Archives de octobre 2006

Les Rebelles de la forêt

Vu le 26/10/2006 à l’UGC George V salle 7

Dans un film où le marketing et le titre (français) ne se focalisent que sur ses dix dernières minutes, on comprend vite que l’originalité ou au-moins un certain savoir faire dans le récit ne sera pas de mise. Ce buddy movie confrontant un cerf bavard (qui renvoie directement à l’âne de Shrek) et un ours trop vite remis en liberté est sans style.

Ashton Kutcher

Les Rebelles de la forêt souffre également de caractères visuellement inégaux dans des décors neutres. De ce point de vue, difficile de trouver les personnages véritablement mignons ou attachants et ce n’est pas un nouveau logiciel de gestion de la fourrure de l’ours qui y changera quoi que ce soit. D’autant plus dommage qu’un des trois réalisateurs, la réalisatrice Jill Culton, travaillait sur le développement visuel de Monstres & Cie (mon dessin animé en 3d préféré) et 1001 pattes.

Heureusement, les personnages sont assez bien caractérisés et les voix (en anglais en tout cas) sont bonnes. Et puis c’est drôle et cette efficacité dans les situations comiques confirme l’idée que si Steve Allers, co-auteur sur Alladin, Chicken Little et le drôlissime Kuzco, ne fait pas des histoires fracassantes, il est un excellent gag-man.

Notons d’ailleurs que le gag scato tristement de rigueur dans toutes ces productions pour enfant (même chez Pixar) est même ici bien amené (privé de sa maison, l’ours demande où sont les toilettes dans la forêt) et assez drôle. Et ces fameuses dix dernières minutes où les animaux se rebellent? Elles sont bel et bien le meilleur de ce film certes oubliable mais qui divertit et ne laisse pas un goût amer.

Fiche IMDB

 Par Pascal     Commenter28 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Les Fils de l’homme

Vu le 23/10/2006 à l’UGC George V salle 3

En 2027, l’Angleterre affirme fièrement qu’elle est le dernier pays à lutter contre le chaos et invite ses sujets à dénoncer les nombreux immigrants clandestins (dont on distingue même des français!). Il faut dire que les temps sont à la panique générale : plus aucun enfant n’est né sur terre depuis plus de dix huit ans. Reste un vague espoir avant l’extinction complète de cette humanité privée d’avenir.

Au mépris d’une adaptation efficace mais neutre, Alfonso Cuaron a imposé un style et un regard oblique et tout en mouvement pour le troisième opus d’Harry Potter. Sans surprise, c’est le meilleur de la série à ce jour et le plus sensitif. Au fond le metteur en scène fait pareil sur Les Fils De L’Homme qui est d’abord un tour de force technique. Le film est en effet composé de nombreux et longs plans séquences aussi virtuoses qu’éprouvants : la terreur guette à chaque coin de rue entre explosions, voitures en feu et intense guérilla urbaine. Et les personnages vont, viennent et meurent sans prévenir. Seul semble compter le mouvement. Il n’est pas alors étonnant que Les Fils De L’Homme se transforme peu à peu en une course poursuite, s’articulant autour de cette idée géniale d’un monde sans enfants et portée par un Clive Owen qui se bonifie à chaque film.

Owen and Moore

Le metteur en scène n’oublie pas pour autant sa toile de fond et impose un futur dont pourtant nous ne connaissons pas tous les tenants et aboutissants mais qui est étrangement familier. Sur la forme, le Londres de 2027 ressemble à celui de 20 ans auparavant mais sur une pente définitivement déclinante avec plus d’ordures dans les rues, plus de pollution, plus de mines déconfites… autant de misères qui tranchent avec les écrans télé plats, rutilants et très technologiques qui peuplent la capitale anglaise. Des écrans dédiés à des publicités racoleuses (chirurgie esthétique pour rester jeune) et de la propagande pure (les messages vocaux des autorités sont omniprésents) destinée au peuple d’un état policier repliée totalement sur lui-même comme pour se voiler la face sur le drame qui se joue.

Car tout apocalyptique que soit le problème, Cuaron décrit une réalité plutôt gênante : la nation semble avoir cessé de se focaliser sur le déficit de naissances, le projet « humanité » censé traiter le problème est devenu une légende, pour se consacrer à ses conséquences avec des palliatifs qui vont de la traque systématique des immigrés à la vente de kit de suicide (ça rappelle Soleil Vert). Une visite chez un ministre esthète qui, au sujet de l’avenir, « n’y pense pas », achève de conforter dans ce sentiment d’abandon et de mépris de l’humanité.

Et au final, tout ne devient qu’une banal et triste lutte pour le pouvoir auquel même un bébé miraculé ne pourrait pas mettre un terme. Avec cet avenir limité, Alfonso Cuaron nous dévoile une vision pessimiste d’une société irresponsable qui ressemble un peu à la notre, incapable d’agir et à affronter les vrais problèmes. Un film visionnaire qui semble nous raconter notre époque, on ne voit pas ça tout les jours.

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 Par Pascal     Commenter26 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Les Virtuoses

La mine de Grimlet va peut-être fermer ses portes. En attendant, la fanfare de la mine poursuit ses répétitions mais jusqu’à quand? La femme d’un des membres, agacée qu’il ait finit par abandonner la lutte contre la direction de la mine, critique le fait qu’ il joue encore à l’orchestre. « Au-moins on nous écoute » répond-il.

Mark Herman raconte l’histoire d’hommes et de femmes résignés et au bord du désespoir que même l’applomb dantesque d’un ancien mineur reconverti en chef d’orchestre peine à faire oublier la réalité. Et le réalisateur surprend : sans éviter le sous-texte politique très binaire (méchants capitalistes spoliateurs contre pauvres ouvriers), il n’oublie pas de surtout s’intéresser à son beau sujet et aux personnages. Ca semble finalement si simple de choisir de faire du cinéma plutôt que du social.

deux virtuoses

Et les acteurs sont à la hauteur de cette chronique douce-amère toujours juste. Ewan McGregor, alors jeune anglais à l’avenir prometteur, a une étrange candeur juvénile face à la belle Tara Fitzgerad. Les plus touchants demeurent Stephen Tompkinson, le fils, superbe en clown triste (littéralement) et Pete Postlethwaite, le père, qui tient avec grandeur la tête d’affiche jusqu’à la toute fin. Car soyons franc, la minute finale où le générique débute et où l’orchestre joue le Pomp And Circunstances d’Elgar sur le toit.

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 Par Pascal     Commenter26 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Rafales

Comme je suis dans un cyber-café, loin de mon intérieur douillet et des mes outils habituels, voici une petite sélection de films que j’ai regardé récemment.

Combien tu m’aimes ? (La Chère est faible)

Campan vient de gagner au loto, alors il va dans un bar à putes et prend Belluci en leasing. En soi, ce n’est pas une mauvaise idée, j’ai toujours été favorable à cette solution. Cela dit, pour le prix d’une Monica Beluci, il aurait pu envisager de prendre plusieurs Bulgares, ou une seule sur une plus longue durée, ou plusieurs en rotation. Donc Campan ramène Belluci à la maison, elle lui fait des pâtes, et lui fait une crise cardiaque à chaque fois qu’elle enlève son manteau.
C’est tellement tarte, creux et artificiel que j’ai abandonné cette autoparodie de Blier juste après le second plat de pâtes.

IMDB

Payback (Le barman craquera-t-il sous la pression ?)

Payback est un film noir. Ou une parodie de film noir. Un peu à la Ellroy, quoi. Ou à la façon de Ghost dog. Je ne sais pas vraiment. Mais dans un cas ou l’autre, c’est réussi. Mel Gibson interprète un gangster indépendant, dur à cuir et un peu con (et têtu). Il se fait escroquer par sa femme et un collègue de travail, qui le laissent mort après un coup qui aurait dû lui rapporter $ 70000, aux dépens de gangsters asiatiques.
Après s’être remis, il revient avec un costume neuf et un gros Smith & Wesson et s’attaque à son traître, qui est devenu entretemps, grâce à l’argent du casse, un ponte du syndicat du crime local. Comme la mafia refuse de payer, il commence à faire le ménage, apparemment pour le principe, puisque tout ce qui l’intéresse, à la surprise générale (mafieux et flics véreux), ce sont les $ 70000 qu’on lui a piqué.
Pour une raison quelconque (peut-être à cause de la bande-annonce, en fait), j’avais supposé que Payback était une comédie. Ce n’est pas le cas, même si certaines situations sont amusantes. La galerie de capi vaut le coup d’oeil, ce sont les meilleurs seconds rôles du film. J’ai tout de suite pensé à l’excellent History of violence de Cronenberg.

IMDB

Armaguedon (Holly Harvey Oswald)

Armaguedon (à ne pas confondre avec l’insupportable Armaggedon) est un film produit en partie par Alain Delon, ce qui fait que le film est présenté comme delonesque, alors qu’il n’y tient qu’un honnête second rôle. Le premier rôle, c’est Jean Yanne. Un Yanne énorme, grandiose, timide et baffoué, et qui décide de se venger. Et comme la seule chose qui rétablit l’égalité sur terre, c’est le meurtre, Jean Yanne décide de se lancer dans l’assassinat messianique, menaçant plusieurs haut-fonctionnaires avant de faire une prise d’otages et d’obtenir la parole en Eurovision.
Le résultat est vraiment excellent, Jean Yanne est très crédible et la bande-son de Piazzola vaut le coup d’oeil.

IMDB

Talladega Nights: The Ballad of Ricky Bobby (Nascar acquis ne profite jamais)
Talledega Nights est un ovni avec Will Ferrell, qui reprend un rôle assez cousin germain de celui de Ron Burgondy. C’est donc un humour assez particulier, pas vraiment ironique, juste un peu absurde (mais pas trop) qui nous est offert dans ce foutage de gueule sur les courses automobiles américaines.
Ricky Bobby est devenu coureur automobile un peu par hasard, un peu par vocation, et devient le meilleur du circuit. Il gagne beaucoup d’argent, a une famille horrible/merveilleuse selon le point de vue, mais tout va s’effondrer lorsqu’un nouveau rival va apparaître : le coureur de F1 Jean Girard va le pousser hors de la course, et c’est horrible, parce que non seulement ce type est arrogant, français, raffiné et existentialiste, mais en plus il est marié à un dresseur de chiens ! Je ne dirais pas que l’on nage dans la finesse, mais il y a quelques scènes extrêmement drôles dans ce film, après un décollage un peu lent.

IMDB

 Par Laurent     Commenter25 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Le Jour où la terre s’arrêta

Un extra-terrestre débarque de sa soucoupe volante à Washington pour délivrer un message important à tous les peuples de la terre. Il est accueilli avec fusils et chars d’assaut. Seul un jeune garçon, sa mère (dont le mari est mort à la guerre), et un savant lui feront confiance tandis que l’armée, les vieux réacs et un amant vaguement jaloux le traiteront avec méfiance.
Le Jour Où La Terre S’Arrêta a tout pour être un film emblématique des années 50 : soucoupes volantes, robots menaçants (et silencieux), message de paix, paranoïa, parabole atomique… tout est là, un peu naïf, mais pas sot, à une époque où l’homme commence à détenir les moyens de sa totale annihilation.

La menace

Le film tient bon l’épreuve du temps mais il est mieux de l’avoir vu enfant (c’est mon cas). L’acteur principal, Michael Rennie, est plutôt bon et les séquences avec le petit garçon sont bonnes.
C’est un film qui a d’ailleurs laissé une empreinte dans l’imaginaire des réalisateurs ainsi le célèbre « Klaatu barada nikto » permettant d’arrêter le robot Gort. Une phrase et un nom (Klaatu) que l’on retrouve dans nombreux films notamment, pour ce que j’en savais, Toys et Evil Dead 3. Mais en fait tout un article de Wikipédia lui est consacrée.
Nous est aussi proposé un mode de vie dans le film : pour vivre en paix, les civilisations donnent carte blanche à des robots surpuissants pour faire justice et mettre fin à la violence. Le pouvoir et la sécurité donnée aux machines… un réalisateur comme James Cameron en fera aussi une histoire mais avec des conséquences plus néfastes…

La résurrection

Fiche IMDB

 Par Pascal     Commenter22 octobre 2006    Catégories: Cinéma

The Soup Nazi

Cet épisode de Seinfeld (7.06) est réputé pour être un des tout meilleurs de la série.
Un nouveau snack propose des soupes incroyablement délicieuses dont toute la ville raffole. Un léger problème cependant est le caractère excentrique du serveur, qui est très à cheval sur la tenue des clients dans son restaurant. Il est ainsi dénommé « The Soup Nazi », n’hésitant pas à exclure un client impoli ou trop exigeant. Ainsi, Jerry, surpris à embrasser sa copine dans la file d’attente, violant donc le code et risquant la répudiation à vie du snack, préfère ignorer celle-ci pour pouvoir continuer à acheter la soupe.

« So essentially you chose soup over a woman » (Elaine)

The Soup Nazi

« No more soup for you, next! »

Wikipedia
Le script de l’épisode

 Par Jb     1 commentaire21 octobre 2006    Catégories: Séries

Marock (Koulchi bekher)

Marock est un teen-movie franco-marocain qui se passe à Casablanca, dans une bande de lycéens fils à papa.
On pense bien sûr à Déjà mort (Nice) ou à Hell (Paris).
Marock n’est pas aussi bon que le Dahan, mais de peu. L’héroïne, Rita est une petite musulmane qui aime les garçons, mais veut rester pure jusqu’au mariage, aime bien sortir en boîte, boire de l’alcool à l’occasion, comme tous ceux de son âge. En tombant amoureux de Youri, sa situation devient assez compliquée, puisque non seulement elle couche, mais en plus elle commet l’irréparable avec un juif.

Marock

Il y a bien sûr beaucoup de conneries adolescentes, de l’alcool, un peu de drogue, des fêtes idiotes, de l’amitié, de la bonne musique, et le choc frontal entre un mode de vie hédoniste à l’occidental (et son gaspillage de moyens) et la vie traditionelle (et une certaine hypocrisie religieuse, telle qu’on pouvait sans doute la trouver dans les années 50 en France).
Le résultat est excellent.

Site officiel
Allociné
IMDB

 Par Laurent     Commenter21 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Le Diable s’habille en Prada

Andy (Anne Hathaway) obtient un boulot d’assistante auprès de Miranda Priestly (Meryl Streep) , la rédactrice d’un grand magazine de mode. Cette dernière se révélera aussi épouvantable qu’exigeante.

C’est donc l’histoire classique de la bonne fille qui se retrouve dans un environnement, généralement superficiel et/ou à mauvaise réputation, qui ne lui sied pas mais qui y prend peu à peu goût au point d’en devenir une des plus fières représentantes. Heureusement à la fin, elle se rendra compte que cette vie n’est pas faite pour elle et retournera dans son ancienne vie. La morale est sauve et tout le monde est content. Le Diable S’Habille En Prada ne révolutionne pas vraiment cette trame.

Il y a pourtant cette excellente scène parisienne vers la fin. Dans une voiture, Miranda affirme à Andy qu’elle lui ressemble et lui explique pourquoi dans un monologue aussi convaincant que troublant. Pour un peu, on croirait, on espérerait, que le film bascule. Il en aurait fallu peu : un regard à la sortie de la voiture et sans doute une voix off comme dans des films tels Lord Of War ou le bon Thank You For Smoking. C’est important la voix off dans ces films parce qu’on sent toujours le besoin de voir les héros qui n’ont pas une moralité consensuelle s’expliquer.

Ce n’est bien entendu pas ce qui arrive, le film se prolonge de quelques minutes (pas si nulles en fait) afin que notre héroïne retrouve donc son ancienne vie et ses anciennes envies. Ce n’est pas tellement plus moral cela dit puisqu’entre temps elle aura trompé son mec avec un bellâtre (elle était bien entendu bourrée) mais comme dit Ross dans Friends : « We were on a break ».

Mais au-moins cette scène ambiguë aura sensiblement réhaussé un film simplement divertissant reposant sur le grand talent de Meryl Streep qui joue avec sobriété une femme imposant sa présence sans jamais hausser le ton. L’humour est à l’avenant : le film amuse mais ne fait pas rire à pleine dent. David Frankel, réalisateur de plusieurs épisodes de Sex And The City, suit ce mouvement de sobriété et n’agace jamais. Joker de taille, la présence de Stanley Tucci (qui était excellent dans le moyen Fusion – The Core) en rédacteur pince sans rire et mentor malgré lui d’Andy à qui il dévoilera les méandres du métier à l’aide de piquantes répliques.

Le Diable porte t'il du Prada?

Fiche IMDB

 Par Pascal     Commenter21 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Indigènes

Vu le 16/10/2006 à l’UGC George V Salle 3

Indigènes raconte les destins de quelques soldats issus des pays colonisés durant la fin de la seconde guerre mondiale. L’entrée en matière est d’ailleurs géniale. Un vieil homme marche d’un pas décidé dans les rues de son village et exhorte les gens à le suivre pour aller à la guerre ce que va faire Saïd interprété par Jamel Debbouze.

La page d’histoire est méconnue mais pas occultée. C’est juste que la plupart d’entre nous (j’en fais parti) sont incultes. Cependant, en ces temps troublés par les débats sur l’immigration, le sujet trouvait là toute sa place sans heureusement en faire trop. Ainsi, en dehors de quelques éléments moralisateurs (notamment la fin), Indigènes fonctionne très bien en tant que fiction pure et raconte avec efficacité les inégalités de traitement, les injustices et les liens entre les soldats. Et au fond, comme dans de nombreux films de guerre, Rachid Bouchareb ne peut faire autrement que de montrer ces soldats, qu’ils soient indigènes ou non, se poser cette prosaïque question : « Qu’est ce que je viens faire dans ce merdier, loin de chez moi? ».

Les indigènes

Sans être flamboyantes, les séquences de bataille sont bonnes et le final dans une ville d’Alsace, à la manière par exemple du récent Soldat Ryan, est superbement intense. C’est vraiment le grand moment du film. Et enfin, il est quand même plaisant, sans faire du patriotisme exacerbé, de regarder un drapeau français flotter fièrement dans un film de guerre.

Côté casting, Rachid Bouchareb a écrit des rôles à taille humaine. Et sa plus grande qualité est de voir qu’il n’y a aucune bataille d’ego avec des acteurs qui se mettent presque en retrait particulièrement Roschdy Zem.
Avec le premier Taxi et surtout Nid de Guêpes, Sami Nacéri a prouvé qu’il pouvait être un bon acteur. Il est encore ici très convaincant, très vrai (et pourtant, il ne parlait pas arabe avant de jouer dans le film). Mais c’est Sami Bouajila qui a le rôle le plus dense, et le plus cruel, celui d’un caporal qui tente de concilier son propre intérêt avec celui de la patrie. Appuyés par les bonnes prestations de Jamel Debbouze et Bernard Blancan, Indigène est aussi un bon film d’hommes.

Fiche Allociné

 Par Pascal     Commenter21 octobre 2006    Catégories: Cinéma

S105 – Federal Response

Intrigue: La vie dans la petite ville de Jéricho (Kansas), post-Apocalypse nucléaire (voir cet article).
Les gens doivent s’organiser et faire face à diverses situations pour le moins exceptionnelles, comme s’abriter sous la pluie radioactive, la pénurie de pétrole, de nourriture, j’en passe et des meilleures.
Je ne comprends pas comment ni pourquoi les scénaristes sont allés inventer une histoire d’adultère au milieu de tout cela. Voilà quelque chose qui me dépasse.
La structure de chacun des épisodes est assez répétitive. Il y a des problèmes provisoires à résoudre (incendie, rescaper des enfants d’un accident de bus, alimenter l’hôpital d’électricité), le Héros qui s’en occupe brillamment, et quelques avancées discrètes sur l’intrigue par ci par là.
La musique est, comment dire, assez insignifiante, sauf à quelques moments intenses où des riffs hard rock de guitare jaillissent dont ne sait où, pour disparaître immédiatement.

Jericho

A la fin de l’épisode 5 les questions en suspend peuvent être résumées ainsi:
1/qui est à l’origine du feu nucléaire?
2/ le passé du Héros?
3/ une sombre histoire de complot secret, avec un personnage trouble.
4/ quelle drogue ont pris les scénaristes pour mettre une histoire d’adultère dans ce foutoir.

Conclusion, je reste encore sur ma faim, j’aimerais de véritables avancées dans l’histoire pour créer un réel intérêt.

Jericho sur Petit Écran
Jericho on CBS
IMDb

 Par Jb     1 commentaire21 octobre 2006    Catégories: Jericho Séries

Y’a t’il un pilote dans l’avion?

Les multiples visions de ce standard de la comédie parodique font sans doute qu’on ne hurle pas de rire mais Y’a t’il un pilote dans l’avion? n’a pas trop vieilli pour autant exception faite des quelques caméos de vedettes qui peuvent nous être inconnues.
On passe toujours un bon moment à guetter les blagues du second plan, rigoler pendant les flash back absurdes et admirer le sérieux des acteurs. A ce jeu, Leslie Nielsen est évidemment le meilleur et remporte la mise dès son anthologique première apparition, stéthoscope autour du cou. Presque aucun surjeu de sa part comme s’il s’était vraiment trompé de tournage. Sa déjà très longue carrière (il a 54 ans à l’époque) connut un sacré tournant et il est désormais sans doute un des symbole du genre.

Il y a encore un pilote

Mais Leslie Nielsen n’est pas le seul a avoir surfé sur la vague de la comédie parodique (le spoof movie). Il suffit de regarder les crédits du film pour trouver quelques noms qui furent par la suite à l’origine de franchises comiques. Jim Abrahams réalisa notamment les deux Hot Shots! avec à l’écran Lloyd Bridges (acteur dans Y’a t’il un pilote dans l’avion) et le célèbre couple Martin Sheen/Valéria Golino. David Zucker travailla sur Y’a t’il un flic… tandis que le fidèle Pat Proft, qui oeuvrait déjà avec Mel Brooks (le précurseur du genre?) fut à l’origine de Police Academy.
Par la suite la relève fut assurée par des franchises tels Austin Powers ou encore Scary Movie dont les opus 3 et 4 furent d’ailleurs réalisées par David Zucker!
On n’oubliera pas Jerry Zucker qui se tenta dans d’autres genres avec Ghost (Y’a t’il un fantôme dans ma maison?, on rigole mais le film fit un carton) et un Lancelot (Y’a t’il un chevalier à Camelot?) divertissant mais sans intérêt. Notons que son dernier film est Rat Race très apprécié semble t’il par le maître de ces lieux.

Et au jeu de « lesquels sont les meilleurs », le choix est épineux car souvent ces comédies sont inégales, parfois pénibles, et on se souvient plus volontiers d’un gag du film que du film lui-même. Hasardons cependant quelques titres, outre celui à l’origine de cet article :
Y’a t’il enfin un pilote dans l’avion? La suite, qui ne fut pas réalisée par le trio Zucker/Zucker/Abrahams, est drôle et bénéficie de la présence de l’inénarrable et immense capitaine Kirk.
Top Secret! Est le véritable deuxième film du trio et peut-être injustement moins connu alors qu’il est tout aussi génial
Austin Powers. Au delà de l’enchaînement de gags, le premier film de la série enchante par son style et son ton qui semble par moment plus un hommage qu’une parodie « hénaurme ».

Citons aussi le drôle Alarme Fatale!, une tentative française très réussie, La Cité De La Peur (par Les Nuls), et enfin, bien que ce soit peut-être pas totalement la même chose, L’homme aux deux cerveaux, assurément un grand film.

Un grand merci à IMDB sans qui il n’aurait pas été si simple d’écrire tout ça.

 Par Pascal     2 commentaires21 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Le Parfum (Pas fin)

Le Parfum est tiré du best-seller de Süskind et raconte l’histoire d’un serial-killer, Jean-Baptiste Grenouille qui tue des femmes rousses pour leur voler les cheveux et élaborer le parfum absolu.
Bon, pour résumer vite, parce que ce film dure deux heures de trop, il y arrive, ça lui sauve plus ou moins la vie parce que le parfum a un grand pouvoir, il y a une super scène d’exécution qui vire à l’orgie et après il meurt. Et ces filtres, mon Dieu, ces filtres, il y en a presqu’autant que dans Behind enemy lines. Mais confisquez-leur !
Il y a l’excellent Rickman dans le film, il paraît, mais je ne l’ai pas reconnu. Dustin Hoffman n’est pas mauvais.

Grenouille

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 Par Laurent     Commenter20 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Behind enemy lines II (Derrière extraordinaire)

Behind enemy lines II est un film de guerre qui raconte l’attaque des Américains contre la Corée du Nord pour l’empêcher de détenir un missile nucléaire.
Alors pour résumer, c’est comme un film d’après Tom Clancy, mais en gay. Ce film est super gay, je vois mal comment le décrire autrement.
Sinon, on ne s’ennuit pas vraiment, c’est un bon téléfilm, avec plein de flashbacks, des scènes de ralenti, un filtre bleu-froid pour bien faire comprendre que la Corée du Nord c’est un pays de merde. Pour le reste, c’est la géopolitique cinématographique, avec tout ce que cela implique.

Fiche technique IMDB

 Par Laurent     1 commentaire20 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Les Mauvais joueurs (Sentier, sobriété)

Les Mauvais joueurs se passe dans le Sentier, dans le milieu de la confection arméniano-chinois. Pascal Elbé est amoureux d’une petite chinoise, qui sort avec un chinois après l’avoir laissé tombé. Il recupère le petit frère à la place, et assume plus ou moins un rôle de grand frère. Ca tourne mal, eh, c’est un film français, pas vrai ?

Comme dans un film de John Woo

Pour un film français, d’ailleurs, on s’en tire bien, on ne s’ennuit pas trop, il y a même quelques très bonnes idées ; le générique de fin est très bon.

Site officiel
Fiche technique IMDB

 Par Laurent     Commenter19 octobre 2006    Catégories: Cinéma

Without a paddle (Quand Oregon, Oregon)

Si je vous dis DB Cooper, une ours qui mange un téléphone portable, Kubiac en redneck cultivateur de marijuana, Seth Green en slip, des bombasses hippies qui chient dans des sacs en papier, et un trappeur homophobe, je vous aurais résumé à peu près ce film.

Without a paddle

Il y a quelques scènes amusantes (généralement aux dépens de Seth Green), mais dans l’ensemble, le film est assez mou.

Fiche technique IMDB

 Par Laurent     Commenter19 octobre 2006    Catégories: Cinéma

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