en eau et l’environnement hostile (chaleur, vents violents, nomades pillards…). Honnêtement, on ne se fait pas trop chier, mais on est à la limite quand même. Tout est assez prévisible, mais ça reste regardable. L’esthétique clipesque est parfois assez pénible, mais une scène sur fond de Black Eyed Peas est assez fun.

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Par Laurent
1 commentaire19 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Magnolia (for ever)

Les douze premières minutes racontent des faits divers étranges et présentent les principaux protagonistes du film sur une magnifique chanson interprétée par Aimee Mann (« One »). Un début exceptionnel où le plaisir, peut-être le besoin, de faire du cinéma transparaît à chaque seconde.

L’intention est donnée dès ce début : Magnolia relie quelques histoires parce que cela a peut-être un sens, au delà des liens de parentés ou d’amitié qui pourraient rapprocher ses acteurs.
Dans un curieux déterminisme, chaque personnage subira un choc, une douleur qui le conduira à une confrontation. Juste avant celle-ci, lors d’une séquence fantastique, ces personnages au bout du rouleau, enfants trahis et parents blessés, rongés par le remord se retrouveront à chanter la même chanson. La confrontation puis un événement spectaculaire créera un renouveau, un petit espoir de réconciliation avec leur passé toujours présent : « C’est ça le plus difficile, qu’est-ce qu’on peut pardonner? » dira l’un d’eux.

Magnolia

On le savait avec Boogie Nights, Paul Thomas Anderson adore faire bouger sa caméra. Associé à un montage jouissif, la réalisation se met au rythme de destins croisés, frénétique d’abord puis de plus en plus posée, des destins qui vibrent à l’unisson. On ne compte plus les moments inoubliables : Julianne Moore se dévoilant à la pharmacie ou William H. Macy faisant son entrée dans le bar sur fond de SuperTramp. Un vrai bonheur avant le plus grand film de l’auteur : Punch Drunk Love.

IMDB

Par Pascal
Commenter15 octobre 2006
Catégories : Cinéma

Animal House (House of the rising fun)

Animal house est un vieux teen-movie un peu navrant, tourné en 78 mais censé représenter l’ambiance d’un campus collet-monté de 1962.
Il y a un peu de politique, mais le thème central du film est surtout l’opposition des cancres (la fraternité Delta – buveurs, dragueurs, tricheurs, nuls en classe) contre le reste du monde, particulièrement la fraternité militariste Oméga.
Alors, qu’en penser ? Honnêtement, ce n’est pas très drôle, même s’il y a une ou deux scènes assez cocasses et généralement assez sordides. Les acteurs ne sont pas mauvais, mais tout est tellement cliché que ça en devient fastidieux.

Animal House

On pourra à la limite le prendre comme un brouillon des Blues Brothers, l’excellent Landis de 1980, qui utilise aussi John Belushi et une base soul, avec une thématique assez similaire (losers astucieux contre le reste du monde). Au niveau de la bande-son, on retiendra l’excellente scène du Shout durant la Toge Party. Pour les amateurs, pas mal de loches exposés, et une scène assez sensuelle de strip-tease avorté par la chute d’une échelle.

IMDB

Par Laurent
Commenter15 octobre 2006
Catégories : Cinéma

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